14/05/2012

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SAINTE HILDEGARDE VON BINGEN DOCTEUR DE L’EGLISE ?  

De façon assez inhabituelle, Benoît XVI a « inscrit au catalogue des saints » la mystique allemande du Moyen Age Hildegarde de Bingen (1098-1179). Lors d’une audience le 10 mai, le pape a choisi de confirmer la sainteté de cette religieuse bénédictine et compositrice, que seule la vox populi considérait jusqu’alors comme sainte.

 

Le pape devrait publier un Décret ou un Motu proprio pour étendre formellement le culte de sainte Hildegarde de Bingen, une figure à laquelle il est particulièrement attaché et à laquelle il a déjà consacré deux catéchèses lors de ses audiences générales.

 

La mystique allemande appartenait à l’ordre de saint Benoît et composa de la musique sacrée, sans oublier ses nombreuses études sur les plantes et la médecine. 

 

Il n’est pas impossible que le pape la proclame prochainement « Docteur de l’Eglise », ce qui est envisageable dès le moment où elle est canonisée formellement. A ce jour, seules trois femmes portent ce titre : Thérèse d’Avila (1515-1582), Catherine de Sienne (1347-1380) et Thérèse de Lisieux (1873-1897).

 

Certains personnages sont parfois béatifiés ou canonisés par la vox populi avant même que l’Eglise ne soit intervenue. On se souvient aussi de la procédure éclair dont Jean-Paul II a bénéficié. Ce fut aussi le cas de Fra Angelico, considéré comme « beato » dès sa mort.

 

S’il y a bien une sainte que j’apprécie, c’est Hildegard von Bingen. Il ne se passe pas une semaine sans que j’écoute ces mélodies ou que je parcours l’une des biographies ou films qui lui ont été consacrés. Je la considère presque comme une grande sœur et suis admiratif de tout ce qu’elle a pu faire à une époque où les femmes étaient presque situées au même niveau que les animaux.

 

Elle n’a rien perdu de sa modernité et mérite amplement un titre de docteur de l’Eglise tant elle demeure encore présente et actuelle dans notre monde.  Il n'y à qu'à constater les nombreux sites qui lui sont consacrés sur la toile.  

 

 



 

 

 

LEGIONNAIRES DU CHRIST : NOUVEAUX CAS DE PEDOPHILIE

 

Selon le porte-parole du Vatican, de nouveaux cas de pédophilie dans le mouvement des Légionnaires du Christ ont été signalés à la Congrégation vaticane pour la doctrine de la foi par les autorités supérieures du mouvement. Ils remonteraient à plusieurs dizaines d’années.

 

Pour rappel, la Congrégation a été discrédité par les révélations sur son fondateur Marcial Maciel, accusé de pédophile et de double vie. Le Vatican a condamné son comportement.

En 2010, Benoît XVI avait accordé les pleins pouvoirs à Mgr De Paolis, chargé de « purifier » cet ordre ultra-conservateur, présent dans 22 pays où travaillent 800 prêtres, 2.500 séminaristes, 70.000 membres laïcs. Il gère également douze universités.

 

On se serait attendu à davantage de rigueur en provenance d’un ordre aussi conservateur, censé « tracer la route » au même titre que l’Opus dei. 

 

 

 

 

FRANCE : 79 % DES CATHOLIQUES PRATIQUANTS ONT VOTE SARKOZY

 

Selon un sondage Harris interactive réalisé pour l'hebdomadaire La Vie, dimanche 6 mai, 79% des catholiques pratiquants réguliers (allant à la messe au  moins une fois par mois) ont voté pour Nicolas Sarkozy. Idem pour 62% des pratiquants occasionnels (allant à la messe moins d'une fois par mois). L'enquête a été réalisée en ligne sur un échantillon de 2597 personnes inscrites sur les listes électorales.

 

Un sondage réalisé par l'IFOP pour le Pélerin indique lui que 66% des pratiquants réguliers et 63% des pratiquants occasionnels ont accordé leurs suffrages à Nicolas Sarkozy.

 

Si les catholiques pratiquants réguliers semblent relativement résister au vote pour le Front national en lui accordant 15% de leurs suffrages (contre 18,5% au niveau national), les pratiquants occasionnels lui donnent 21% de leurs voix, marquant une hausse régulière de cette partie de la population pour le vote pour l'extrême-droite.

 

Ce sondage montre que les catholiques mettaient au rang de leurs priorités la lutte contre les déficits, l'emploi l'Europe et l'immigration. Si la doctrine officielle de l'Eglise catholique prône une régulation des migrations et un accueil digne de l'immigré, l'insistance de la droite à assimiler immigration et islam a pu rencontrer un écho chez des catholiques inquiets de la présence croissante de l'islam en France.

 

Le positionnement des catholiques pratiquants à droite est traditionnel. L’annonce par François Hollande de favoriser le mariage homosexuel et d'assouplir la loi sur la fin de vie a renforcé les clivages entre droite et gauche. Certains évêques, comme celui de Blois, Mgr de Germiny, ont attiré l'attention sur ces deux points jugés non négociables, qualificatifs que récuse une partie de l'Eglise catholique.

 

Si les résultats du sondage n’est guère surprenant, on s’attendrait à ce qu’une majorité de gens votent plutôt François Bayrou qui a clairement exprimé sa dimension catholique pratiquante et se situe politiquement au centre. Il aussi paradoxal de constater qu'une majorité de catholiques ont voté pour un candidat critiqué pour son train de vie bling-bling, une forme de mépris et d'arrogance naturelle, plusieurs mariages, sans oublier quelques casseroles qui risquent de lui retomber dessus maintenant qu'il n'est plus président.   

 

Si les positions intransigeantes de l’Eglise catholique dans le domaine de la morale la positionnent clairement à droite, l’enseignement humaniste du Christ privilégierait un positionnement au centre gauche. Cet illogisme traduit toute la complexité de la nature humaine que l’Eglise catholique a du mal a incarné depuis des siècles, glosant à n’en plus finir sur le sexe des anges ou la sacro sainte loi naturelle puis décidant un jour de supprimer limbes…

 

 

 

10:56 Écrit par Daniel

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