08/06/2012

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VATILEAKS : INTERROGATOIRES ET DEMENTIS

 

Selon la presse italienne, Paolo Gabriele entretenait, le majordome du pape, depuis son entrée au service de Benoît XVI, en 2006, un large réseau personnel au sein du Vatican, incluant divers cardinaux, avec lequel il avait l’habitude d’échanger librement.

 

Selon ces mêmes sources, démenties par le P. Lombardi, les magistrats du Vatican s’apprêteraient à demander à la justice italienne d’interroger deux fonctionnaires laïcs de la secrétairerie d’État ainsi qu’un journaliste, tous italiens.

 

Pour rappel, le majordome du pape, accusé de vol aggravé de la correspondance privée du pape, risque de 1 à 6 ans de prison.

 

Quant au journaliste Gianluigi Nuzzi, dont le livre « Les papiers secrets du pape » il reprend plusieurs dizaines de documents très confidentiels, et s’est défendu de s’être rendu complice de recel. Pour lui « il n’y a pas eu vol, car mes sources m’ont remis des photocopies ». Et il relève que la transmission de photocopies ne constitue pas un délit.

 

Le P. Lombardi a également démenti l’hypothèse selon laquelle Paolo Gabriele pourrait être rapidement éloigné du Vatican en échange de son silence, voire d’un éventuel pardon du pape.

 

Ces interrogatoires sont menés par le juge Pier Antonio Bonnet dans les locaux du Tribunal du Vatican, derrière la basilique Saint-Pierre, en présence de Nicola Piccardi, le « promoteur de justice » (procureur), laïc, et de ses deux avocats Carlo Fusco et Cristina Arru. Soumis au secret de l’instruction, ces interrogatoires ne sont pas rendus publics. Les avocats, qui ont demandé la levée de la détention préventive, attendent sur ce point la décision du juge Bonnet.

 

Le P. Lombardi a confirmé que la commission des trois cardinaux non-électeurs (Julian Herranz, Jozef Tomko, Salvatore De Giorgi) chargée par le pape de faire la lumière sur l’affaire des fuites poursuit ses « auditions » dans la « discrétion ». Ses auditions « ne sont pas de nature procédurale ».

 

Selon le cardinal Sodano, au service du Saint siège depuis cinquante ans dont seize comme Secrétaire d’Etat, considéré par certains journalistes comme étant à l’origine des critiques de l’actuel secrétaire d’Etat  : « Lorsque l’on passe de l’information à la déformation des nouvelles, cette optique faussée peut également voiler les réalités les plus positives ».

 

« Curie romaine et gouvernorat sont dans leur ensemble une communauté de travail au service du Pape, même si quelqu’un peut parfois manquer à ses devoirs » ajoute-t-il, précisant que « diversité d’opinion ne signifie pas division entre les cardinaux, ... des personnalités différentes du fait de la nationalité, de la culture et de la sensibilité émergent bien évidemment des jugements différents ».

 

Reste que cela fait désordre même si les documents révélés ne sont pas d’une importance telle que notre foi peutt être mise en doute. Lorsque je me trouvais à l’Opus dei, on avait coutume de dire que Satan oeuvrait au cœur du Vatican qui désormais passe son temps à tenter de rétablir la confiance mais sans grand succès.

 

 

 

10:11 Écrit par Daniel

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