24/07/2012

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LES CONDITIONS DE LA FRATERNITE SAINT PIE X

 

Dans une lettre confidentielle datée du 18 juillet, l’abbé Christian Thouvenot, secrétaire général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, a précisé les conditions mises par les disciples de Mgr Lefebvre à un ralliement à Rome.

 

Parmi les conditions qui seraient non négociables, figurent la « liberté de garder, transmettre et enseigner la saine doctrine du magistère constant de l’Eglise et de la Vérité immuable de la Tradition divine ». Cette liberté implique celle « de défendre, corriger, reprendre, même publiquement, les fauteurs d’erreurs ou nouveautés du modernisme, du libéralisme, du concile Vatican II et de leurs conséquences ».

 

La deuxième condition s’attache à l’usage exclusif de la liturgie de 1962 et la possibilité de « garder la pratique sacramentelle que nous avons actuellement, y inclus : ordres, confirmation, mariage ». Dernière condition non négociable est celle d’avoir au moins un évêque. Pas sûr que le Saint-Siège acquiesce à la première demande. En effet, si les deux dernières conditions ne visent qu’à régulariser et pérenniser une situation de fait, la première place la barre très haut, en refusant de manière toujours aussi absolue les « erreurs » du modernisme, du libéralisme et du concile Vatican II.

 

Le chapitre de la FSSPX a également définit trois conditions souhaitables. La première est de disposer de « tribunaux ecclésiastiques propres en première instance ». La deuxième réclame une « exemption des maisons de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X par rapport aux évêques diocésains ».

 

La troisième revendique une « commission pontificale à Rome pour la Tradition en dépendance du pape, avec majorité des membres et présidence pour la Tradition ».

 

Si les conditions souhaitables sont ouvertes à la négociation, il n’en reste pas moins vrai que le point deux s’avère le plus délicat. Le désir de la FSSPX de n’avoir pas de compte à rendre aux évêques risque de faire grincer des dents dans les diocèses où elle est établie.

 

L’abbé Thouvenot promet aussi pour la fin du mois de juillet la publication des actes du chapitre dans la revue de la FSSPX « Cor Unum ». Il souhaite également que sa lettre circulaire reste « interne à notre société » et ne soit pas divulguée dans le public. Chose qui n’a tenu pas plus de 24 heures.

 

De son côté, le nouveau préfet pour la Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr Müller, a répété le caractère obligatoire du concile Vatican II. « Les déclarations du Concile sur la liberté religieuse et le judaïsme ont des implications dogmatiques. On ne peut pas les rejeter sans porter atteinte à la foi catholique », a-t-il expliqué ce week-end dans la presse. Quant à la poursuite des négociations avec la FSSPX, Mgr Müller a indiqué attendre une déclaration « officielle » de la Fraternité.

 

Bref, cela semble très compliqué. Pour ma part, je trouve la Fraternité fait preuve d’une prétention sans borne en tentant de mettre le Vatican à genoux. Cela n’a plus rien à voir avec la foi. Autre constat : la Fraternité est toujours aussi obsédée par les « dérives » de Vatican II et toute forme de modernisme.

 

 

 

VATICAN : LIBERATION DU MAJORDOME DU PAPE  

 

Arrêté le 23 mai, le majordome du pape vient d’être mis en liberté provisoire et assigné à domicile en attendant sa comparaison possible devant les tribunaux. Selon ses avocats, il aurait agi de bonne foi pour aider le pape à mettre de l’ordre dans l’Eglise.

 

Cependant, La Republica a affirmé qu’il avait des complices dont la gouvernante du pape, celui qui rédigeait ses discours, le cardinal Paolo Sardi, et l’évêque Josef Clemens, secrétaire particulier du pape pendant 19 ans, qui n’aurait pas digéré d’être remplacé par Goerg Gaenswein. Ces trois personnes auraient agi par jalousie ce que le Vatican aurait démenti. 

 

Depuis les fuites, de l’ordre a été mis dans l’entourage du pape ainsi qu’à l’Institut des œuvres de Religion impliqué dans la faillite frauduleuse de la Banco Ambrosiano. L’Institut qui gère 33 000 comptes, soit 6 milliards d’euros, devrait être placé sous surveillance externe pour éviter tout passage d’argent suspect.

 

Pourquoi le Vatican est-il souvent un suiveur et non un innovateur ?

 

 

 

09:30 Écrit par Daniel

19/07/2012

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MGR WILLIAMSON EXCLU DE LA FRATERNITE SAINT PIE X

 

Alors qu'il était menacé d'exclusion depuis 2010 suite à ses propos négationnistes, la décision vient d’être prise. La décision a été confirmée par un vote de l’assemblée qui s’est tenu à Ecône, en Suisse.

 

La décision du Supérieur général, Mgr Fellay, a été soutenue par 29 voix contre 9 sur les 40 capitulants, ce dernier s’étant abstenu. Mgr Williamson avait envoyé auparavant une lettre explicative à chaque membre du Chapitre en ce qui concerne sa compréhension de la crise qui perdure actuellement dans la FSSPX.

 

Au vu des votes de l’assemblée, il semble que le supérieur de la Fraternité bénéficie du trois quart des votes ce qui donne une orientation quant à ses rapports futurs avec l’Eglise catholique.

 

Etonnant qu’il ait fallu deux ans pour finaliser une décision logique dont l’origine a eu des conséquences fâcheuses quant à l’image de marque de la Fraternité. Reste à savoir ce que va devenir Mgr Williamson dont les propos imbéciles sur les camps de concentration lui ont fermer de nombreuses portes et des ennuis avec la justice.

 

 

 

 

08:37 Écrit par Daniel

10/07/2012

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LE NOUVEAU PREFET DE LA CONGREGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI DEJA MIS EN CAUSE

 

Selon un dogmaticien de la Fraternité Saint Pie X, le père Gaudron, Mgr Müller, nouveau préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi en replacement de Mgr Levada parti à la retraite, « a enfreint à plusieurs reprises la doctrine catholique ». La Fraternité s’étonne de cette nomination.

 

Il reproche à Mgr Müller d’avoir adopté dans son ouvrage « La messe – Source de la vie chrétienne » une position sur l’eucharistie proche de celle du réformateur Calvin, en niant la véritable transformation du pain et du vin en corps et sang du Christ. « Selon lui, le pain et le vin restent comme auparavant, mais deviennent moyen pour le croyants d’intégrer la communauté de vie avec le Père et le Fils. »

 

La Fraternité reproche également à Mgr Müller de porter atteinte au dogme de la virginité de Marie et d’avoir affirmé en octobre 2011 que même les membres des Eglises non catholiques font pleinement partie de l’Eglise de Dieu en tant que corps du Christ, par la foi et le baptême. « Cela est en contradiction avec l’ensemble de la tradition catholique et en particulier avec l’encyclique Mystici corporis de Pie XII », affirme la FSSPX.

 

La Fraternité affirme aussi que Mgr Müller considère comme « erronée » la conception de l’œcuménisme comme retour dans l’Eglise catholique, laquelle est pourtant soutenue par le Concile Vatican II.

 

La Fraternité Saint-Pie X demande à l’évêque Müller de prendre rapidement position sur ses déclarations controversées ou même de les corriger. Elle souligne que sa démarche n’est pas animée par une « animosité personnelle » envers le nouveau préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, mais par la volonté d’assurer une « annonce authentique de la doctrine ».

 

La FSSPX souligne enfin que l’évêque Müller a adopté une attitude de rejet face à elle. Il n’a donné « aucun signal positif de disposition au dialogue dans la question d’une reconnaissance canonique », affirme-t-elle, tout en souhaitant que, dans une perspective de dialogue au niveau de l’Eglise universelle, il puisse trouver une attitude positive face à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X.

 

Quand je disais qu’avec la Fraternité Saint Pie X, le loup allait rentrer dans la bergerie… Compte t-elle aussi remettre officiellement en cause l’autorité du pape ? On imagine ce qu’elle aurait à dire en matière de pédophilie. Un retour de l’Inquisition est t-il pour bientôt ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE PAPE RENOUVELLE SA CONFIANCE ENVERS SON SECRETAIRE D’ETAT

 

Avant de quitter le Vatican pour sa résidence d’été de Castel Gandolfo, le pape a fait savoir qu’il maintenait sa confiance envers le cardinal Tarcisio Bertone, son Secrétaire d’État, au centre de nombreuses critiques suite à des fuites dans la presse au sujet de dysfonctionnements dans l’entourage du pape.

 

Certains responsables des Églises locales l’avait accusé de ne pas avoir su assurer le fonctionnement des rouages administratifs jusqu’à demander sa démission.

 

Le pape  a redit qu’il n’entendait pas céder aux pressions : « À la veille de mon départ en vacances pour Castel Gandolfo, je veux exprimer ma profonde reconnaissance pour votre discrète présence et vos conseils éclairés, qui m’ont été d’une aide toute particulière ces derniers mois… Ayant constaté avec regrets les critiques injustes qui vous étaient adressées, je souhaite renouveler la marque de ma confiance personnelle, que j’ai déjà eu l’occasion de vous manifester avec la lettre du 15 janvier 2010 », dont le contenu reste inchangé à mes yeux ».

 

Dans cette lettre, il confirmait son Secrétaire d’Etat dans ses fonctions alors qu’il atteignait l’âge considéré comme celui de la retraite à la Curie romaine, soit 75 ans.

 

Cependant, on peut d’interroger quand aux capacités d’un homme si âgé de pouvoir supporter la charge écrasante qui lui incombe d’où sans doute un nécessaire rajeunissement des cadres. Cependant, le fait d’avoir deux dirigeants aussi âgés à la tête de l’Eglise catholique n’est pas un signe encourageant quand à sa modernité et sa capacité d’innovation. D'autre part, Tarcisio Bertone n'est pas réputé pour son sens du dialogue.  

 

 

16:23 Écrit par Daniel

26/06/2012

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VATICAN : UN MEMBRE DE l'OPUS DEI CHOISI POUR LE RENOUVEAU DE LA COMMUNICATION

 

Benoît XVI a exhorté les membres de la Curie à une « coordination urgente de leur travail », afin de donner un témoignage crédible à l’unité spirituelle, rapporte le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi. Plus tard dans la journée, le pape s’est entretenu avec plusieurs cardinaux au sujet des fuites qui ont mis à mal les instances vaticanes.

 

Toutes ces rencontres ont pour objet « la situation créée par la diffusion de documents confidentiels » a fait savoir le P. Lombardi. La publication du livre de Gianluigi Nuzzi, « Les papiers secrets du pape », conjuguée à l’arrestation du majordome de Benoît XVI, et au limogeage d’Ettore Gotti Tedeschi, le président de la banque du Vatican, ont créé un climat exécrable. « Le pape approfondi ses réflexions et poursuit le dialogue avec les personnes qui partagent avec lui la responsabilité pour le gouvernement de l’Église » a encore précisé le Père Lombardi.

 

Alors que l'Opus dei s'apprête à fêter son fondateur, le journaliste américain Greg Burke, correspondant au Vatican de la chaîne Fox News, va être nommé conseiller en communication de la Secrétairerie d’Etat. Laïc consacré au sein de l’Opus Dei, il est un ancien correspondant du Time et collaborateur d’I.MEDIA pendant de nombreuses années. Il connaît bien le Vatican où il occupera un poste de stratégie médiatique inédit, créé suite à plusieurs crises de communication au Vatican. Sa nomination devrait intervenir le 28 juin, en même temps que plusieurs autres nominations importantes au sein de la curie romaine.

 

Contacté par I.MEDIA, il a confié être très touché par cette marque de confiance et impressionné par l’ampleur de la tâche. Il travaillera en étroite collaboration avec le substitut de la Secrétairerie d’Etat, Mgr Becciu, l’assesseur de la Secrétairerie d’Etat, Mgr Wells ainsi qu’avec le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le père Lombardi. Ce rôle d’« adviser » s’apparente au directeur de la stratégie de communication que l’on trouve par exemple à la Maison-Blanche. Il n’est donc pas surprenant dès lors qu’il soit confié à un Américain.

 

Il semble que le Vatican a mis les bouchées doubles pour endiguer le ras de marée dont il l’objet ces derniers mois. Reste à savoir si cela sera suffisant tant l’image de l’Eglise catholique est dégradée. Le fait de choisir un membre de l’Opus dei est assez symbolique au sens où il incarne en principe un gage de sérieux, celui d’une prélature personnelle qui certes est souvent critiquée pour son côté obscure mais jamais pour un scandale en matière de moeurs ou d’argent. On ne peut que constater qu’au vu des dérapages et des scandales, l’Eglise opte pour le radicalisme.

 

 

09:42 Écrit par Daniel

15/06/2012

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VATICAN :REMISE DE LA REPONSE DU PAPE A LA FRATERNITE SAINT-PIE X

 

Ce mercredi, le cardinal William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a remis la réponse du pape à Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX). Le document rend possible le retour de la Fraternité dans l’Église, abordant à la fois les questions de fond, et les conditions de forme, avec la constitution d’une prélature personnelle comme l’Opus dei.

 

Contrairement à leur première réponse, les intégristes ne rejetaient plus le magistère de Vatican II et celui des papes suivants. Restaient cependant des formulations jugées non acceptables par Rome, notamment la mention des « erreurs du concile » : en clair, la Fraternité peut avoir des réserves sur tel ou tel point de Vatican II (liberté de conscience, dialogue interreligieux, œcuménisme) mais elle ne peut parler d’« erreurs du concile ». Ce préambule devrait être rendu public, une fois l’accord définitif de Mgr Fellay obtenu. En revanche, on ne connaîtra pas la version originale d’abord proposée par Rome, sur laquelle a porté la discussion.

 

Le texte remis ce mercredi prévoit aussi les conditions pratiques de cette réintégration, avec la création d’une prélature personnelle qui est une sorte de diocèse sans territoire. Elle donnerait à la Fraternité autorité sur ses membres, à condition d’obtenir l’accord de l’évêque du lieu pour s’implanter dans tel ou tel endroit. Cet assentiment de l’évêque ne serait pas nécessaire pour les maisons, églises et prieurés déjà fondés.

 

Néanmoins, Mgr Fellay doit accepter les dernières modifications demandées par Rome, et donc saisir la porte ouverte par Benoît XVI. Tout semble indiquer qu’il y est prêt. Ainsi, dans un entretien paru en juin dernier sur le site de la Fraternité, il notait que « Rome ne fait plus d’une acceptation totale de Vatican II une condition pour la solution canonique », relevant qu’« aujourd’hui, à Rome, certains considèrent qu’une compréhension différente du Concile n’est pas déterminante pour l’avenir de l’Église, car l’Église est plus que le Concile ».

 

Mais le supérieur de la Fraternité peut demander un nouveau délai pour réfléchir. Il faut en effet se souvenir que déjà, en 1988, alors qu’ils avaient signé l’accord doctrinal, les intégristes avaient brutalement rompu les discussions. De plus, il paraît certain que, même si Mgr Fellay accepte, une partie de la Fraternité ne le suivra pas. On ignore quelle sera la situation des autres évêques de la Fraternité, dont l’excommunication avait été levée par Benoît XVI en 2009, et qui n’accepteront pas la réintégration.

 

La résorption du schisme est l’un des objectifs assignés par Benoît XVI pour son pontificat. Il est convaincu que si la Fraternité est rattachée au reste de l’Église, la tradition vivante irriguera cette communauté, et que le temps fera son œuvre pour aplanir les résistances.

 

Vu de France, la réintégration risque d’indisposer les catholiques notamment français qui vont peut-être comprendre le processus comme un enterrement des acquis conciliaires. Le rôle des évêques sera de les rassurer et de rappeler l’importance de Vatican II dans le fonctionnement de l’Église d’aujourd’hui.

 

Cependant, je suis persuadé que le loup s'apprête à entrer dans la bergerie, l'extremisme catholique étant si éloigné de l'humanisme du Christ. En ce qui me concerne, je pense que le radicalisme incarne l'une des formes du Malin.

 

 

 

 

VATICAN : LES MEDIAS A LA DIETTE

 

A compter du 1er juillet 2012, le Centre de transmission de Radio Vatican situé près de Rome cessera d’émettre en ondes courtes et moyennes vers la plupart des pays d’Europe et d’Amérique. Par cette opération, la « radio du pape », à qui les instances du Saint-Siège ont demandé de faire des économies, réduira considérablement ses dépenses énergétiques.

 

Le Père Federico Lombardi, directeur de Radio Vatican vient d’expliquer à la presse les raisons de cette décision. L’Europe et l’Amérique sont les régions du monde où la couverture de la part des retransmissions radio et l’accès par internet sont désormais les moyens les plus largement prépondérants pour profiter des services de la radio.


Le Père jésuite a reconnu que cette opération permettrait à Radio Vatican de réaliser d’importantes économies. Il est allé jusqu’à évoquer plusieurs centaines de milliers d’euros épargnés au niveau de la consommation d’énergie. Les gigantesques antennes du centre de transmission demandent une grande quantité d’électricité.


Ces dernières années, la commission de cardinaux chargée de contrôler les finances du Saint-Siège et de l’Etat de la Cité du Vatican a régulièrement souligné que les coûts liés aux organes de communication devaient subir des coupes sévères.

La radio du pape achèvera en 2013 un plan de réduction du personnel entamé une dizaine d’années plus tôt en passant de 400 à 340 employés. Il avait même été question de déplacer les locaux de la radio et de louer ceux qu’elle occupe actuellement, à quelques centaines de mètres hors du Vatican.


La réduction actuelle concerne près de la moitié des temps de transmission du centre situé au Nord de Rome, d’où démarre l’étude pour la restructuration du centre même en fonction des nouvelles technologies de communication.


D’autres réductions des transmissions en ondes courtes sont prévues, en tenant toujours en considération le devoir de servir les régions les plus pauvres comme en Afrique qui n’ont pas d’alternatives pour recevoir de façon capillaire la voix du pape et de l’Eglise.

Dans les jours à venir, les émissions radiophoniques dans les différentes langues informeront leur audience de la nouvelle situation, en donnant des suggestions et des indications appropriées pour que les auditeurs traditionnels en ondes courtes et moyennes puissent recourir à des voies alternatives, à commencer par internet. Si les pays d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Nord ne devraient pas être pénalisés par cette décision, il y a des chances que la radio du pape perde des auditeurs dans certains pays plus pauvres d’Europe de l’Est ou d’Amérique latine.


Les programmes de Radio Vatican en 40 langues sont retransmis, sur la bande FM et sur les ondes moyennes, par un millier de radios locales ou régionales dans environ 80 pays à travers les 5 continents. Ils sont par ailleurs accessibles, partout dans le monde, en direct sur 5 canaux internet et à la demande en podcast sur le site www.radiovaticana.va.

 

Parmi les autres medias du Vatican figure aussi le Vatican Information Service (VIS) qui lui sera supprimé fin juillet 2012 après vingt ans d’existence. Les 60 000 abonnés de cette lettre d’information quotidienne en quatre langues (anglais, français, italien et espagnol) diffusée sur Internet recevront désormais les nouvelles de la plate-forme multilingue news.va. Les archives (près de 85 000 articles), dotées d’un système de recherche simple et rapide, seront conservées et insérées dans le site du Bureau de presse du Saint Siège.

 

Manifestement la crise frappe aussi le Vatican qui cependant ne paie pas d’impôts d’où de nombreuses critiques vu sa situation particulière au coeur de l’Italie. Ces mesures d'économies ne représentent qu'une goutte dans la mer au vu du patrimoine artistique considérable du petit Etat.



15:19 Écrit par Daniel