27/01/2012

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VATICAN : MULTIPLICATION DES REUNIONS DU CONSEIL DES MINISTRES POUR EVITER LES DERAPAGES

Traditionnellement, les papes ne réunissent que rarement leurs ministres, préférant les rencontrer en tête-à-tête. Trop peu, selon une bonne partie des chefs de dicastère actuels, qui, par ailleurs, prennent rarement, entre eux, l’initiative d’échanges d’information avec leurs collègues.

Ces derniers temps, Benoît XVI a réuni ses ministres sur un rythme semestriel : le 12 novembre 2010, puis le 13 juin 2011. Ce samedi 28 janvier se tiendra, au Vatican, une nouvelle réunion « interdicastérielle » convoquée par le pape. À l’ordre du jour, un thème toujours sensible à Rome : la communication interne et les modalités de publication des textes officiels.

Cette responsabilité est éclatée entre plusieurs personnes et instances : la salle de presse, Radio Vatican et la télévision vaticane CTV (toutes sous la responsabilité de leur directeur commun, le P. Federico Lombardi) ; la Secrétairerie d’État qui, sous la houlette du cardinal Tarcisio Bertone, doit coordonner le gouvernement du pape ; le quotidien L’Osservatore Romano, dirigé par Giovanni Maria Vian ; le Conseil pontifical pour les communications sociales, dont le président, Mgr Claudio Maria Celli, travaille à l’articulation des nombreux sites Internet du Vatican.

Et chaque dicastère, laissé souvent libre de ses propres interventions médiatiques. D’où, récemment, plusieurs dysfonctionnements mineurs qui ont pu laisser une impression de flottement.

Ainsi, le 24 octobre 2011, une note du Conseil pontifical Justice et Paix proposant la création d’une autorité publique mondiale, afin de remédier à la crise financière, avait reçu un accueil mitigé au sein de la Curie.

Il semble que ce document, qui n’était pas signé du pape, n’ait pas été validé par la Secrétairerie d’État. Faisant machine arrière, Mgr Mario Toso, secrétaire de ce Conseil pontifical, a mis en garde, le 24 janvier 2012, contre les effets pervers d’une telle autorité financière mondiale.

Le 16 janvier dernier, Mgr Brian Wells, assesseur de la Secrétairerie d’État, a répondu au dominicain bolognais Giovanni Cavalcoli, qui s’insurgeait contre la pièce de Romeo Castelluci, Sur le concept du visage du Fils de Dieu, représentée à Milan.

Son courrier manifestait un soutien mesuré du pape aux protestataires, mais sans tenir compte de la position du diocèse de Milan, plus argumentée. Le P. Lombardi a dû alors intervenir pour manifester la cohérence du Vatican avec Milan.

Gageons que cette réforme empêche de nouveaux dérapages. Reste que sur le fond, le Vatican est toujours aussi exigeant, sans doute trop du point de vue moral.

 

  

VATICAN : LE NUMERO DEUX ECARTE ?

Le 25 janvier dernier, la chaîne italienne « La7 », a diffusé des lettres au pape et au Secrétaire d’État signées de Mgr Carlo Maria Vigano, ancien « numéro deux » de l’État du Vatican, qui aurait été écarté de Rome pour avoir dénoncé la gabegie et la corruption dans la gestion du plus petit État du monde.

Le prélat italien y fait part de sa consternation devant la situation « désastreuse » trouvée à son arrivée au Gouvernorat en juillet 2009. Il voit son déplacement à la nonciature à Washington comme une « punition ».

« Lorsque j’ai accepté la charge au Gouvernorat le 16 juillet 2009, je n’aurais jamais pensé être confronté à une situation aussi désastreuse », indique le prélat italien le 4 avril 2011. Il pointe du doigt ses prédécesseurs, mais aussi des banquiers italiens constituant un Comité de finance et de gestion, parmi lesquels l’actuel directeur de l’Institut pour les œuvres de religion, Ettore Gotti Tedeschi. Privilégiant leurs intérêts plutôt que ceux du Vatican, ils auraient fait perdre à l’Etat plus de 2 millions de dollars en décembre 2009.

Dans ses missives, Mgr Vigano n’hésite pas à dénoncer aussi la gestion des services techniques, qui présentent « des cas évidents de corruption ». Il évoque les travaux toujours adjugés aux mêmes entreprises, à des tarifs deux fois plus élevés que ceux pratiqués hors du Vatican. Toujours selon la presse italienne, les mesures d’assainissement prises par Mgr Vigano auraient permis au Gouvernorat de passer d’un déficit de 8 millions d’euros en 2009 à un excédent de 34,4 millions d’euros l’année suivante.

Avant de partir pour Washington, le 7 juillet 2011, Mgr Vigano a écrit au pape qu’il regrettait devoir quitter sa charge au Gouvernorat. Il compare son départ à « un verdict de condamnation de son travail et donc une punition ». Il fait part de sa douleur d’apprendre que Benoît XVI le considère comme « coupable d’avoir créé un climat négatif au Gouvernorat, en rendant les relations entre la Secrétairerie générale et les responsables des services de plus en plus difficiles ». Un jugement qui « ne correspond en rien à la réalité », souligne le nouveau nonce aux Etats-Unis.

Depuis le début de son pontificat, Benoît XVI s’est attaché à assainir la gestion de l’Église, dans plusieurs secteurs touchés par des pratiques incorrectes. Ces secteurs aux patrimoines importants et sensibles (Congrégation pour l’évangélisation des peuples, Institut pour les Œuvres de religion, Cité du Vatican) ont été confiés à des prélats, ou des laïcs, réputés de confiance.

Obéissant à l’adage connu à Rome, « Promoveatur ut amoveatur » (« Promu pour être écarté »), le prélat a été nommé par Benoît XVI, le 19 octobre 2011, nonce apostolique à Washington, le poste le plus prestigieux de la diplomatie pontificale.

Sur le plateau de « La7 », Giovanni Maria Vian, directeur de L’Osservatore Romano, a tant bien que mal tenté d’expliquer la situation. Les nombreux acteurs de ces dossiers sont en attente de clarification.

Aujourd’hui, alors que Twitter, Facebook et les smartphones ont considérablement « bousté » l’information, il devient de plus en plus difficile de faire taire les rumeurs qui l’espace d’une minute parcourent le monde entier. Ca promet. Cependant, vu la situation difficile de l’Italie et de nombreux Etats, la transparence semble être le mot d’ordre général.

 

 

 

VATICAN : UN SITE EN FRANCAIS

Le site d’informations du Vatican sera très bientôt disponible en français. Lancé en juin 2011 par le Conseil pontifical pour les Communications sociales, le site news.va est actuellement disponible, également sur iPhone, en anglais, espagnol et italien.

Mgr Claudio Maria Celli, qui préside ce Conseil, affirme que, chaque jour, 8 000 à 10 000 visiteurs viennent s’y informer sur l’actualité du Saint-Siège, avec des pointes jusqu’à 16 000 visiteurs quotidiens, notamment pendant la période de Noël.

Il a aussi annoncé que le site devrait être disponible dans les jours à venir en français et dès le mois prochain en portugais.

Les visiteurs viennent de 180 pays. Les États-Unis arrivent en tête, avec 27 % des connexions. En Europe, le plus grand nombre de visiteurs vient d’Italie, d’Allemagne et d’Espagne. Le Canada et le Brésil les suivent de près, puis le Mexique et l’Argentine. Enfin, Mgr Celli a souligné le rôle des réseaux sociaux dans l’accès au site : 65 % des entrées se font via Facebook, et 30 % par Twitter. Informons, informons,…

 

 

MGR WILLIAMSON REFAIT PARLE DE LUI

 « Je préfère être un schismatique sédévacantiste qu’un apostat romain » : c’est par ces mots que l’évêque intégriste Richard Williamson, membre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX), termine la dernière livraison de sa lettre d’information hebdomadaire Commentaire Eleison diffusée samedi 21 janvier.

Il s’agit là de la première prise de distance officielle d’un responsable de la FSSPX avec la ligne d’ouverture et de dialogue avec Rome impulsée par son supérieur général, Mgr Bernard Fellay.

Dans sa lettre d’information, Mgr Williamson retourne notamment le principal argument de ceux qui prônent un retour de la Fraternité dans le giron romain en soulignant que le fait pour la FSSPX de rester plus longtemps hors de l’Église risquerait de la mener à une mentalité schismatique et à un sédévacantisme pratique (les sédévacatistes estiment que, depuis Paul VI au moins, les papes n’ont pas été validement élus et que le Siège de Pierre est vacant).

À ces partisans du retour à Rome au nom du risque d’affaiblissement de l’appartenance ecclésiale, l’évêque britannique rétorque qu’il y a « un plus grand risque encore que d’acquérir une mentalité schismatique qui est celui de contracter la maladie mentale et spirituelle des Romains d’aujourd’hui en s’approchant trop près d’eux ».

Plus loin, l’évêque, qui dès le début constatait que les discussions doctrinales menées entre 2009 et 2011 entre la FSSPX et Rome avaient souligné « un désaccord doctrinal radical », dénonce « la fascination » exercée par les palais romains sur ceux qui les fréquentent. « La fascination de ces lieux sacrés ne vient pas tant du charme des officiels que du sens que ces salles dégagent de 2000 ans d’histoire de l’Église, souligne-t-il. Est-ce la fascination du ciel ? De l’enfer ? En tout cas, la simple atmosphère du Vatican séduit les visiteurs et apprivoise leurs volontés. »

Mgr Williamson est bien connu pour ses déclarations incendiaires : le 21 janvier 2009, alors que le pape allait lever l’excommunication qui le frappait depuis son ordination illicite en 1988 par Mgr Lefebvre, il avait ainsi tenu des propos négationistes à la télévision suédoise. Mgr Fellay l’avait alors démis de ses fonctions de supérieur du séminaire argentin de la FSSPX et envoyé à Londres où il lui était interdit de s’exprimer officiellement.

Depuis lors, il n’a pas cessé de diffuser sa lettre Commentaire Eleison, contrairement aux instructions de Mgr Fellay qui, devant ce refus, ne l’avait pas invité à la rencontre début octobre à Albano, près de Rome, où les responsables de la FSSPX ont discuté du Pr2ambule doctrinal présenté le 14 septembre à Rome.

Dans une lettre, Mgr Fellay l’avait également menacé, s’il persistait à refuser de garder le silence, du « démarrage de la procédure canonique menant à (son) exclusion de la FSSPX ».

On a du mal à croire qu’il prenne le Christ en exemple tant son attitude est peu humaniste.

 

17:07 Écrit par Daniel

10/01/2012

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VATICAN XXX  

À l’instar de nombreuses organisations ou entreprises souhaitant évitant que leur marque soit parasitée sur Internet, le Saint-Siège vient de réserver le nom de domaine vatican.xxx. Cette adresse ne renvoie actuellement sur aucun site : il s’agit pour Rome d’empêcher l’utilisation de cette adresse Internet, le suffixe .xxx étant normalement destiné à l’industrie pornographique….  

De nombreuses entreprises ou organisations qui souhaitent éviter que leur marque soit parasitée et utilisée dans un contexte pouvant leur nuire ont déjà fait de même : ainsi les géants Coca-Cola, Disney, Sony ou Google ou encore des musées comme le Louvre ou le MoMA… Toutes profitent de la « sunrise period » ouverte par l’entreprise ICM Registry (qui gère le suffixe. xxx) qui permet aux détenteurs d’une marque de réserver le nom de domaine correspondant.  

Mais le prix de réservation, de 99 $ à 300 $, suscite une polémique aux États-Unis et un groupe de pression contre la pornographie a saisi le Congrès américain pour que toutes les entreprises possédant une URL en .com ou .net puissent automatiquement réserver, pour 10 $, l’équivalent en .xxx.  

Le nouveau suffixe, qui a été approuvé au début de cette année par l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann) l’organisme basé en Californie chargé de la réglementation des noms de domaine dans le monde entier, est en vente depuis le 6 décembre et figurera désormais sur la toile aux côtés des plus célèbres .com, .gov, .edu et .net.  

ICM Registry espère que ce nouveau suffixe lui rapportera 200 millions de dollars par an. 

 En espérant qu’une faute de frappe ne conduise à un site pornographique…  

 

 

 

NORVEGE : CONVERSION EN MASSE 

Au cours des six dernières années le nombre de catholiques a presque doublé en Norvège. L’agence d’information œcuménique ENI affirme que le nombre de croyants est passé de 43 118 en 2005 à 83 018 en 2011. L’un des principaux facteurs de cette augmentation est l’arrivée de travailleurs étrangers, notamment polonais.  

Sur les 4,7 millions d’habitants que compte le pays, 86 % appartiennent à l’Église évangélique luthérienne de Norvège.  

Outre la Norvège, c’est toute la Scandinavie qui est concernée par l’augmentation du nombre de catholiques. Selon des estimations, les sept diocèses du Danemark, de Suède, de Finlande, de Norvège et d’Islande rassemblent 430 000 catholiques (contre 250 000 en 2004, selon les chiffres du Saint-Siège).  

De quoi réjouir les pessimistes qui annoncent la fin de l’Eglise catholique dans les cinquante ans qui viennent.

 

 

 

  VATICAN : RECUL DE LA RETRAITE

 

Alors que de nouveaux cardinaux viennent d’être désignés, il est question de postposer l’âge de leur retraite. Institué en 1966 par Paul VI, l’âge de 75 ans pour la retraite des évêques pourrait être modifié pour prendre en compte l’allongement de la durée de la vie. Selon le droit canonique, l’âge de la retraite des clercs, prêtres et évêques, est fixé à 75 ans.

 

Pour le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, au Vatican, certains évêques sont encore en forme à 75 ans et peuvent donc encore rendre service à l’Eglise. Le cardinal Francis George qui aura 75 ans le 16 janvier prochain a manifesté clairement son souhait de rester en fonction. Malgré son désir, il enverra quand même sa lettre de démission au pape, comme le veut le code de droit canonique.

 

La plupart du temps, le pape accepte la démission mais dans certains cas, des cardinaux restent en fonction comme c’est le cas pour le cardinal Tarcisio Bertone qui a atteint l’âge fatidique en 2009, et qui a aujourd’hui 77 ans.  

 

Voilà qui n’est pas nécessairement une bonne nouvelle au sens où les avancées morales que beaucoup de catholiques espèrent ne sont pas nécessairement la préoccupation d’une génération de prélats ayant connu la dernière guerre mondiale. D’autre part, l’image d’une Eglise souvent qualifiée de réactionnaire ne fait qu’être renforcée. Si la mesure se concrétise, il s’agit là d’un mauvais signe envoyé aux fidèles qui se reconnaissent de moins en moins dans cette forme de gérontocratie vaticane qui est souvent en décalage par rapport à la société contemporaine. 

 

 

 

 

ETATS-UNIS : PREMIER ORDINARIAT ISSU DE L’ANGLICANISME

 

Le premier ordinariat pour les catholiques issus de l’Anglicanisme a été érigé aux Etats-Unis par la Congrégation pour la doctrine de la foi, ce 1er janvier 2012, en la solennité de Marie, Mère de Dieu. L’ancien évêque épiscopalien Jeffrey Steenson a été choisi comme « ordinaire ».

 

Conformément à la Constitution apostolique de Benoît XVI « Anglicanorum coetibus », la Congrégation pour la doctrine de la foi a érigé l’ordinariat personnel de la Chaire de Saint-Pierre dans le territoire de la Conférence épiscopale des Etats-Unis.

Âgé de 59 ans, marié et père de trois enfants, le P. Jeffrey Steenson est entré en pleine communion avec l’Église catholique en décembre 2007, avant d’être ordonné prêtre en 2009, marié et père, il ne pourra être ordonné évêque. Depuis 2009, il était en charge d’un programme de formation, établi par le séminaire du diocèse de Galveston-Houston (Texas), à l’intention d’anciens prêtres épiscopaliens souhaitant rejoindre l’Église catholique.

 

C’est le 9 novembre 2009, que  Benoît XVI promulgue « Anglicanorum coetibus » pour répondre aux « nombreuses demandes adressées au Saint-Siège par des groupes de ministres et de fidèles anglicans désireux d’entrer en communion pleine et visible avec l’Eglise catholique ». Les dispositions de cette structure canonique leur permettent de continuer à faire vivre leur patrimoine spirituel et liturgique.

 

Le délégué ecclésiastique de la Conférence des évêques pour l’admission dans l’Eglise catholique des anciens membres mariés du clergé épiscopalien sera Mgr Kevin William Vann, évêque de Fort Worth, en collaboration avec la Congrégation pour la doctrine de la foi.

 

Selon le cardinal Wuerl, quelque 2.000 anciens fidèles anglicans pourraient dans un premier temps intégrer le nouvel ordinariat, constitué sur le modèle de celui de Notre-Dame de Walsingham en Angleterre et au Pays de Galles. Un tel ordinariat pour l’Australie est actuellement à l’étude.

 

Le clergé et les fidèles anglicans rejoignant Rome ont bien souvent été déçus des positions jugées trop libérales de leur Eglise, en particulier de son choix d’ordonner des femmes à la prêtrise ou à l’épiscopat, ainsi que des homosexuels, mais aussi de bénir des unions homosexuelles. D'autre part, si toute religion mérite le respect, quel crédit peut-on accorder à un chef de l'Eglise qui a divorcé comme c'est le cas du prince Charles ?

 

Alors que l’Eglise catholique manque de plus en plus de prêtres -l’espace de dix ans le Belgique a perdu 24 % de ses prêtres - voilà une mesure qui apporte du baume au cœur mais ne résout pas le problème de la diminution des fidèles.

 

 

08:10 Écrit par Daniel

30/12/2011

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7 NOUVEAUX FUTURS SAINTS ET 71 BIENHEUREUX

Le pape a approuvé la signature de décrets de la Congrégation des causes des saints concernant sept futurs saints et 71 futurs bienheureux.

 

Parmi les futurs saints figurent : le jésuite français Jacques Berthieu (1838-1896); le Père Louis Brisson (1817-1908); la Mère Saint-Louis (1763-1825); Giovanni-Battista Piamarta (1841-1913), prêtre italien, fondateur de la congrégation de la Sainte-Famille de Nazareth et de celle des Humbles Servantes du Seigneur ; Maria du Mont-Carmel (1848-1911), religieuse espagnole, fondatrice des Sœurs de l’Immaculée-Conception missionnaires de l’enseignement ; Marianne Cope (1838-1918), religieuse allemande des Sœurs du Tiers-Ordre franciscain de Syracuse, au service des lépreux d’Hawaï et connue sous le nom de Mère Marianne de Molokai ; Kateri Tekakwitha (1656-1680), laïque, première Indienne d’Amérique du Nord à avoir été béatifiée, en 1980 ; Pedro Calungsod (1654-1672), laïc philippin, martyr à Guam (Îles Marianne) ; Anna Schäffer (1882-1925), laïque allemande, mystique.  

Le pape a également autorisé la Congrégation des causes des saints à promulguer des décrets reconnaissant des miracles attribués à l’intercession de cinq serviteurs de Dieu, qui seront prochainement béatifiés.

Parmi eux figurent deux Français : le P. Louis Brisson, né en 1817 à Plancy (Aube) et mort en 1908, fondateur des Oblats et Oblates de saint François de Sales, et Mère Saint-Louis (Marie Louise Élisabeth de Lamoignon), née à Paris en 1763 et morte à Vannes (Morbihan) en 1825, fondatrice des Sœurs de la Charité de saint Louis (comtesse Molé de Champlâtreux était la mère du comté Molé, premier ministre de Louis-Philippe). 

 Les autres futurs bienheureux sont : le P. Luigi Novare (1914-1984), prêtre italien, fondateur de la Pieuse union des Œuvres silencieuses ; Mère Maria Luisa (1799-1847), bénédictine italienne, abbesse du monastère de Trevi (Ombrie) ;  Sœur Maria Crescenzia (1897-1932), religieuse chilienne de la congrégation des Filles de Marie Très Sainte du Jardin. 

Benoît XVI a également autorisé la reconnaissance du martyr de 66 serviteurs de Dieu, qui seront également béatifiés prochainement : le P. Nicola Rusca, prêtre suisse, né dans le Tessin en 1563 et tué en 1618 par des protestants ; le Frère Luis Orenzio et ses 18 compagnons Frères des écoles chrétiennes, le P. Antonio Salamero, prêtre diocésain, et José Gorostazu Labayen, tués en 1936 dans le diocèse de Madrid ; le carme Alberto Maria Marco y Aleman et ses neuf compagnons et Agostino Maria Garcia Tribaldos et ses 15 compagnons Frères des écoles chrétiennes, tués entre 1936 et 1937 dans le diocèse de Madrid ;  Mariano Alcala Perez et ses 18 compagnons de l’ordre de Notre-Dame de la Merci, tués dans le diocèse de Lleida (Espagne) entre 1936 et 1937.  

Enfin, ont été signés des décrets reconnaissant les vertus héroïques de neuf serviteurs de Dieu dont la reconnaissance d’un miracle attribué à leur intercession sera nécessaire avant leur béatification. Parmi eux figurent deux Français :   le Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, né à Gua (Aveyron) en 1894 et mort à Vénasque (Vaucluse) en 1967, fondateur de l’Institut Notre-Dame de Vie, et Mère Alphonse-Marie, née en 1814 à Niederbronn (Bas-Rhin) et morte en 1867, surnommée « l’extatique de Niederbronn » elle est la fondatrice des Sœurs du Très Saint Sauveur. 

Les autres serviteurs de Dieu dont les vertus héroïques ont été reconnues sont :   le P. Donato Giannotti (1828-1914), fondateur des Sœurs servantes de l’Immaculée ; Mère Marguerite-Lucie Szewczyk (1828-1905), religieuse polonaise, fondatrice des Filles de la bienheureuse Marie des Douleurs (dites Sœurs séraphiques) ; Mère Assunta Marchetti (1871-1948), religieuse italienne, fondatrice des Sœurs missionnaires de saint Charles ; Sœur Maria Julitta (1882-1966), religieuse allemande des Sœurs du Rédempteur ;  Maria Anna Amico Roxas (1883-1947), laïque italienne, fondatrice de la Société Sainte-Ursule. 

Si ces nominations arrivent tardivement au regard de la désignation record de Jean-Paul II, es-ce nécessaire d’en nommer autant ? Il va falloir adapter des calendriers déjà très chargés...

 

Jacques Berthieu

 

 

DES MAGES VENUS DE CHINE ?  

Un manuscrit syriaque mis en évidence par un chercheur américain rapporte une autre tradition sur les mages venus visiter Jésus à Bethléem. Selon ce texte, les mages étaient plus de trois et venaient de Chine. 

Docteur en théologie de l’université Harvard et professeur assistant d’études bibliques à l’université d’Oklahoma, Brent Landau a travaillé pendant deux ans sur La Révélation des Mages, un texte syriaque du VIIIe siècle oublié pendant 250 ans dans les Archives du Vatican. 

 

Sur les rois mages venus visiter Jésus à Bethléem après la Nativité, l’Évangile de Matthieu, seule source biblique sur le sujet, n’apporte ici que peu de renseignements, se bornant à évoquer « des mages venus d’Orient », sans préciser ni leur nombre ni leur origine. 

 

C’est la tradition qui fixera plus tard leur nombre à trois, les couronnera rois avant de les faire venir de Perse. Le texte syriaque précise aussi que les rois mages n’auraient pas été trois, mais « une multitude ». Et ils ne venaient pas de Perse mais de « Shir », un pays identifié aujourd’hui avec la Chine. 

Les mages auraient alors attendu des milliers d’années la venue de cette étoile qui les aurait ensuite guidés vers une grotte de Bethléem où elle se serait changée en enfant les appelant à rentrer chez eux pour prêcher l’Évangile.

 

Surtout, le texte décrit avec minutie les rituels des mages, adeptes de la prière silencieuse. « Il y a de nombreux détails sur leurs rituels et leur prière silencieuse, raconte Brent Landau. Il décrit une montagne sacrée et des rites de purification à une source sacrée. »

 

Le chercheur, spécialiste des textes apocryphes, ne met cependant pas ce texte au même niveau que l’Évangile de Matthieu mais  celui d’un admirateur qui, fasciné par les mages, aurait créé et développé l’histoire.

 

Dérivé de l’araméen, le syriaque était notamment la langue de l’Église assyrienne d’Orient qui, aux VIIe et VIIIe siècles avait évangélisé jusqu’en Chine.

On ne soulignera jamais assez les dégâts causés par les évangiles apocryphes comme les nombreuses approximations des évangiles. On aurait tant appréciés que le Christ laisse un écrit, de sa propre main, mais nous sentirions nous aussi libre, aussi respecté comme créature de Dieu, aussi comparable et imparfait que ses compagnons de route ?

 

  

L’EVEQUE DE RATISBONNE, FUTUR PREFET DE LA CONGREGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI ET LA THEOLOGIE DE LA LIBERATION

Dans « L’Osservatore Romano », l’évêque de Ratisbonne a précisé les conditions d’une « authentique théologie de la libération ». 

Cependant, selon les médias italiens, Mgr Gerhard Ludwig Müller, évêque de Ratisbonne (Allemagne), pourrait être prochainement nommé par Benoît XVI préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le cardinal américain William Levada, actuel préfet, âgé de 75 ans depuis le 15 juin dernier, pourrait bientôt remettre au pape sa démission.

Âgé de bientôt 64 ans, Mgr Müller, évêque de Ratisbonne depuis 2002 et théologien réputé, a travaillé à l’édition des Œuvres complètes de Joseph Ratzinger, dont il est personnellement proche. De 1998 à 2002, il a été membre de la commission doctrinale de la Conférence des évêques allemands. 

 Toutefois, certains mettent en cause sa proximité personnelle avec le dominicain péruvien Gustavo Gutierrez, l’un des fondateurs de la théologie de la libération.

C’est pourquoi la publication, le 22 décembre par L’Osservatore Romano, le quotidien édité par le Saint-Siège, d’un long texte signé de Mgr Müller, déjà publié dans le quotidien allemand Die Tagespost le 6 décembre, et précisant le regard de l’Église sur ce courant théologique, prend un relief particulier. 

 

À l’occasion du 25e anniversaire de l’insruction Libertatis conscientae, signée du cardinal Ratzinger sur la théologie de la libération, Mgr Müller manifeste son adhésion à l’analyse de l’ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, notamment quant à « la tendance à politiser la théologie et à réduire l’Église à une activité terrestre ». 

 

Mgr Müller retrace la constance avec laquelle le dicastère romain, déjà en 1984 et en 1986, avait voulu « empêcher les théologies de la libération de devenir des idéologies politiques et de perdre leur caractère théologique ». « Au bout du compte, de telles “théologies” n’étaient que la superstructure d’un projet marxiste. ». "L'Evangile en lui même est un message de liberté et de libération".

Insistant sur la pertinence de la doctrine sociale de l’Église et de son option préférentielle pour les pauvres, Mgr Müller explique que « l’Évangile en lui-même est un message de liberté et de libération », qui « exclut toute idéologie de l’auto-rédemption de l’homme ». Pour lui, « les Écritures manifestent que l’histoire de l’Alliance est une histoire de libération, avec une option toujours plus évidente de Dieu pour les pauvres, les souffrants, (…) portant en elle une éthique ».  

Appelant de ses vœux à « une authentique théologie de la libération », Mgr Müller exclut de « répondre à la violence par la violence, à la terreur par la terreur, à la privation de droits par la privation de droits » mais relève que « l’option préférentielle pour les pauvres, loin d’alimenter les conflits, surmonte les barrières entre les classes et fait de la solidarité, de la dignité humaine et de la subsidiarité les principes généralement valides de l’ordre social ».

 

Il conclut en confirmant que « la pratique libératrice des chrétiens, qui résulte de la libération du péché et de l’annonce de la grâce, vise le changement et l’amélioration des conditions de vie matérielle et sociale ». 

Tout le monde se souvient des images d’un Jean-Paul II sermonant du doigt le prêtre à l’origine de la théologie de la libération. On peut cependant remarquer des similitudes entre le christianisme et le marxisme, sans pour les confondre et ignorer la dimension laïque du marxisme.  

 

 

10:49 Écrit par Daniel

15/12/2011

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DES CHERCHEURS PRECONISENT LA PILULE A DES RELIGIEUSES POUR LUTTER CONTRE LE CANCER

 

Depuis une semaine, la presse se déchaîne contre un article publié le 8 décembre – fête de l’Immaculée conception - dans les colonnes du Lancet, la prestigieuse revue médicale britannique.

 

Dans cet article, un couple de chercheurs australiens, le Dr Kara Britt et le Pr Roger Short, affirment que les religieuses catholiques ayant fait vœu de chasteté devraient utiliser la pilule pour diminuer les risques de cancer du sein, des ovaires et du col de l’utérus.

 

Ils ont estimé que, comme toutes les femmes n’ayant jamais accouché, les religieuses sont exposées à un risque plus élevé que la moyenne d’être atteintes de certains cancers. Ils affirment aussi que l’usage des contraceptifs hormonaux a un effet protecteur contre certains processus cancéreux.

 

Et de conclure que les religieuses, qui n’ont pas accès à la contraception, « paient un prix exorbitant pour leur chasteté ».

 

Karen Brauer, présidente américaine de Pharmacists for Life International, a réagi en soulignant que l’argumentation était tellement pauvre qu’elle avait cru sur le coup qu’il s’agissait d’une parodie d’article scientifique.

 

Analysant les résultats des Dr Britt et Short, elle a montré que les religieuses âgées de moins de 70 ans meurent moins du cancer de l’utérus que le groupe témoin. Au-delà de 70 ans, les chiffres sont fluctuants.

 

Le seul cancer auquel les religieuses sont davantage exposées est celui du sein mais les chercheurs australiens ont reconnu que la pilule n’a pas d’incidence sur ce risque. Les femmes qui utilisent la pilule ont un risque accru de thrombose veineuse profonde et d’hypertension.

 

Soulignant pour sa part que le cancer du col de l’utérus comme celui des ovaires sont peu fréquents et qu’ils se soignent lorsqu’ils sont décelés tôt, l’oncologue Luis Raez a estimé qu’il serait absurde d’utiliser la pilule dans l’espoir de prévenir ces types rares de cancer alors qu’elle élève le risque d’autres problèmes sérieux.

 

A moins que la revue soit orientée, on se demande comment une revue réputée sérieuse et de référence, a pu publier un article aussi léger, de quoi la décrédibiliser pour toujours. Ce n'est pas la première fois que des revues scientifiques publient des recherches sans les vérifier, dixit l'une de mes cousines, professeur d'université en Biologie en Italie.

 

 

 

 

 

ITALIE : L’EGLISE CATHOLIQUE CRITIQUEE POUR SES EXEMPTIONS FISCALES

 

Dans le contexte du plan de rigueur mis en œuvre par le nouveau gouvernement Monti, la polémique enfle en Italie sur les exemptions fiscales dont bénéficie l’Église locale.

 

La polémique a été lancée par Renate Polverini, la gouverneure du Latium en déclarant que si les familles paient l’impôt local sur l’immobilier, tous doivent le payer. Des  parlementaires de plusieurs partis l’ont rejoint dans la contestation en estimant que l’Église catholique ne contribue pas suffisamment à l’effort général pour sortir le pays de la crise.

 

Le Concordat entre l’Italie et le Saint-Siège (révisé en 1984) permet à l’Église d’être exemptée de l’ICI quand ses propriétés servent au culte ou à des activités éducatives, sociales et sanitaires. Elle y est assujettie quand l’exploitation de ses propriétés est purement commerciale.

 

Cependant, il suffit qu’une chapelle soit construite dans un hôtel pour qu’elle échappe à cet impôt. Le quotidien « La Republicca » a donné l’exemple du restaurant français « L’Eau vive » près du Panthéon ou de l’hôtel quatre étoiles « Ponte Sisto » qui, grâce à ce procédé, sont exemptés de l’ICI.

 

C’est cette zone qui est vivement dénoncée alors que le patrimoine contrôlé par l’Église et par le Vatican est évalué en Italie à 20% de l’immobilier total. Selon l’Association nationale des communes italiennes, le manque à gagner pour le Trésor public se situerait entre 500 et 700 millions d’euros par an.

 

 « S’il y a des éléments de la loi à revoir ou à discuter, il n’y a pas d’objections de notre part« , a déclaré le cardinal Bagnasco, président de la Conférence épiscopale italienne. Il rappelle que l’exemption de l’impôt immobilier pour les œuvres éducatives, hospitalières et caritatives permet de combler les lacunes du système social italien, et met en garde contre l’écroulement de ce filet de sécurité sociale.

 

Ceux qui mènent le combat pour l’imposition des biens immobiliers ecclésiaux ne nient pas ce rôle essentiel, mais estiment que l’Église profite largement d’un système taillé sur mesure.  Ils rappellent que la Commission européenne enquête sur les distorsions de concurrence dans le secteur hôtelier, par exemple à Rome, du fait des exemptions fiscales de l’Église.

 

C’est le système du « 8 pour mille » qui pourrait être mis en question. En effet, comme en Allemagne, l’Église reçoit chaque année près d’un milliard d’euros provenant de cette contribution volontaire des assujettis à l’impôt qui choisissent ainsi de soutenir le culte de leur choix.

 

C’est clair qu’il y a quelque chose qui cloche si je puis dire. Il n’y a pas de raison que l’Eglise ne contribue pas à redresser le pays ne fut-ce que renoncer quelques années à son exemption, le temps que le pays se redresse.

 

11:08 Écrit par Daniel

13/12/2011

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LA BIBLIOTHEQUE VATICANE NUMERISE SES MANUSCRITS GRACE A LA NASA

 

8 000 des 80 000 manuscrits précieux de la Bibliothèque Vaticane sont actuellement en cours de numérisation, à l’aide de la technologie FIST (Flexible Image Transport System) mise au point par la Nasa.

 

La Bibliothèque vaticane conserve près de 1 600 000 livres antiques et modernes, 8 300 incunables dont plusieurs dizaines en parchemlin, plus de 150 000 manuscrits et documents d'archives, 100 000 documents imprimés et incisions, 300 000 monnaies et médailles et 20 000 objets d’art. Parmi ses trésors figurent le sacramentaire gélasien, l'évangile Barberini, le Codex Borgia et la Bible de Gutenberg.

 

Pour Mgr Cesare Pasini, préfet de la bibliothèque, il s’agit d’une étape décisive dans la conservation de ces documents, parmi lesquels le fameux « Papyrus Bodmer », l’une des premières traces écrites d’un évangile. Compte tenu de leur fragilité, certains de ces documents ne peuvent être ouverts que partiellement. 

 

Cependant, le financement de l’ensemble reste incertain compte tenu de la crise. L’Université d’Heidelberg (Allemagne) et la fondation Enzo-Hurby (Italie) figurent parmi les mécènes. Des discussions sont en cours avec d’autres universités qui pourraient participer au financement en échange d’autres services.  

 

Si l'ensemble des documents sera disponible d’ici un an, je ne m'étenderai pas sur le nom du procédé de numérisation...

 

 

 

08:00 Écrit par Daniel