15/06/2012

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VATICAN :REMISE DE LA REPONSE DU PAPE A LA FRATERNITE SAINT-PIE X

 

Ce mercredi, le cardinal William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a remis la réponse du pape à Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX). Le document rend possible le retour de la Fraternité dans l’Église, abordant à la fois les questions de fond, et les conditions de forme, avec la constitution d’une prélature personnelle comme l’Opus dei.

 

Contrairement à leur première réponse, les intégristes ne rejetaient plus le magistère de Vatican II et celui des papes suivants. Restaient cependant des formulations jugées non acceptables par Rome, notamment la mention des « erreurs du concile » : en clair, la Fraternité peut avoir des réserves sur tel ou tel point de Vatican II (liberté de conscience, dialogue interreligieux, œcuménisme) mais elle ne peut parler d’« erreurs du concile ». Ce préambule devrait être rendu public, une fois l’accord définitif de Mgr Fellay obtenu. En revanche, on ne connaîtra pas la version originale d’abord proposée par Rome, sur laquelle a porté la discussion.

 

Le texte remis ce mercredi prévoit aussi les conditions pratiques de cette réintégration, avec la création d’une prélature personnelle qui est une sorte de diocèse sans territoire. Elle donnerait à la Fraternité autorité sur ses membres, à condition d’obtenir l’accord de l’évêque du lieu pour s’implanter dans tel ou tel endroit. Cet assentiment de l’évêque ne serait pas nécessaire pour les maisons, églises et prieurés déjà fondés.

 

Néanmoins, Mgr Fellay doit accepter les dernières modifications demandées par Rome, et donc saisir la porte ouverte par Benoît XVI. Tout semble indiquer qu’il y est prêt. Ainsi, dans un entretien paru en juin dernier sur le site de la Fraternité, il notait que « Rome ne fait plus d’une acceptation totale de Vatican II une condition pour la solution canonique », relevant qu’« aujourd’hui, à Rome, certains considèrent qu’une compréhension différente du Concile n’est pas déterminante pour l’avenir de l’Église, car l’Église est plus que le Concile ».

 

Mais le supérieur de la Fraternité peut demander un nouveau délai pour réfléchir. Il faut en effet se souvenir que déjà, en 1988, alors qu’ils avaient signé l’accord doctrinal, les intégristes avaient brutalement rompu les discussions. De plus, il paraît certain que, même si Mgr Fellay accepte, une partie de la Fraternité ne le suivra pas. On ignore quelle sera la situation des autres évêques de la Fraternité, dont l’excommunication avait été levée par Benoît XVI en 2009, et qui n’accepteront pas la réintégration.

 

La résorption du schisme est l’un des objectifs assignés par Benoît XVI pour son pontificat. Il est convaincu que si la Fraternité est rattachée au reste de l’Église, la tradition vivante irriguera cette communauté, et que le temps fera son œuvre pour aplanir les résistances.

 

Vu de France, la réintégration risque d’indisposer les catholiques notamment français qui vont peut-être comprendre le processus comme un enterrement des acquis conciliaires. Le rôle des évêques sera de les rassurer et de rappeler l’importance de Vatican II dans le fonctionnement de l’Église d’aujourd’hui.

 

Cependant, je suis persuadé que le loup s'apprête à entrer dans la bergerie, l'extremisme catholique étant si éloigné de l'humanisme du Christ. En ce qui me concerne, je pense que le radicalisme incarne l'une des formes du Malin.

 

 

 

 

VATICAN : LES MEDIAS A LA DIETTE

 

A compter du 1er juillet 2012, le Centre de transmission de Radio Vatican situé près de Rome cessera d’émettre en ondes courtes et moyennes vers la plupart des pays d’Europe et d’Amérique. Par cette opération, la « radio du pape », à qui les instances du Saint-Siège ont demandé de faire des économies, réduira considérablement ses dépenses énergétiques.

 

Le Père Federico Lombardi, directeur de Radio Vatican vient d’expliquer à la presse les raisons de cette décision. L’Europe et l’Amérique sont les régions du monde où la couverture de la part des retransmissions radio et l’accès par internet sont désormais les moyens les plus largement prépondérants pour profiter des services de la radio.


Le Père jésuite a reconnu que cette opération permettrait à Radio Vatican de réaliser d’importantes économies. Il est allé jusqu’à évoquer plusieurs centaines de milliers d’euros épargnés au niveau de la consommation d’énergie. Les gigantesques antennes du centre de transmission demandent une grande quantité d’électricité.


Ces dernières années, la commission de cardinaux chargée de contrôler les finances du Saint-Siège et de l’Etat de la Cité du Vatican a régulièrement souligné que les coûts liés aux organes de communication devaient subir des coupes sévères.

La radio du pape achèvera en 2013 un plan de réduction du personnel entamé une dizaine d’années plus tôt en passant de 400 à 340 employés. Il avait même été question de déplacer les locaux de la radio et de louer ceux qu’elle occupe actuellement, à quelques centaines de mètres hors du Vatican.


La réduction actuelle concerne près de la moitié des temps de transmission du centre situé au Nord de Rome, d’où démarre l’étude pour la restructuration du centre même en fonction des nouvelles technologies de communication.


D’autres réductions des transmissions en ondes courtes sont prévues, en tenant toujours en considération le devoir de servir les régions les plus pauvres comme en Afrique qui n’ont pas d’alternatives pour recevoir de façon capillaire la voix du pape et de l’Eglise.

Dans les jours à venir, les émissions radiophoniques dans les différentes langues informeront leur audience de la nouvelle situation, en donnant des suggestions et des indications appropriées pour que les auditeurs traditionnels en ondes courtes et moyennes puissent recourir à des voies alternatives, à commencer par internet. Si les pays d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Nord ne devraient pas être pénalisés par cette décision, il y a des chances que la radio du pape perde des auditeurs dans certains pays plus pauvres d’Europe de l’Est ou d’Amérique latine.


Les programmes de Radio Vatican en 40 langues sont retransmis, sur la bande FM et sur les ondes moyennes, par un millier de radios locales ou régionales dans environ 80 pays à travers les 5 continents. Ils sont par ailleurs accessibles, partout dans le monde, en direct sur 5 canaux internet et à la demande en podcast sur le site www.radiovaticana.va.

 

Parmi les autres medias du Vatican figure aussi le Vatican Information Service (VIS) qui lui sera supprimé fin juillet 2012 après vingt ans d’existence. Les 60 000 abonnés de cette lettre d’information quotidienne en quatre langues (anglais, français, italien et espagnol) diffusée sur Internet recevront désormais les nouvelles de la plate-forme multilingue news.va. Les archives (près de 85 000 articles), dotées d’un système de recherche simple et rapide, seront conservées et insérées dans le site du Bureau de presse du Saint Siège.

 

Manifestement la crise frappe aussi le Vatican qui cependant ne paie pas d’impôts d’où de nombreuses critiques vu sa situation particulière au coeur de l’Italie. Ces mesures d'économies ne représentent qu'une goutte dans la mer au vu du patrimoine artistique considérable du petit Etat.



15:19 Écrit par Daniel

11/06/2012

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DANEMARK : AUTORISATION DU MARIAGE HOMOSEXUEL A L’EGLISE

 

L’Eglise luthérienne d’Etat est désormais contrainte, par le Parlement danois, à célébrer des mariages homosexuels. La nouvelle loi sera en vigueur dès le 15 juin.

 

C’est en 1989 que le Danemark avait autorisé les unions civiles entre couples homosexuels, devenant ainsi le premier pays au monde à les autoriser. Vingt ans plus tard, les couples homosexuels ont eu la possibilité de faire bénir leur union à l’Eglise.

 

Cette fois, il s’agit de l’autorisation d’une cérémonie religieuse. Une décision qui prône l’égalité, selon la ministre danoise des Affaires ecclésiastiques qui est à l’origine de cette nouvelle loi. Les pasteurs auront néanmoins la possibilité de refuser de célébrer des mariages homosexuels.

 

Au nombre des opposants à cette loi se trouvent la formation populiste Parti du peuple danois et le Parti chrétien démocrate, qui compte intenter un recours collectif devant la justice afin d’annuler cette loi.

 

Depuis l’instauration du PACS et autres possibilités d’unions homosexuelles, il a été démontré que le nombre de divorces dont on ne parle quasi jamais, s’est avéré très important dans les quelques années qui ont suivi l’union.

 

Pour ma part, si la possibilité de s’unir à l’être que l’on aime existe, tant mieux, mais en ce qui me concerne, je vis très bien sans, me contentant de tout prévoir « au cas où » devant le notaire. D’autre part, du point de vue fiscal, une cohabitation m’est très défavorable ainsi que pour mon conjoint.

 

Enfin, le terme « mariage » à l’église me dérange. Je préfère les termes « union religieuse », moins symbolique du point de vue religieux et tout aussi efficace. Quand à cette avancée sociale au Danemark, je reste sceptique mais intéressé quant à son devenir et ces conséquences. Je ne suis pas persuadé qu’il y ait une réelle demande mais plutôt une envie de poser davantage un acte militant, réel ou inconscient. Saluons le fait que les pasteurs auront la possibilité de refuser une telle union.

 

 

 

 

07:59 Écrit par Daniel

08/06/2012

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VATILEAKS : INTERROGATOIRES ET DEMENTIS

 

Selon la presse italienne, Paolo Gabriele entretenait, le majordome du pape, depuis son entrée au service de Benoît XVI, en 2006, un large réseau personnel au sein du Vatican, incluant divers cardinaux, avec lequel il avait l’habitude d’échanger librement.

 

Selon ces mêmes sources, démenties par le P. Lombardi, les magistrats du Vatican s’apprêteraient à demander à la justice italienne d’interroger deux fonctionnaires laïcs de la secrétairerie d’État ainsi qu’un journaliste, tous italiens.

 

Pour rappel, le majordome du pape, accusé de vol aggravé de la correspondance privée du pape, risque de 1 à 6 ans de prison.

 

Quant au journaliste Gianluigi Nuzzi, dont le livre « Les papiers secrets du pape » il reprend plusieurs dizaines de documents très confidentiels, et s’est défendu de s’être rendu complice de recel. Pour lui « il n’y a pas eu vol, car mes sources m’ont remis des photocopies ». Et il relève que la transmission de photocopies ne constitue pas un délit.

 

Le P. Lombardi a également démenti l’hypothèse selon laquelle Paolo Gabriele pourrait être rapidement éloigné du Vatican en échange de son silence, voire d’un éventuel pardon du pape.

 

Ces interrogatoires sont menés par le juge Pier Antonio Bonnet dans les locaux du Tribunal du Vatican, derrière la basilique Saint-Pierre, en présence de Nicola Piccardi, le « promoteur de justice » (procureur), laïc, et de ses deux avocats Carlo Fusco et Cristina Arru. Soumis au secret de l’instruction, ces interrogatoires ne sont pas rendus publics. Les avocats, qui ont demandé la levée de la détention préventive, attendent sur ce point la décision du juge Bonnet.

 

Le P. Lombardi a confirmé que la commission des trois cardinaux non-électeurs (Julian Herranz, Jozef Tomko, Salvatore De Giorgi) chargée par le pape de faire la lumière sur l’affaire des fuites poursuit ses « auditions » dans la « discrétion ». Ses auditions « ne sont pas de nature procédurale ».

 

Selon le cardinal Sodano, au service du Saint siège depuis cinquante ans dont seize comme Secrétaire d’Etat, considéré par certains journalistes comme étant à l’origine des critiques de l’actuel secrétaire d’Etat  : « Lorsque l’on passe de l’information à la déformation des nouvelles, cette optique faussée peut également voiler les réalités les plus positives ».

 

« Curie romaine et gouvernorat sont dans leur ensemble une communauté de travail au service du Pape, même si quelqu’un peut parfois manquer à ses devoirs » ajoute-t-il, précisant que « diversité d’opinion ne signifie pas division entre les cardinaux, ... des personnalités différentes du fait de la nationalité, de la culture et de la sensibilité émergent bien évidemment des jugements différents ».

 

Reste que cela fait désordre même si les documents révélés ne sont pas d’une importance telle que notre foi peutt être mise en doute. Lorsque je me trouvais à l’Opus dei, on avait coutume de dire que Satan oeuvrait au cœur du Vatican qui désormais passe son temps à tenter de rétablir la confiance mais sans grand succès.

 

 

 

10:11 Écrit par Daniel

04/06/2012

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L’OSSERVATORE ROMANO AU FEMININ

 

L’Osservatore Romano a lancé, le 30 mai 2012, un supplément féminin mensuel. Selon la journaliste qui coordonne l’initiative, ces quatre pages en couleurs ont pour ambition de « parler à chacun ».

 

Outre différentes signatures féminines de renom, le supplément accueillera, chaque mois, d’autres personnalités internationales, interreligieuses et œcuméniques. Chaque numéro comprendra, par exemple, une rubrique consacrée à un sujet concernant une autre religion. Le premier numéro contient une interview de la présidente du mouvement italien des Focolari ainsi qu’un article sur Jeanne d’Arc, signé par une spécialiste d’histoire médiévale, la Française Sylvie Barnay.

 

Pour Lucetta Scaraffia, historienne catholique et journaliste, ce supplément italien entend faire connaître « le trésor caché que sont les femmes dans l’Eglise ». « Nous voulons donner la parole à cette réalité peu connue, a-t-elle poursuivi, pour apporter une nouvelle vitalité à l’Eglise ». Les femmes ont beaucoup à dire et à proposer. « Il y a une grande demande de dignité » de leur part.

 

Le directeur de L’Osservatore Romano a assuré que ce nouveau projet éditorial montrait l’inconsistance de la vision d’une Eglise « ennemie des femmes ». Selon lui, l’émancipation et la promotion des femmes doivent beaucoup au christianisme, depuis les origines. Et cela malgré des contradictions selon les époques, qui sont à attribuer surtout aux contextes culturels.

 

Dans son éditorial, il a affirmé que le supplément entend « élargir le regard du journal du Saint-Siège ». Son but est de « s’étendre à des cercles de plus en plus amples, avec un souffle international, et même au-delà des frontières visibles du catholicisme mondial ».

 

Questions : Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ?  La parité est-elle à l’ordre du jour au Vatican ?

 

Je pense qu’on est loin du compte même si le Christ comme l’atteste les évangiles a accordé beaucoup de places aux femmes. Pour avoir consulté le journal à plusieurs reprises, je pense qu’un travail plus en profondeur doit être entrepris à commencer par la mise en page qui est très suranné, un peu à l’image du Vatican sur certains sujets ? 

 

 

 

 

NOUVEAU CAHIER DES CHARGES POUR LES APPARITIONS

 

Comment juger de l’authenticité d’une apparition ? En 1978, un document de la Congrégation pour la doctrine de la foi, approuvé par Paul VI, avait mis en évidence les critères d’un discernement nécessaire. Mais, adressé aux évêques et aux spécialistes, il n’était disponible qu’en latin.

Désormais, le site internet de la Congrégation pour la doctrine de la foi propose des traductions en italien, espagnol, allemand et anglais. Une traduction française devrait être disponible prochainement. De fait, plusieurs traductions non autorisées avaient déjà circulé. D’où la publication, cette fois-ci officielle, du texte.


Dans sa préface, le cardinal Levada, préfet de la Congrégation, évoque la « mission délicate » que constitue l’appréciation des « cas de pseudo-mysticisme, d’apparitions prétendues, de visions et de messages attribués à une origine surnaturelle ».

Le cardinal préfet rappelle que le pape avait précisé en 2010 que : « La valeur des révélations privées est foncièrement diverse de l’unique révélation publique (…) Le critère pour établir la vérité d’une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même. »


Replaçant tout phénomène surnaturel dans cette perspective, le pape affirmait alors : « La révélation privée est une aide pour la foi, et elle se montre crédible précisément parce qu’elle renvoie à l’unique révélation publique. C’est pourquoi l’approbation ecclésiastique d’une révélation privée indique essentiellement que le message s’y rapportant ne contient rien qui s’oppose à la foi et aux bonnes mœurs. Il est permis de le rendre public, et les fidèles sont autorisés à y adhérer de manière prudente. Une révélation privée peut introduire de nouvelles expressions, faire émerger de nouvelles formes de piété ou en approfondir d’anciennes. Elle peut avoir un certain caractère prophétique (cf. 1 Th 5, 19-21) et elle peut être une aide valable pour comprendre et pour mieux vivre l’Évangile à l’heure actuelle. Elle ne doit donc pas être négligée. C’est une aide, qui nous est offerte, mais il n’est pas obligatoire de s’en servir. »

La Congrégation pour la doctrine de la Foi demande donc que l’existence du fait lui-même soit confirmée « par une enquête sérieuse », en tenant compte « des qualités personnelles du sujet », notamment son « équilibre personnel, son honnêteté, sa rectitude morale, sa docilité envers l’autorité ecclésiastique ». Il lui apparaît important que la révélation en cause est « conforme à la véritable doctrine » et « porte des fruits abondants » (prières, conversion œuvres de charité, etc.…).


À l’inverse, la Congrégation met en garde contre l’affirmation d’éventuelles erreurs doctrinales, voire « une recherche du profit matériel », sans oublier, chez le sujet, d’éventuels « désordres psychologiques, psychotiques ou pathologiques de nature à influencer l’éventuel phénomène surnaturel ».


La Congrégation romaine reconnaît tout pouvoir d’appréciation à l’évêque local, sachant que la conférence épiscopale, voire la congrégation elle-même, peuvent se saisir d’une telle affaire, mais uniquement au titre de la subsidiarité lorsqu’elle apparaît nécessaire. Par exemple lorsqu’« une large partie de l’Église est concernée ».

Au total, la publication multilingue de ce document confirme la prudence traditionnelle de l’Église en matière d’apparitions présumées et de révélations privées, se gardant de tout enthousiasme prématuré et renvoyant à l’autorité ecclésiastique locale une juste appréciation de ces phénomènes.

C’est en se fondant sur de tels critères que la commission nommée par Benoît XVI pour évaluer l’authenticité des apparitions de Medjugorje, et présidée par le cardinal Ruini, ancien vicaire général pour le diocèse de Rome, présentera son rapport fin 2012.


Cette commission avait été créée en mars 2010 pour faire le point sur les « phénomènes » de Medjugorje où six personnes affirment avoir des apparitions de la Vierge depuis le 24 juin 1981. La conférence épiscopale de Yougoslavie, réunie à Zadar du 9 au 11 avril 1991, avait adopté une déclaration précisant notamment que, « sur le fondement des recherches effectuées jusqu’à présent, on ne peut affirmer le caractère surnaturel de ces apparitions ou révélations ».

 

Alors que beaucoup se plaignent du trop grand nombre de béatifiés, cette mise au point vient à temps même si les propositions faites relèvent du bon sens vu que rien n’est plus difficile que d’attester un phénomène surnaturel qui souvent ne se révèle qu’à une personne précise. D’autre part, le Christ n’a pas besoin de tel phénomène pour se manifester. Il s’exprime avant tout dans les cœurs et son appel est toujours individuel.

 

L’Eglise a donc raison de se montrer méfiante d’autant que nombreux sont les phénomènes surnaturels qui se sont révélés être de la supercherie come les manifestations divines au travers de la buée d’une fenêtre, d’une tartine ou d’une bougie… 

 

 

 

09:54 Écrit par Daniel

01/06/2012

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VATILEAKS ET CONSEQUENSES

 

Une semaine après l’arrestation du majordome de Benoît XVI, soupçonné d’être impliqué dans l’affaire dite des Vatileaks,, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a mis en avant le 30 mai la fermeté du pape dans cette affaire, et cela malgré sa « tristesse dans cette épreuve ». Quant à Mgr Angelo Becciu, il a mis en exergue la violence subie par tous les correspondants de Benoît XVI.

 

Lors d’une nouvelle rencontre avec les journalistes, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a assuré que les défenseurs du majordome pourraient demander qu’il soit assigné à résidence, à l’intérieur des murs du Vatican, puisque son domicile s’y trouve.

Sans vouloir accréditer la thèse selon laquelle il y aurait « un réseau » derrière cette affaire, le père Lombardi a affirmé qu’au-delà des interrogatoires en cours, il faudrait éclaircir les « responsabilités (…) y compris en rapport avec d’autres personnes ou initiatives au-delà de la situation de Paolo Gabriele ». La commission de trois cardinaux octogénaires, avec mandat pontifical, facilitera l’audition de hauts prélats.

 

Le père Lombardi a assuré que les appels à la démission du pape apparus dans la presse italienne ces derniers jours sous la plume de journalistes ne sont pas nouveaux et ne reflètent pas le sentiment de la curie et de l’Eglise universelle. Le directeur du Bureau de presse a également démenti un certain nombre d’informations parues dans la presse, telle que l’existence d’une liste de personnes impliquées ou un déjeuner de travail en présence du secrétaire d’Etat du Saint-Siège Tarcisio Bertone, du président de l’hôpital pédiatrique du « Bambin Gesù » Giuseppe Profiti et de spécialistes du monde de la finance, le 29 mai dernier.

 

Dans l’édition du 30 mai de L’Osservatore Romano, Mgr Angelo Becciu, substitut de la secrétairerie d’Etat, prend position sur les évènements qui ont eu lieu au Vatican ces derniers jours. Selon lui, malgré ces évènements, les personnes qui travaillent au Saint-Siège poursuivent leur mission avec détermination, décidées à « continuer leur service silencieux et fidèle envers le pape ». Même si « la pitié pour la personne impliquée » prévaut chez le pape, il demeure que « l’acte qu’il a subi est brutal ».

 

Les papiers « volés dans sa maison » ne sont pas seulement « une correspondance privée », mais « des informations, des réflexions, des expressions de conscience, et même des confidences » que le pape a reçues « en raison de son ministère ». A ce titre, les auteurs des écrits qui lui étaient adressés sont aussi victimes de « violence ». « On n’a pas seulement volé des papiers au Pape, mais on a violé la confiance de qui s’est adressé au Vicaire du Christ. On a attenté au ministère même du ministère du Successeur de Pierre. »

 

Même si la publication des documents a été justifiée par une volonté de « nettoyage » et de « transparence » dans l’Eglise, il est inacceptable de « voler« , ou même de prendre possession de « ce qui a été volé chez les autres« , car « il ne peut pas y avoir de renouveau qui piétine la loi morale ». L’archevêque a déploré « les modalités de l’information », qui « déchaînent les imaginations sans aucun lien avec la réalité », appelant les journalistes à un sursaut éthique.

 

Quant au cardinal Peter Turkson, président du Conseil pontifical Justice et Paix, il vient de souligner, dans une interview, à quel point le choix des collaborateurs constitue un défi pour tout dirigeant, de l’Eglise comme de l’Etat. Le cardinal ghanéen réfute la thèse selon laquelle il y aurait trop d’Italiens dans la curie et dans le collège des cardinaux. De son côté, le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture, reconnaît l’existence de « problèmes » au sein de la curie romaine, tout en relativisant leur caractère exceptionnel.

 

Le plus inquiétant est que l’on constate qu’il est plutôt facile de tromper le pape. D’autre part, ces évènements ainsi que les multiples dérapages du pontificat de Benoît XVI font ressortir le fonctionnement archaïque du Vatican. Autant Jean-Paul II recevait de multiples invités pour se tenir au courant de l’évolution de la société civile et des paroisses, autant son successeur s’enferme dans une forme de contemplation permanente, coupé des réalités du terrain.

 

On est surpris d’apprendre que les dicastères ou ministères du Vatican ne communique quasi jamais entre eux. D’autre part, en plus des dissensions entre progressistes et traditionnalistes, on apprend aussi que le Secrétaire d’Etat du Saint-Siège ne répond jamais aux évêques qui lui écrivent d’où la naissance d’une contestation croissante de leur part. Enfin, le fonctionnement de certains instituts du Vatican demeure opaque du point de vue financier.  

 

Si l’on sait depuis le début que Benoît XVI n’est pas un grand communiquant et que la charge papale lui pèse beaucoup, on sait également qu’il a hérité de son prédécesseur quelques cadeaux empoisonnés comme les prêtres pédophiles dont ceux des Légionnaires du Christ ou le manque de transparence de la banque du Vatican. A cela s’ajoute les tentatives de la mafia pour s’introduire dans les arcanes du Saint siège et les multiples dysfonctionnements de la nature humaine que sont les addictions ou dérapages affectifs parfois dénoncés des prêtres et gardes suisses.  

 

Alors que le but principal du pape était de rendre le Vatican plus transparent et de le purifier, il est clair que ce dernier a plutôt échoué dans sa mission d’où sa douleur actuel et quelques larmes versées récemment.

 

Vu son grand âge ainsi que celui de son Secrétaire d’Etat, il semble qu’il soit trop tard pour nettoyer les écuries d’Augias d’où des luttes de succession qui se sont déjà mises en place pour imposer un Italien plus au fait du fonctionnement de l’institution. Le problème est qu’il semble que la Curie n’ait pas conscience des dégâts causés par les récents dérapages, enfermés dans sa bulle et donnant l’impression de vivre que d’amour de Dieu et d’eau bénite….  

 

 

09:49 Écrit par Daniel