24/02/2012

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L’UNIVERSITE PONTIFICALE CATHOLIQUE DU PEROU REJETTE L'ULTIMATUM DU SAINT-SIEGE

 

Après l’injonction du Saint-Siège de se conformer à la constitution apostolique Ex corde Ecclesiae, l’Université pontificale catholique du Pérou (PUCP) a fait savoir mercredi dans un communiqué que l’assemblée universitaire avait déjà rejeté toute modification de ses statuts en septembre dernier. Elle avait jugé qu’une telle modification irait contre son autonomie.

 

Selon l’Université, cette décision n’est pas mentionnée dans les conclusions de la Secrétairerie d’État remises par le cardinal Tarcisio Bertone à son recteur, Marcial Rubio Correa, lors de leur rencontre mardi.

 

« Notre Université est régie par la constitution politique du Pérou, la législation péruvienne et son statut. La PUCP n’a pas reçu les conclusions du rapport du visiteur apostolique, le cardinal Peter Erdö, ni la réponse du Saint-Siège aux propositions formulées », précise le communiqué.

 

Mardi, le cardinal Bertone, avait donné jusqu’au 8 avril aux responsables de la PUCP pour conformer les statuts de leur université à la constitution apostolique Ex corde Ecclesiae promulguée par Jean-Paul II en 1990.

 

Rome demande notamment que ce ne soit plus l’assemblée universitaire de la PUCP qui désigne le recteur mais que celle-ci fournisse une liste de trois noms parmi lesquels le chancelier de l’université (l’archevêque de Lima) devrait choisir le recteur. Or la PUCP est conflit ouvert avec l’actuel archevêque, le cardinal Thorne, issu de l’Opus Dei.

 

Face au blocage, le Saint-Siège avait désigné le cardinal Erdö comme visiteur apostolique mais sa visite, en décembre avait tourné court, devant l’intransigeance des responsables de la PUCP. Son recteur avait ensuite été convoqué à Rome.

 

Si elle ne se soumet pas à Rome, la PUCP pourrait notamment perdre le droit de porter les qualificatifs de « catholique » et « pontificale » accordés par Pie XII en 1942.

 

L’incident rappelle les démêlés de l’Université catholique de Louvain avec le Saint-Siège au sujet de manipulations génétiques ainsi que celles de Mgr Léonard avec la justice pour une étude qui aurait été commanditée par ses services et non rétribuée par la suite. Il semble que le terme « catholique » accolé aux écoles et instituts supérieurs ait depuis longtemps perdu son triple A.

 

 

15:07 Écrit par Daniel

22/02/2012

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CHRISTIAN VANNESTE ET LA DEPORTATION DES HOMOSEXUELS

 

Selon le député UMP Christian Vanneste, dans un entretien diffusé sur le site libertépolitique.com : "Himmler avait un compte personnel à régler avec les homosexuels. En Allemagne, il y a eu une répression des homosexuels et la déportation qui a conduit à peu près à 30.000 déportés, mais il n'y en a pas eu ailleurs. En dehors des trois départements annexés, il n'y a pas eu de déportation homosexuelle en France".  Il rappelle, citant Patrick Buisson, que la moitié des intellectuels français qui ont "présenté leurs hommages à M. Goebbels" étaient des homosexuels. Il cite aussi Abel Bonnard, ministre de l'Education du gouvernement Pétain, surnommé "Gestapette" pour son homosexualité et ses liens avec les nazis.

Habitué de propos contre les gays, il semble que cette fois-ci la ligne rouge a été franchie, à tel point que l'UMP a prévu de l’exclure de ses rangs, sans doute aussi pour éviter des problèmes avec la justice qui tomberait très mal en période électorale.

De son côté, le député a parlé d'un phénomène « complètement disproportionné », avant d'ajouter que : « C'est le lobby gay qui fait la polémique ». Député du Nord, il a aussi affirmé que si on lui démontrait qu'il y avait bien eu des homosexuels déportés hors des départements annexés, il ferait amende honorable : « Si je me suis trompé, je serai le premier à m'excuser. »  Quant à une éventuelle exclusion de l'UMP : « En quoi le fait d'énoncer des faits peut vous exclure d'un parti ? [...] Je commence à avoir de sérieux doutes sur le fait que l'UMP est un parti qui fonctionne bien. [...] Je me sens enlisé et je me demande ce que je fous là avec ces gens-là. »

L'historien Mickael Bertrand, qui a travaillé sur la déportation des homosexuels, soutient dans une dépêche AFP qu'il y a eu entre 5 000 et  15.000 déportés dans toute l'Europe. Il recense 62 déportés français dont 22 arrêtés en Alsace-Moselle, 32 au sein du Reich, un dans un lieu indéterminé et sept en zones occupés. Selon lui, "On n'a pas la preuve réelle que ces personnes ont été arrêtées en raison de leur sexualité". Reste que plusieurs ouvrages de déportés homosexuels témoignent du calvaire qu’ils ont vécu dans les camps.

Pour rappel, en 2008, une rue de Toulouse a été inauguré en hommage à Pierre Seel, seul Français à avoir obtenu le titre de déporté suite à la répression de l'homosexualité par le régime nazi en Alsace annexée. D’autre part, depuis une dizaine d’années les langues se délient et les actes commémoratifs se multiplient. Des monuments et plaques ont été inaugurés à Amsterdam, Berlin, Bologne, La Haye, Francfort, Cologne, Anchorage, Sydney, San Francisco, Dachau et Buchenwald.

Gratuitement blessant par rapport aux anonymes de tout bord qui ont souffert dans les camps, les propos du député - il devait se douter que le sujet ferait polémique – relève davantage de la bêtise que de la vérité en se rapprochant des thèses négationnistes d’une certaine extrême droite.

 

 

17:02 Écrit par Daniel

16/02/2012

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VATICAN : RUMEURS, COMPLOTS ET CIE

Depuis plusieurs semaines, les rumeurs se multiplient au sujet de dysfonctionnements au cœur du Vatican à tel point que le porte parole de l’institution a du mettre les choses au point :  

« Le gouvernement américain a eu wikileaks et maintenant on a les Vatican leaks, ou fuite de documents, (…). Cela favorise une mauvaise presse du Saint-Siège et de son gouvernement, et au-delà de l’Eglise même. Il faut donc garder raison et calme, ce que peu de media font ».

Il a déploré que des documents confidentiels soient sortis du Vatican. Selon lui, il y a là une responsabilité partagée entre celui qui transmet et celui qui reçoit. D’autre part, ce qui est de l’ordre du complot ne doit pas être repris au sérieux, en parlant de « l’affaire Viganò » .

Après cette affaire, avec son lot d’accusations de corruption et de malversation dans l’administration vaticane, après des soupçons de blanchiment d’argent pesant sur la « banque du Vatican », le « complot » visant à assassiner Benoît XVI révélé par un quotidien italien a tout d’une construction romanesque. On y apprenait ainsi qu’un cardinal colombien âgé avait rédigé, en allemand, un rapport secret dans lequel il soutenait qu’un cardinal italien avait eu vent, en Chine, d’un complot contre la personne du pape. Le même document confidentiel indiquait que Benoît XVI préparait en secret sa succession et faisait état de son « rapport très conflictuel » avec son secrétaire d’Etat.

Cependant, un rapport existe bien. Reste à savoir qui organise les fuites dans la presse.

Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège ne peut que dresser le constat amer d’attaques de plus en plus fortes contre le pape et l’Eglise, déplorant dans le même temps que quelques récents procès contre l’institution aient été remportés, aux Etats-Unis, dans un silence médiatique assourdissant.

Pendant ce temps, les rumeurs continuent de courir. Un journal sicilien assure ainsi que si le pape n’a plus que quelques mois à vivre c’est parce qu’il souffre d’un cancer de l’estomac. Un archevêque italien à la retraite assure, pour sa part, que le pape est sur le point de démissionner.

« Le fait que les attaques soient plus fortes est le signe que quelque chose d’important est en jeu », soutient le Père Lombardi pour qui toutes ces attaques entendent discréditer l’effort du Vatican en vue d’une véritable transparence de ses institutions. La lutte en cours contre le blanchiment d’argent et la corruption semble gêner.

Près de 7 ans après le début de son pontificat, celui que certains avaient imaginé comme un pape de transition a bousculé certaines pratiques : de « l’affaire Maciel » à la gestion des scandales de pédophilie, de l’aveu d’une difficile réception du Concile Vatican II à sa main tendue aux traditionnalistes, du bras de fer avec Pékin au dialogue avec l’islam…

Le Père Lombardi assure que le pape ne se laissera pas intimider par ces révélations. Joseph Ratzinger, arrivé il y a 30 ans dans la curie romaine, savait d’ailleurs à quoi s’en tenir en s’installant dans le trône de Pierre. « Priez pour moi, demandait-il aux fidèles le 24 avril 2005, afin que je ne me dérobe pas, par peur, devant les loups ».

Prononcée au jour de l’inauguration de son pontificat, cette phrase prend tout son sens aujourd’hui. De même que la devise qu’il s’était donnée dès 1977 : « collaborateur de la vérité ».  Pour preuve, la ligne de conduite donnée par le pape aux chefs de la curie romaine fin janvier : « Soyez des témoins, soyez transparents en toute chose et travaillez comme des pasteurs prêts à donner leur vie pour les autres ».

Vouloir la transparence, c’est très bien, on n’en attend pas moins d’une institution religieuse, mais cela signifie aussi une forme de désaveu de ses prédécesseurs dont Saint Jean Paul II. Gênant… D’autre part, le fait de tendre la main aux traditionnalistes, c’est un peu faire rentrer « les loups » dans la bergerie même si du temps de Jean-Paul II, les loups s’y trouvaient déjà avec l’Opus dei. Cependant, ce n'est pas la première fois que l'on dit que des forces obscures sévissent au coeur du Vatican. A commencer par.... Dan Brown...

 

08:16 Écrit par Daniel

13/02/2012

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BELGIQUE : 1133 PERSONNES EUTHANASIEES EN 2011

 

L'an dernier, 1.133 Belges ont opté pour l'euthanasie, soit 16,5% de plus qu'en 2010. C'est également la première fois que les médecins enregistrent plus de 1.000 cas sur l'année, rapportent Het Belang van Limburg et la Gazet van Antwerpen vendredi sur base des chiffres du rapport annuel de la Commission de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie.
 
Les personnes qui ont opté pour l'euthanasie la font surtout à la maison (44%). De tous les patients euthanasiés, à peine un quart avaient plus de 80 ans. L'augmentation du nombre de cas d'euthanasie s'expliquerait par la médiatisation - notamment grâce à des fils- et par un meilleur enregistrement par les médecins.


Autre fait remarquable: 85% des enregistrements proviennent de Flandre. Une autre tendance est que de plus en plus de patients psychiatriques demandent à mourir.

 

Si l’euthanasie est inenvisageable quand on est chrétien - la vie est sacrée – on peut s’interroger quand aux limites de la souffrance supportable pour soi même et pour les proches du temps où les soins palliatifs n’existaient pas et où les médicaments se comptaient sur les doigts de la main.

 

Pour avoir travaillé dans un home pour personnes âgées quand j’étais plus jeune, je me dis que la nature est relativement bien faite au sens où souvent la personne ne se rend pas compte de son état ou décide elle-même de « lâcher prise » face à la mort.

 

Je m’interroge quand aux limites à accepter lorsq’une souffrance devient insupportable, psychologiquement ou physiquement. Je pense notamment aux enfants atteint d’un cancer ou aux animaux qui n’ont pas de moyens d’y échapper.

 

On a beau être croyant, cette réalité est difficilement acceptable. Il faut avoir entendu un animal de compagnie hurler de douleur et à la mort pour être contraint d’accepter l’euthanasie, autant pour soi que pour le confort de l’animal. Il y a des limites à tout, quoi qu’en disent les savants ouvrages de théologie.

 

D’autre part, je ne suis pas persuadé que l’acharnement thérapeutique soit la panacée, la contradiction résidant dans le fait que la « nature », tant appréciée par nos théologiens, est perfectible. La solution réside probablement entre les deux même si je suis conscient que pousser sur l'interrupteur de la mort relève d'abord de la décision personnelle. A chacun selon sa conscience disait Jean-Paul II...

 

 

 

 

 

08:57 Écrit par Daniel

06/02/2012

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EXORCISME AU VATICAN

 

Dans un livre à paraître demain, le Père Gabriele Amorth révèle que Benoît XVI a pratiqué des exorcismes lors d’une audience générale. Le Vatican ne confirme pas mais admet la possibilité. Des extraits du livre ont été publiés par l’hebdomadaire italien « Panorama ».

 

Le Père Amorth, exorciste du diocèse de Rome, y révèle que le pape aurait « guéri », par une simple bénédiction, deux hommes prétendument possédés par le démon lors d’une audience générale au Vatican en 2009.

 

Cet épisode se serait produit lors de l’audience générale du mercredi, place Saint-Pierre. Le Père Amorth raconte ainsi comment deux hommes ont pu, avec l’aide de deux assistantes du prêtre exorciste, accéder au secteur réservé aux personnes malades et handicapées afin de s’approcher au maximum du pape. Ce dernier, remarquant l’agitation qui avait pris les deux hommes à son passage en papamobile, ne se décomposa pas en voyant ces deux êtres possédés, avant de les exorciser.

 

« Le pape lève un bras et bénit les 4 personnes. Pour les deux possédés c’est une secousse furieuse, raconte le Père Amorth, (…) puis ils reviennent à eux et ne se souviennent plus de rien ». Plus étrange, le prêtre exorciste raconte que les deux hommes, après avoir été fortement secoués, sont tombés « 3 mètres en arrière ».

 

Dans l’extrait publié dans l'hebdomadaire, le Père Amorth fait aussi le récit de deux exorcismes similaires réalisés par Jean Paul II au cours d’audiences générales. Ces deux évènements, intervenus l’un en 1982 et l’autre en 2000, avaient déjà été racontés par le célèbre exorciste en 2003.

 

Le pape, comme tout évêque, a le pouvoir de prononcer des exorcismes. Autrement, « personne ne peut légitimement prononcer des exorcismes sur les possédés, à moins d’avoir obtenu de l’Ordinaire (l’évêque, ndlr) du lieu une permission particulière et expresse », affirme le Code de droit canon.

 

Ajoutons que le Père Amorth est souvent critiqué pour sa propension à faire parler de lui, que ce soit dans la presse et dans des ouvrages où il détaille ses séances d’exorcisme, tout en regrettant que de nombreux prêtres ne prennent pas le sujet au sérieux et se plaignant que Satan à quasi le champ libre pour accomplir ses méfaits. 

 

Pour ma part, moins j'en entend parler, mieux je me porte. C'est une question de paix intérieure. Dieu n'est présent que là où régne le calme et la paix. Par conséquent, je préfère éviter l'agitation et les agitateurs.

 

 

 

 

08:03 Écrit par Daniel