21/05/2012

.

UN MONASTERE CHEZ SOI

 

Par un simple formulaire en ligne, le site « monastère invisible » invite les internautes à devenir moines et moniales afin de participer, malgré les distances, à une prière commune. La durée de l’engagement « peut varier selon votre désir, votre appel intérieur et votre disponibilité ».

 

Lorsque sa candidature est acceptée, le nouveau moine reçoit un mot de passe qui lui permet d’accéder aux ressources spirituelles du monastère. Sur le site, animé par la Fraternité sainte Croix, se trouvent notamment les lectures de la messe du jour et les textes de la liturgie des heures.

 

Il y a plus de 30 ans, les éditeurs Alain et Danielle Noël avaient décidé que lorsque « leurs enfants seraient grands, ils entreraient dans une forme de vie monastique, renouant ainsi avec une antique tradition de l’Église ». Ainsi est née, dans une maison du diocèse d’Evry, la Fraternité sainte Croix qui entend promouvoir, par la publication de livres et la prédication de retraites, la spiritualité au quotidien.

 

En un temps où les célibataires se multiplient comme les petits pains, il s’agit là d’une belle idée si ce n’est le fait de devoir être sélectionné.

 

Adresse : http://www.monastere-invisible.com

 

 

 

 

DIALOGUE DIFFICILE ENTRE L’ACADEMIE PONTIFICALE POUR LA VIE ET LA COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE

 

L’Académie pontificale pour la vie a réaffirmé sa volonté d’un dialogue ouvert et constructif avec le monde scientifique, estimant que les récentes « incompréhensions » provoquées par certains événements organisés par l’Académie pontificale pour la vie constituent « une occasion pour examiner et réaffirmer l’identité de ce dicastère ».

 

Depuis quelques mois, l’Académie est secouée par des dissensions internes. Deux événements ont créé la polémique : un séminaire organisé le 24 février sur la question de la gestion de l’infertilité et un congrès sur la recherche sur les cellules souches adultes. Initialement prévu du 25 au 28 avril, celui-ci a finalement été annulé, officiellement en raison d’un nombre d’inscriptions trop faible.

 

Dans sa note publiée le 11 mai sur le site « Vatican Insider », le dicastère réaffirme sa volonté d’un « dialogue ouvert avec le monde scientifique«.

 

La majorité des scientifiques connait les positions tranchées et souvent à sens unique du Vatican dans le domaine scientifique et moral d’où un dialogue de sourd qui perdure depuis des siècles. Par conséquent, une rencontre sert-elle vraiment à quelque chose dès lors que l’Eglise catholique persiste et signe dans de nombreux domaines où elle pense être la seule détentrice de la vérité ? C’est triste à dire pour le catholique que je suis mais dialoguer avec l’Eglise catholique, c’est souvent dialoguer avec un mur.     

 

 

11:14 Écrit par Daniel

14/05/2012

.

SAINTE HILDEGARDE VON BINGEN DOCTEUR DE L’EGLISE ?  

De façon assez inhabituelle, Benoît XVI a « inscrit au catalogue des saints » la mystique allemande du Moyen Age Hildegarde de Bingen (1098-1179). Lors d’une audience le 10 mai, le pape a choisi de confirmer la sainteté de cette religieuse bénédictine et compositrice, que seule la vox populi considérait jusqu’alors comme sainte.

 

Le pape devrait publier un Décret ou un Motu proprio pour étendre formellement le culte de sainte Hildegarde de Bingen, une figure à laquelle il est particulièrement attaché et à laquelle il a déjà consacré deux catéchèses lors de ses audiences générales.

 

La mystique allemande appartenait à l’ordre de saint Benoît et composa de la musique sacrée, sans oublier ses nombreuses études sur les plantes et la médecine. 

 

Il n’est pas impossible que le pape la proclame prochainement « Docteur de l’Eglise », ce qui est envisageable dès le moment où elle est canonisée formellement. A ce jour, seules trois femmes portent ce titre : Thérèse d’Avila (1515-1582), Catherine de Sienne (1347-1380) et Thérèse de Lisieux (1873-1897).

 

Certains personnages sont parfois béatifiés ou canonisés par la vox populi avant même que l’Eglise ne soit intervenue. On se souvient aussi de la procédure éclair dont Jean-Paul II a bénéficié. Ce fut aussi le cas de Fra Angelico, considéré comme « beato » dès sa mort.

 

S’il y a bien une sainte que j’apprécie, c’est Hildegard von Bingen. Il ne se passe pas une semaine sans que j’écoute ces mélodies ou que je parcours l’une des biographies ou films qui lui ont été consacrés. Je la considère presque comme une grande sœur et suis admiratif de tout ce qu’elle a pu faire à une époque où les femmes étaient presque situées au même niveau que les animaux.

 

Elle n’a rien perdu de sa modernité et mérite amplement un titre de docteur de l’Eglise tant elle demeure encore présente et actuelle dans notre monde.  Il n'y à qu'à constater les nombreux sites qui lui sont consacrés sur la toile.  

 

 



 

 

 

LEGIONNAIRES DU CHRIST : NOUVEAUX CAS DE PEDOPHILIE

 

Selon le porte-parole du Vatican, de nouveaux cas de pédophilie dans le mouvement des Légionnaires du Christ ont été signalés à la Congrégation vaticane pour la doctrine de la foi par les autorités supérieures du mouvement. Ils remonteraient à plusieurs dizaines d’années.

 

Pour rappel, la Congrégation a été discrédité par les révélations sur son fondateur Marcial Maciel, accusé de pédophile et de double vie. Le Vatican a condamné son comportement.

En 2010, Benoît XVI avait accordé les pleins pouvoirs à Mgr De Paolis, chargé de « purifier » cet ordre ultra-conservateur, présent dans 22 pays où travaillent 800 prêtres, 2.500 séminaristes, 70.000 membres laïcs. Il gère également douze universités.

 

On se serait attendu à davantage de rigueur en provenance d’un ordre aussi conservateur, censé « tracer la route » au même titre que l’Opus dei. 

 

 

 

 

FRANCE : 79 % DES CATHOLIQUES PRATIQUANTS ONT VOTE SARKOZY

 

Selon un sondage Harris interactive réalisé pour l'hebdomadaire La Vie, dimanche 6 mai, 79% des catholiques pratiquants réguliers (allant à la messe au  moins une fois par mois) ont voté pour Nicolas Sarkozy. Idem pour 62% des pratiquants occasionnels (allant à la messe moins d'une fois par mois). L'enquête a été réalisée en ligne sur un échantillon de 2597 personnes inscrites sur les listes électorales.

 

Un sondage réalisé par l'IFOP pour le Pélerin indique lui que 66% des pratiquants réguliers et 63% des pratiquants occasionnels ont accordé leurs suffrages à Nicolas Sarkozy.

 

Si les catholiques pratiquants réguliers semblent relativement résister au vote pour le Front national en lui accordant 15% de leurs suffrages (contre 18,5% au niveau national), les pratiquants occasionnels lui donnent 21% de leurs voix, marquant une hausse régulière de cette partie de la population pour le vote pour l'extrême-droite.

 

Ce sondage montre que les catholiques mettaient au rang de leurs priorités la lutte contre les déficits, l'emploi l'Europe et l'immigration. Si la doctrine officielle de l'Eglise catholique prône une régulation des migrations et un accueil digne de l'immigré, l'insistance de la droite à assimiler immigration et islam a pu rencontrer un écho chez des catholiques inquiets de la présence croissante de l'islam en France.

 

Le positionnement des catholiques pratiquants à droite est traditionnel. L’annonce par François Hollande de favoriser le mariage homosexuel et d'assouplir la loi sur la fin de vie a renforcé les clivages entre droite et gauche. Certains évêques, comme celui de Blois, Mgr de Germiny, ont attiré l'attention sur ces deux points jugés non négociables, qualificatifs que récuse une partie de l'Eglise catholique.

 

Si les résultats du sondage n’est guère surprenant, on s’attendrait à ce qu’une majorité de gens votent plutôt François Bayrou qui a clairement exprimé sa dimension catholique pratiquante et se situe politiquement au centre. Il aussi paradoxal de constater qu'une majorité de catholiques ont voté pour un candidat critiqué pour son train de vie bling-bling, une forme de mépris et d'arrogance naturelle, plusieurs mariages, sans oublier quelques casseroles qui risquent de lui retomber dessus maintenant qu'il n'est plus président.   

 

Si les positions intransigeantes de l’Eglise catholique dans le domaine de la morale la positionnent clairement à droite, l’enseignement humaniste du Christ privilégierait un positionnement au centre gauche. Cet illogisme traduit toute la complexité de la nature humaine que l’Eglise catholique a du mal a incarné depuis des siècles, glosant à n’en plus finir sur le sexe des anges ou la sacro sainte loi naturelle puis décidant un jour de supprimer limbes…

 

 

 

10:56 Écrit par Daniel

11/05/2012

.

MGR FELLAY TANCE TROIS DE SES EVEQUES

 

Le site traditionnaliste Riposte catholique a rendu public un échange de lettres entre le supérieur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX), Mgr Bernard Fellay, et les trois autres évêques ordonnés par Mgr Lefebvre en 1988, soulignant les fortes tensions qui traversent le mouvement intégriste à propos du rapprochement avec Rome : « Nous vous en conjurons : n’engagez pas la Fraternité dans un accord purement pratique », lancent Mgr de Galarreta, Mgr Tissier de Mallerais et Mgr Williamson qui avait déjà défrayé la chronique, dans une lettre datée du 7 avril dernier.

 

Selon eux, « depuis Vatican II, les autorités officielles de l’Église se sont séparées de la vérité catholique, et aujourd’hui elles se montrent tout aussi déterminées que toujours de rester fidèles à la doctrine et pratique conciliaires ». Les discussions menées avec la Congrégation pour la doctrine de la foi, le Préambule doctrinal remis par le cardinal Levada et la dernière rencontre d’Assise en sont, pour eux, « des exemples éclatants ».

 

« C’est toute la fantaisie subjective de l’homme à la place de la réalité objective de Dieu. C’est toute la religion catholique soumise au monde moderne », écrivent-ils, condamnant donc tout accord qui « ferait nécessairement taire progressivement, de la part de la Fraternité, toute critique du concile ou de la nouvelle messe ».

 

Estimant que Mgr Fellay conduit « la Fraternité à un point où elle ne pourra plus rebrousser chemin, à une profonde division sans retour et, si vous aboutissez à un tel accord, à des puissantes influentes destructrices qu’elle ne supportera point », ils demandent à Mgr Fellay de ne pas accepter d’accord avec Rome.

 

« À vous lire, on se demande sérieusement si vous croyez encore que cette Église visible dont le siège est à Rome est bien l’Église de Notre Seigneur Jésus-Christ », s’interroge Mgr Fellay dans la réponse au ton très dur qu’il a adressée le 14 avril aux trois évêques. « Pour vous Benoît XVI est-il encore pape légitime ? », leur lance-t-il.

 

Pour le supérieur général de la FSSPX, « la solution de la prélature personnelle proposée n’est pas un piège ». Il faut absolument prendre en compte les évolutions de Benoît XVI « en faveur de la Tradition », la situation actuelle étant différente de celle de 1988 qui a poussé Mgr Lefebvre à la rupture avec Rome.

 

« Prétendre que rien n’a changé est une erreur historique. Les mêmes maux font souffrir l’Église, les conséquences sont encore plus graves et manifestes qu’alors ; mais en même temps on peut constater un changement d’attitude dans l’Église, aidé par les gestes et attitudes de Benoît XVI envers la Tradition. »

 

« Ce mouvement nouveau, né il y a au moins une dizaine d’années, va se renforçant. Il touche bon nombre (encore une minorité) de jeunes prêtres, de séminaristes et même déjà un petit nombre de jeunes évêques qui se distinguent nettement de leurs prédécesseurs, qui nous disent leur sympathie et leur soutien, mais qui sont encore passablement dominés par la ligne dominante dans la hiérarchie en faveur de Vatican II. »

 

Pour Mgr Fellay, « cette hiérarchie est en perte de vitesse » : « cela est objectif et montre qu’il n’est plus illusoire de considérer le combat “intra muros” ». « J’ai pu constater à Rome combien le discours sur les gloires de Vatican II que l’on va nous ressasser, s’il est encore dans la bouche de beaucoup, n’est cependant plus dans toutes les têtes. De moins en moins y croient. »

 

Il conclut en condamnant l’attitude des trois autres évêques vis-à-vis de lui : « Depuis un certain temps déjà, vous essayez – chacun de manière différente – de lui imposer votre point de vue, même sous forme de menace, et même publiquement. » une attitude, affirme-t-il, « qui a été dure pour nous ».

 

Voilà une lettre qui en dit long sur le futur de l’Eglise et des intentions du pape, soit un durcissement progressif et donc une exclusion accrue des homosexuels alors qu’à l’inverse la société semble leur ouvrir de plus en plus ses bras. Cependant, on constate également que l’extrême droite progresse partout en Europe comme le démontre les dernières élections présidentielles françaises.

 

Une récente étude atteste aussi que malgré les progrès des droits homosexuels dans plusieurs pays dont la Belgique où des mesures significatives vont être prises contre l’homophobie, les mentalités évoluent relativement peu. La mort récente d’un jeune gay à Liège en est un exemple. 

 

 

 

 

Mgr Lefebvre

 

 

FRANCOIS HOLLANDE, FUTUR CHANOINE DE LA BASILIQUE DE SAINT JEAN DE LATRAN ?

 

Comme le veut la tradition, le chapitre de la basilique Saint-Jean-de-Latran a invité le nouveau chef de l’Etat français à prendre possession de son titre de chanoine d’honneur. La lettre de félicitation et d’invitation a été officiellement signée le 8 mai et sera transmise à François Hollande par voie diplomatique.

 

Beaucoup imagine qu’il choisira, comme François Mitterand dont il fut un des conseillers en 1981, de ne pas effectuer cette démarche symbolique. L’homme est viscéralement laïc. Parmi les propositions de son programme figure l’engagement « d’inscrire les principes fondamentaux de la loi de 1905 sur la laïcité dans la Constitution ».

 

D’autre part, ce serait aussi une manière de marquer sa rupture avec Nicolas Sarkozy qui avait profité de cette invitation à la basilique Saint-Jean-de-Latran pour être reçu en audience par Benoît XVI le 20 décembre 2007.

 

A cette occasion, il avait développé sa vision d’une « laïcité positive » qu’a critiqué François Hollande dans une lettre au Comité national d’action laïque et lors de son discours à Limoges lorsqu’il contrecarra les propres termes de l’ancien président en expliquant que son parti ne dirait jamais « que le prêtre ou le pasteur a une autorité supérieure à l’instituteur et au maître ».

 

Depuis l’époque carolingienne et Pépin le Bref, la France, « Fille aînée de l’Eglise », est étroitement liée à l’histoire de la cathédrale de Rome, Saint-Jean-de-Latran, et à celle de son chapitre. Après son abjuration du protestantisme (1593) et la reprise des relations entre la France et le Saint-Siège, Henri IV décida de faire don au Latran de l’abbaye bénédictine de Clairac (Lot-et-Garonne) et de ses revenus.

 

En signe de gratitude, le chapitre du Latran éleva une statue à celui que l’on surnommait le « Vert Galant » et attribua au roi le titre de « premier et unique chanoine d’honneur » de la basilique.  C’est ainsi que chaque année, à la date anniversaire de sa naissance (13 décembre), est donnée une messe « pro felici statu Nationis Galliiae », une messe pour la France. Depuis Henri IV, tous les chefs d’Etat français reçoivent ce titre de chanoine d’honneur.

 

Attaché aux symboles et à la simplicité de sa fonction, le nouveau Président de la République va certainement refuser cet honneur un peu suranné et privilégier notamment les droits des homosexuels plutôt malmenés sous l'ère sarkozienne.  

 

 

 

10:49 Écrit par Daniel