06/03/2012

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ITALIE : UN PAPE ELU PAR LES EVEQUES ?

 

Le politologue italien Ernesto Galli della Loggia propose une élection du pape par les évêques du monde entier, ce qui mettrait fin à l’oligarchie du collège des cardinaux. Selon lui, un renforcement du rôle du pape serait nécessaire afin de mettre un terme aux luttes de pouvoir qui discréditent le Vatican.

 

Il estime que les rumeurs et fuites qui ébranlent actuellement la curie romaine sont la preuve d’un « dur conflit au sein de la direction de l’Eglise ». Pour ce spécialiste de l’histoire politique qui se définit comme non-catholique, le pouvoir papal n’est absolu qu’en apparence. Le pape doit en effet prendre en compte, y compris dans les nominations, « l’inévitable influence de l’esprit d’affiliation et de groupe sur la carrière des hauts prélats, mais aussi les intérêts personnels exacerbés ».

 

Plutôt qu’une « démocratisation » qui s’appuierait sur un « retour à l’esprit du Concile », il propose « un renforcement du rôle du pontife ». Etant donné que les cardinaux constituent une véritable oligarchie et que le pape est un « césar oligarchique », la base électorale doit être élargie. Cela implique d’étendre le droit de vote du collège des cardinaux aux évêques du monde entier et aux représentants d’ordres religieux.

 

Cette conception d’un pouvoir plus universel du pape est vivement critiquée par l’historien du Concile Vatican II, Alberto Melloni. Il y voit une manière de « dénaturer le lien avec le siège épiscopal de Rome. Il ne faut pas oublier que le pape est pape parce qu’il est l’évêque de Rome et non l’inverse. Les cardinaux sont les électeurs du pape, car ils sont titulaires d’une église à Rome », rappelle l’historien.

 

En ce qui me concerne, je trouve l’idée excellente au sens où le pape serait le représentant de tous les Chrétiens au sens complet et démocratique du terme, le reflet d’une base plus tendue de ceux-ci et non celui d’une forme d’élite autocratique. On aurait du mal à imaginer qu’un Conseil des ministres élise un président de la république….  L’Eglise y gagnerait en transparence et en ouverture. On peut rêver.

 

 

 

 

 

BELGIQUE : SUPRESSION DE LA REFERENCE A DIEU CHEZ LES SCOUTS

 

Dans la série « tout fout le camp », l'assemblée fédérale des Scouts de Belgique réunie à Louvain-la-Neuve, a adopté une reformulation du texte de la Loi scoute, qui gomme la référence à Dieu, ainsi qu'un nouveau texte de promesse, afin de "donner à nouveau toute leur place aux valeurs", indique la Fédération des Scouts Baden-Powell de Belgique dans un communiqué.

 

Quatre des dix articles composant la Loi scoute, qui était en vigueur depuis 1984, ont ainsi été adaptés. Le changement le plus conséquent concerne l'article 4: "Le scout se veut frère de tous, il cherche Dieu", qui est remplacé par "Le scout est solidaire et est un frère pour tous".


Désormais, l'article 1 ("Le scout fait et mérite confiance" - au lieu de "mérite et fait confiance"), l'article 3 ("Le scout rend service et agit pour un monde plus juste" - au lieu d'"agit pour la justice") et l'article 10 ("Le scout respecte son corps et développe son esprit" - au lieu de "développe son corps et son esprit") sont modifiés.

L'assemblée a aussi adopté un article intégrant la notion de Promesse : "Je souhaite, en mon âme et conscience, me joindre à la fraternité scoute mondiale, rendre le monde meilleur et participer à la construction de la paix. Je m'engage, à travers mon épanouissement personnel, social et spirituel, à vivre, chaque jour, au mieux, les valeurs de la Loi scoute."

Mgr Kockerols, l'évêque référendaire pour la pastorale des jeunes et évêque auxiliaire de Bruxelles, s'est déclaré déçu de la suppression de la référence à Dieu dans la loi scoute :

 

"La seule véritable modification au texte de la Loi scoute est d'en retirer la mention évoquant la recherche de Dieu. Celle-ci dérangeait-elle donc à ce point qu'elle devait être soumise au vote ? Je ne peux qu'être déçu d'une telle évolution", a réagi l'évêque samedi. "Cela dit, la question de l'avenir des liens entre les unités scoutes et les paroisses reste posée et je souhaite réitérer mon appel à un dialogue constructif entre elles", ajoute-t-il.

 

Pour ma part, je me souviens que tous les dimanches, ma journée chez les louveteaux, commençait par la messe. A l’époque déjà, je me demandais pourquoi on ne parlait plus de Dieu ensuite… à croire que la référence à Dieu était purement symbolique comme il l’est aussi dans beaucoup d’écoles dites catholiques où en guise de cours de religion le professeur enseigne la psychologie ou la psychanalyse comme ce fut mon cas. Tout fout le camp.

 

 

 

 

 

08:59 Écrit par Daniel

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