13/02/2012

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BELGIQUE : 1133 PERSONNES EUTHANASIEES EN 2011

 

L'an dernier, 1.133 Belges ont opté pour l'euthanasie, soit 16,5% de plus qu'en 2010. C'est également la première fois que les médecins enregistrent plus de 1.000 cas sur l'année, rapportent Het Belang van Limburg et la Gazet van Antwerpen vendredi sur base des chiffres du rapport annuel de la Commission de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie.
 
Les personnes qui ont opté pour l'euthanasie la font surtout à la maison (44%). De tous les patients euthanasiés, à peine un quart avaient plus de 80 ans. L'augmentation du nombre de cas d'euthanasie s'expliquerait par la médiatisation - notamment grâce à des fils- et par un meilleur enregistrement par les médecins.


Autre fait remarquable: 85% des enregistrements proviennent de Flandre. Une autre tendance est que de plus en plus de patients psychiatriques demandent à mourir.

 

Si l’euthanasie est inenvisageable quand on est chrétien - la vie est sacrée – on peut s’interroger quand aux limites de la souffrance supportable pour soi même et pour les proches du temps où les soins palliatifs n’existaient pas et où les médicaments se comptaient sur les doigts de la main.

 

Pour avoir travaillé dans un home pour personnes âgées quand j’étais plus jeune, je me dis que la nature est relativement bien faite au sens où souvent la personne ne se rend pas compte de son état ou décide elle-même de « lâcher prise » face à la mort.

 

Je m’interroge quand aux limites à accepter lorsq’une souffrance devient insupportable, psychologiquement ou physiquement. Je pense notamment aux enfants atteint d’un cancer ou aux animaux qui n’ont pas de moyens d’y échapper.

 

On a beau être croyant, cette réalité est difficilement acceptable. Il faut avoir entendu un animal de compagnie hurler de douleur et à la mort pour être contraint d’accepter l’euthanasie, autant pour soi que pour le confort de l’animal. Il y a des limites à tout, quoi qu’en disent les savants ouvrages de théologie.

 

D’autre part, je ne suis pas persuadé que l’acharnement thérapeutique soit la panacée, la contradiction résidant dans le fait que la « nature », tant appréciée par nos théologiens, est perfectible. La solution réside probablement entre les deux même si je suis conscient que pousser sur l'interrupteur de la mort relève d'abord de la décision personnelle. A chacun selon sa conscience disait Jean-Paul II...

 

 

 

 

 

08:57 Écrit par Daniel

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