03/09/2012

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DECES DU CARDINAL PROGRESSISTE CARLO MARIO MARTINI

 

Le cardinal Carlo Mario Martini vient de décéder des suites de la maladie de Parkinson. Alors que des milliers de fidèles sont venus lui rendre hommage à la cathédrale de Milan, une interview posthume de ce progressiste de l'Eglise catholique a été publiée samedi.  

 

Selon lui : « L’Eglise a 200 ans de retard. Pourquoi ne se réveille-t-elle pas ? Avons-nous peur ? » s’interroge t-il dans une interview accordée au Corriere della Sera.

 

Durant toute sa carrière, il a prôné une ouverture de l'Eglise au monde ce qui lui a peut-être empêché de devenir pape comme ses problèmes de santé. Les votes sont allés au pro traditionnaliste Benoît XVI.

 

Né à Turin le 15 février 1927, il était jésuite, spécialiste de la Bible et réputé pour la finesse de ses analyse. Il fut désigné en 1969 recteur de l’Institut biblique jusqu’en 1978 où il rejoint l’Université pontificale grégorienne.

 

Auteur d’une dizaine de livres, il fut archevêque de Milan pendant 22 ans, nommé par son ami, Jean-Paul II. Lors de son départ à la retraite en 2002, il annonce sa maladie et son projet de partir à Jérusalem. Il reviendra en 2008 dans une maison d’études des jésuites, au nord-ouest de Milan.

 

Progressiste, réformateur, parlant onze langues, il n’a cessé de prôner le changement jusqu’à ce dernier entretien au Corriere della Sera : «  L’Eglise est fatiguée. Notre culture a vieilli, nos églises sont grandes, nos maisons religieuses sont vides et nos rites, nos coutumes sont pompeux ».

 

Il envisageait de lancer un Vatican III, estimant Vatican II dépassé. L’objectif était de réviser les dogmes obsolètes et d'attirer de nouveaux fidèles. Favorable au préservatif dans certains cas et à l’émancipation des femmes, il appelait l’Eglise à revoir son approche du divorce et souhaitait la reconnaissance des familles recomposées lorsque le mari a abandonné sa famille.

 

En matière de pédophilie et d’abus sexuels au sein du monde ecclésiastique, il déclare : « l’Eglise doit reconnaitre ses erreurs et prendre la voix radicale du changement, à commencer par le pape et les évêques ». Le cardinal estimait qu’une évolution dans le domaine du célibat des prêtres était possible.

 

Benoit XVI a salué l’homme pour son « service généreux de l’Evangile » et a rendu hommage à « l’intense œuvre apostolique ». Le porte-parole du Vatican, lui-même jésuite, parle « d’un héritage précieux ».

 

La finesse de ses analyses faisait que sa voix était très écoutée. Pour le président ex-communiste Giorgio Napolitano c'est « une grande perte non seulement pour l’Eglise et le monde catholique mais pour l’Italie ». En rappelant aussi ses « suggestions chaque fois lumineuses et concrètes » notamment en matière d’immigration.

 

L’Assemblée des rabbins d’Italie a salué son engagement « pour le dialogue avec tous les croyants et non croyants ». L’association italienne Gay Center a estimé avoir perdu « un important protagoniste » dans le débat sur leurs droits.

 

Ses obsèques ont lieu aujourd’hui à Milan. La mairie milanaise a décrété une minute de silence pour lui rendre hommage.

 

Rendons grâce à Dieu pour la clairvoyance du cardinal Martini et regrettons le manque de courage des cardinaux d’élire un pape progressiste. Il sans est fallu de peu que Jean-Paul Ier le fasse mais sa mauvaise santé l’en a empêché.

 

Aujourd’hui, il ne suffit plus d’avoir la grâce. Il faut mettre tous les moyens en œuvre pour attirer les vocations et nouveaux fidèles. Cas concret, j’éprouve des difficultés à trouver un confesseur qui coïncide avec mes heures de travail et quand j’en trouve, la confession s’éternise. Celle-ci sert à se faire pardonner nos pêchés et non à parler de la pluie et du beau temps...

 

 

 

 

 

09:33 Écrit par Daniel

01/09/2012

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BEATIFICATION DE JEAN-PAUL Ier 

 

La béatification de Jean Paul Ier, pape durant 33 jours en 1978, pourrait avoir lieu dans les trois ans à venir, estime le vice-postulateur de sa cause Giorgo Lise. A l’occasion de l’anniversaire de l’élection d’Albino Luciani le 26 août 1978, le vice postulateur a estimé à la télévision italienne TV 2000 que la Congrégation pour les causes des saints pourrait proclamer les "vertus héroïques" de Jean Paul Ier d’ici au 100e anniversaire de sa naissance le 17 octobre 2012. 

 

Le procès de béatification de Jean Paul Ier a été ouvert en 2003 dans son diocèse natal de Belluno-Feltre en Vénétie. La phase diocésaine a été close en 2006. La suite de la procédure a été confiée aux instances du Vatican.

 

La reconnaissance basée sur la "positio" qui rassemble la biographie, les activités et les témoignages sur la personne concernée est la première étape vers la béatification. La reconnaissance d’un miracle demandé pour la béatification est également déjà en cours de procédure. Il s’agit de la guérison d’un employé de banque du sud de l’Italie d’un cancer de l’estomac obtenue par l’intercession de Jean Paul Ier.

 

 

Né le 17 octobre 1912 au sein d'une famille modeste de la région montagneuse de l'Italie du Nord, dans la province de Belluno, une région  qui donna six papes à l'Église catholique, le futur pape, surnommé "le pape au sourire", s’est efforcé d’humaniser la charge pontificale en gommant certains aspects jugés trop protocolaires liés à la charge pontificale. C’est ainsi qu’il s’exprimait à la première personne et refusa de paraître sur la Sedia gestatoria. A la tiare, il va préférer la mitre. Le 28 septembre 1978, il décède d'une crise cardiaque.

 

A l'époque de nombreux cardinaux se sont demandés quel était le signe que Dieu avait voulu leur transmettre dont le cardinal Ratzinger.

 

Depuis, les supputations vont bon train quant aux causes de sa mort dont un empoisonnement dans le but de mettre un terme aux réformes révolutionnaires qu’il comptait entreprendre. D’autres, considèrent que c’était une erreur de l’avoir choisi vu sa santé fragile et au regard de la charge écrasante du pape à l’époque qui assumait les charges spirituelles mais aussi administratives.

 

 

 

 

 

L’EX MAJORDOME DU PAPE LACHE PAR SON AVOCAT

 

L’ex majordome de Benoît XVI, Paolo Gabriele, est lâché par l’un de ses défenseurs, Carlo Fusco. L'avocat, ami d’enfance du majordome, a fait part de "divergences sur la ligne de défense".

 

Le majordome de Benoît XVI, principal suspect dans la fuite de documents confidentiels en provenance de l’appartement pontifical, devrait être jugé pour "vol aggravé" à l’automne prochain, en compagnie d’un complice, Claudio Sciarpelletti, un autre laïc employé au Vatican.

 

Mais selon l'agence de presse italienne ANSA, l’avocat qui a suivi Paolo Gabriele depuis son arrestation le 23 mai dernier ne défendra plus le majordome aujourd’hui assigné à résidence. L’avocat italien, qui a pour habitude de travailler avec le Tribunal du Vatican, a assuré ne pas avoir rompu ses liens d’amitié avec lui. Selon l’agence italienne, l’avocate Cristiana Arru, second défenseur de Paolo Gabriele, hésiterait elle aussi à rester aux cotés du majordome du pape à l’approche du procès.

 

Fin juillet, Carlo Fusco avait assuré à la presse italienne que son client avait agi seul et qu’il voulait "aider le pape". Il affirmait aussi que Paolo Gabriele s’était trompé "en toute bonne foi".

 

Il apparaît cependant désormais qu’il avait au moins un ou plusieurs complices. Le Bureau de presse du Saint-Siège n’a pas souhaité, pour l’heure, commenter ces informations.

 

Un procès qui ne va pas manquer d’alimenter les ragots, affaiblir encore un peu plus l’Eglise catholique et susciter les scénarios hollywoodiens.  

 

 

  

 

18:33 Écrit par Daniel