26/06/2012

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VATICAN : UN MEMBRE DE l'OPUS DEI CHOISI POUR LE RENOUVEAU DE LA COMMUNICATION

 

Benoît XVI a exhorté les membres de la Curie à une « coordination urgente de leur travail », afin de donner un témoignage crédible à l’unité spirituelle, rapporte le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi. Plus tard dans la journée, le pape s’est entretenu avec plusieurs cardinaux au sujet des fuites qui ont mis à mal les instances vaticanes.

 

Toutes ces rencontres ont pour objet « la situation créée par la diffusion de documents confidentiels » a fait savoir le P. Lombardi. La publication du livre de Gianluigi Nuzzi, « Les papiers secrets du pape », conjuguée à l’arrestation du majordome de Benoît XVI, et au limogeage d’Ettore Gotti Tedeschi, le président de la banque du Vatican, ont créé un climat exécrable. « Le pape approfondi ses réflexions et poursuit le dialogue avec les personnes qui partagent avec lui la responsabilité pour le gouvernement de l’Église » a encore précisé le Père Lombardi.

 

Alors que l'Opus dei s'apprête à fêter son fondateur, le journaliste américain Greg Burke, correspondant au Vatican de la chaîne Fox News, va être nommé conseiller en communication de la Secrétairerie d’Etat. Laïc consacré au sein de l’Opus Dei, il est un ancien correspondant du Time et collaborateur d’I.MEDIA pendant de nombreuses années. Il connaît bien le Vatican où il occupera un poste de stratégie médiatique inédit, créé suite à plusieurs crises de communication au Vatican. Sa nomination devrait intervenir le 28 juin, en même temps que plusieurs autres nominations importantes au sein de la curie romaine.

 

Contacté par I.MEDIA, il a confié être très touché par cette marque de confiance et impressionné par l’ampleur de la tâche. Il travaillera en étroite collaboration avec le substitut de la Secrétairerie d’Etat, Mgr Becciu, l’assesseur de la Secrétairerie d’Etat, Mgr Wells ainsi qu’avec le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le père Lombardi. Ce rôle d’« adviser » s’apparente au directeur de la stratégie de communication que l’on trouve par exemple à la Maison-Blanche. Il n’est donc pas surprenant dès lors qu’il soit confié à un Américain.

 

Il semble que le Vatican a mis les bouchées doubles pour endiguer le ras de marée dont il l’objet ces derniers mois. Reste à savoir si cela sera suffisant tant l’image de l’Eglise catholique est dégradée. Le fait de choisir un membre de l’Opus dei est assez symbolique au sens où il incarne en principe un gage de sérieux, celui d’une prélature personnelle qui certes est souvent critiquée pour son côté obscure mais jamais pour un scandale en matière de moeurs ou d’argent. On ne peut que constater qu’au vu des dérapages et des scandales, l’Eglise opte pour le radicalisme.

 

 

09:42 Écrit par Daniel

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