30/12/2011

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7 NOUVEAUX FUTURS SAINTS ET 71 BIENHEUREUX

Le pape a approuvé la signature de décrets de la Congrégation des causes des saints concernant sept futurs saints et 71 futurs bienheureux.

 

Parmi les futurs saints figurent : le jésuite français Jacques Berthieu (1838-1896); le Père Louis Brisson (1817-1908); la Mère Saint-Louis (1763-1825); Giovanni-Battista Piamarta (1841-1913), prêtre italien, fondateur de la congrégation de la Sainte-Famille de Nazareth et de celle des Humbles Servantes du Seigneur ; Maria du Mont-Carmel (1848-1911), religieuse espagnole, fondatrice des Sœurs de l’Immaculée-Conception missionnaires de l’enseignement ; Marianne Cope (1838-1918), religieuse allemande des Sœurs du Tiers-Ordre franciscain de Syracuse, au service des lépreux d’Hawaï et connue sous le nom de Mère Marianne de Molokai ; Kateri Tekakwitha (1656-1680), laïque, première Indienne d’Amérique du Nord à avoir été béatifiée, en 1980 ; Pedro Calungsod (1654-1672), laïc philippin, martyr à Guam (Îles Marianne) ; Anna Schäffer (1882-1925), laïque allemande, mystique.  

Le pape a également autorisé la Congrégation des causes des saints à promulguer des décrets reconnaissant des miracles attribués à l’intercession de cinq serviteurs de Dieu, qui seront prochainement béatifiés.

Parmi eux figurent deux Français : le P. Louis Brisson, né en 1817 à Plancy (Aube) et mort en 1908, fondateur des Oblats et Oblates de saint François de Sales, et Mère Saint-Louis (Marie Louise Élisabeth de Lamoignon), née à Paris en 1763 et morte à Vannes (Morbihan) en 1825, fondatrice des Sœurs de la Charité de saint Louis (comtesse Molé de Champlâtreux était la mère du comté Molé, premier ministre de Louis-Philippe). 

 Les autres futurs bienheureux sont : le P. Luigi Novare (1914-1984), prêtre italien, fondateur de la Pieuse union des Œuvres silencieuses ; Mère Maria Luisa (1799-1847), bénédictine italienne, abbesse du monastère de Trevi (Ombrie) ;  Sœur Maria Crescenzia (1897-1932), religieuse chilienne de la congrégation des Filles de Marie Très Sainte du Jardin. 

Benoît XVI a également autorisé la reconnaissance du martyr de 66 serviteurs de Dieu, qui seront également béatifiés prochainement : le P. Nicola Rusca, prêtre suisse, né dans le Tessin en 1563 et tué en 1618 par des protestants ; le Frère Luis Orenzio et ses 18 compagnons Frères des écoles chrétiennes, le P. Antonio Salamero, prêtre diocésain, et José Gorostazu Labayen, tués en 1936 dans le diocèse de Madrid ; le carme Alberto Maria Marco y Aleman et ses neuf compagnons et Agostino Maria Garcia Tribaldos et ses 15 compagnons Frères des écoles chrétiennes, tués entre 1936 et 1937 dans le diocèse de Madrid ;  Mariano Alcala Perez et ses 18 compagnons de l’ordre de Notre-Dame de la Merci, tués dans le diocèse de Lleida (Espagne) entre 1936 et 1937.  

Enfin, ont été signés des décrets reconnaissant les vertus héroïques de neuf serviteurs de Dieu dont la reconnaissance d’un miracle attribué à leur intercession sera nécessaire avant leur béatification. Parmi eux figurent deux Français :   le Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, né à Gua (Aveyron) en 1894 et mort à Vénasque (Vaucluse) en 1967, fondateur de l’Institut Notre-Dame de Vie, et Mère Alphonse-Marie, née en 1814 à Niederbronn (Bas-Rhin) et morte en 1867, surnommée « l’extatique de Niederbronn » elle est la fondatrice des Sœurs du Très Saint Sauveur. 

Les autres serviteurs de Dieu dont les vertus héroïques ont été reconnues sont :   le P. Donato Giannotti (1828-1914), fondateur des Sœurs servantes de l’Immaculée ; Mère Marguerite-Lucie Szewczyk (1828-1905), religieuse polonaise, fondatrice des Filles de la bienheureuse Marie des Douleurs (dites Sœurs séraphiques) ; Mère Assunta Marchetti (1871-1948), religieuse italienne, fondatrice des Sœurs missionnaires de saint Charles ; Sœur Maria Julitta (1882-1966), religieuse allemande des Sœurs du Rédempteur ;  Maria Anna Amico Roxas (1883-1947), laïque italienne, fondatrice de la Société Sainte-Ursule. 

Si ces nominations arrivent tardivement au regard de la désignation record de Jean-Paul II, es-ce nécessaire d’en nommer autant ? Il va falloir adapter des calendriers déjà très chargés...

 

Jacques Berthieu

 

 

DES MAGES VENUS DE CHINE ?  

Un manuscrit syriaque mis en évidence par un chercheur américain rapporte une autre tradition sur les mages venus visiter Jésus à Bethléem. Selon ce texte, les mages étaient plus de trois et venaient de Chine. 

Docteur en théologie de l’université Harvard et professeur assistant d’études bibliques à l’université d’Oklahoma, Brent Landau a travaillé pendant deux ans sur La Révélation des Mages, un texte syriaque du VIIIe siècle oublié pendant 250 ans dans les Archives du Vatican. 

 

Sur les rois mages venus visiter Jésus à Bethléem après la Nativité, l’Évangile de Matthieu, seule source biblique sur le sujet, n’apporte ici que peu de renseignements, se bornant à évoquer « des mages venus d’Orient », sans préciser ni leur nombre ni leur origine. 

 

C’est la tradition qui fixera plus tard leur nombre à trois, les couronnera rois avant de les faire venir de Perse. Le texte syriaque précise aussi que les rois mages n’auraient pas été trois, mais « une multitude ». Et ils ne venaient pas de Perse mais de « Shir », un pays identifié aujourd’hui avec la Chine. 

Les mages auraient alors attendu des milliers d’années la venue de cette étoile qui les aurait ensuite guidés vers une grotte de Bethléem où elle se serait changée en enfant les appelant à rentrer chez eux pour prêcher l’Évangile.

 

Surtout, le texte décrit avec minutie les rituels des mages, adeptes de la prière silencieuse. « Il y a de nombreux détails sur leurs rituels et leur prière silencieuse, raconte Brent Landau. Il décrit une montagne sacrée et des rites de purification à une source sacrée. »

 

Le chercheur, spécialiste des textes apocryphes, ne met cependant pas ce texte au même niveau que l’Évangile de Matthieu mais  celui d’un admirateur qui, fasciné par les mages, aurait créé et développé l’histoire.

 

Dérivé de l’araméen, le syriaque était notamment la langue de l’Église assyrienne d’Orient qui, aux VIIe et VIIIe siècles avait évangélisé jusqu’en Chine.

On ne soulignera jamais assez les dégâts causés par les évangiles apocryphes comme les nombreuses approximations des évangiles. On aurait tant appréciés que le Christ laisse un écrit, de sa propre main, mais nous sentirions nous aussi libre, aussi respecté comme créature de Dieu, aussi comparable et imparfait que ses compagnons de route ?

 

  

L’EVEQUE DE RATISBONNE, FUTUR PREFET DE LA CONGREGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI ET LA THEOLOGIE DE LA LIBERATION

Dans « L’Osservatore Romano », l’évêque de Ratisbonne a précisé les conditions d’une « authentique théologie de la libération ». 

Cependant, selon les médias italiens, Mgr Gerhard Ludwig Müller, évêque de Ratisbonne (Allemagne), pourrait être prochainement nommé par Benoît XVI préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le cardinal américain William Levada, actuel préfet, âgé de 75 ans depuis le 15 juin dernier, pourrait bientôt remettre au pape sa démission.

Âgé de bientôt 64 ans, Mgr Müller, évêque de Ratisbonne depuis 2002 et théologien réputé, a travaillé à l’édition des Œuvres complètes de Joseph Ratzinger, dont il est personnellement proche. De 1998 à 2002, il a été membre de la commission doctrinale de la Conférence des évêques allemands. 

 Toutefois, certains mettent en cause sa proximité personnelle avec le dominicain péruvien Gustavo Gutierrez, l’un des fondateurs de la théologie de la libération.

C’est pourquoi la publication, le 22 décembre par L’Osservatore Romano, le quotidien édité par le Saint-Siège, d’un long texte signé de Mgr Müller, déjà publié dans le quotidien allemand Die Tagespost le 6 décembre, et précisant le regard de l’Église sur ce courant théologique, prend un relief particulier. 

 

À l’occasion du 25e anniversaire de l’insruction Libertatis conscientae, signée du cardinal Ratzinger sur la théologie de la libération, Mgr Müller manifeste son adhésion à l’analyse de l’ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, notamment quant à « la tendance à politiser la théologie et à réduire l’Église à une activité terrestre ». 

 

Mgr Müller retrace la constance avec laquelle le dicastère romain, déjà en 1984 et en 1986, avait voulu « empêcher les théologies de la libération de devenir des idéologies politiques et de perdre leur caractère théologique ». « Au bout du compte, de telles “théologies” n’étaient que la superstructure d’un projet marxiste. ». "L'Evangile en lui même est un message de liberté et de libération".

Insistant sur la pertinence de la doctrine sociale de l’Église et de son option préférentielle pour les pauvres, Mgr Müller explique que « l’Évangile en lui-même est un message de liberté et de libération », qui « exclut toute idéologie de l’auto-rédemption de l’homme ». Pour lui, « les Écritures manifestent que l’histoire de l’Alliance est une histoire de libération, avec une option toujours plus évidente de Dieu pour les pauvres, les souffrants, (…) portant en elle une éthique ».  

Appelant de ses vœux à « une authentique théologie de la libération », Mgr Müller exclut de « répondre à la violence par la violence, à la terreur par la terreur, à la privation de droits par la privation de droits » mais relève que « l’option préférentielle pour les pauvres, loin d’alimenter les conflits, surmonte les barrières entre les classes et fait de la solidarité, de la dignité humaine et de la subsidiarité les principes généralement valides de l’ordre social ».

 

Il conclut en confirmant que « la pratique libératrice des chrétiens, qui résulte de la libération du péché et de l’annonce de la grâce, vise le changement et l’amélioration des conditions de vie matérielle et sociale ». 

Tout le monde se souvient des images d’un Jean-Paul II sermonant du doigt le prêtre à l’origine de la théologie de la libération. On peut cependant remarquer des similitudes entre le christianisme et le marxisme, sans pour les confondre et ignorer la dimension laïque du marxisme.  

 

 

10:49 Écrit par Daniel

15/12/2011

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DES CHERCHEURS PRECONISENT LA PILULE A DES RELIGIEUSES POUR LUTTER CONTRE LE CANCER

 

Depuis une semaine, la presse se déchaîne contre un article publié le 8 décembre – fête de l’Immaculée conception - dans les colonnes du Lancet, la prestigieuse revue médicale britannique.

 

Dans cet article, un couple de chercheurs australiens, le Dr Kara Britt et le Pr Roger Short, affirment que les religieuses catholiques ayant fait vœu de chasteté devraient utiliser la pilule pour diminuer les risques de cancer du sein, des ovaires et du col de l’utérus.

 

Ils ont estimé que, comme toutes les femmes n’ayant jamais accouché, les religieuses sont exposées à un risque plus élevé que la moyenne d’être atteintes de certains cancers. Ils affirment aussi que l’usage des contraceptifs hormonaux a un effet protecteur contre certains processus cancéreux.

 

Et de conclure que les religieuses, qui n’ont pas accès à la contraception, « paient un prix exorbitant pour leur chasteté ».

 

Karen Brauer, présidente américaine de Pharmacists for Life International, a réagi en soulignant que l’argumentation était tellement pauvre qu’elle avait cru sur le coup qu’il s’agissait d’une parodie d’article scientifique.

 

Analysant les résultats des Dr Britt et Short, elle a montré que les religieuses âgées de moins de 70 ans meurent moins du cancer de l’utérus que le groupe témoin. Au-delà de 70 ans, les chiffres sont fluctuants.

 

Le seul cancer auquel les religieuses sont davantage exposées est celui du sein mais les chercheurs australiens ont reconnu que la pilule n’a pas d’incidence sur ce risque. Les femmes qui utilisent la pilule ont un risque accru de thrombose veineuse profonde et d’hypertension.

 

Soulignant pour sa part que le cancer du col de l’utérus comme celui des ovaires sont peu fréquents et qu’ils se soignent lorsqu’ils sont décelés tôt, l’oncologue Luis Raez a estimé qu’il serait absurde d’utiliser la pilule dans l’espoir de prévenir ces types rares de cancer alors qu’elle élève le risque d’autres problèmes sérieux.

 

A moins que la revue soit orientée, on se demande comment une revue réputée sérieuse et de référence, a pu publier un article aussi léger, de quoi la décrédibiliser pour toujours. Ce n'est pas la première fois que des revues scientifiques publient des recherches sans les vérifier, dixit l'une de mes cousines, professeur d'université en Biologie en Italie.

 

 

 

 

 

ITALIE : L’EGLISE CATHOLIQUE CRITIQUEE POUR SES EXEMPTIONS FISCALES

 

Dans le contexte du plan de rigueur mis en œuvre par le nouveau gouvernement Monti, la polémique enfle en Italie sur les exemptions fiscales dont bénéficie l’Église locale.

 

La polémique a été lancée par Renate Polverini, la gouverneure du Latium en déclarant que si les familles paient l’impôt local sur l’immobilier, tous doivent le payer. Des  parlementaires de plusieurs partis l’ont rejoint dans la contestation en estimant que l’Église catholique ne contribue pas suffisamment à l’effort général pour sortir le pays de la crise.

 

Le Concordat entre l’Italie et le Saint-Siège (révisé en 1984) permet à l’Église d’être exemptée de l’ICI quand ses propriétés servent au culte ou à des activités éducatives, sociales et sanitaires. Elle y est assujettie quand l’exploitation de ses propriétés est purement commerciale.

 

Cependant, il suffit qu’une chapelle soit construite dans un hôtel pour qu’elle échappe à cet impôt. Le quotidien « La Republicca » a donné l’exemple du restaurant français « L’Eau vive » près du Panthéon ou de l’hôtel quatre étoiles « Ponte Sisto » qui, grâce à ce procédé, sont exemptés de l’ICI.

 

C’est cette zone qui est vivement dénoncée alors que le patrimoine contrôlé par l’Église et par le Vatican est évalué en Italie à 20% de l’immobilier total. Selon l’Association nationale des communes italiennes, le manque à gagner pour le Trésor public se situerait entre 500 et 700 millions d’euros par an.

 

 « S’il y a des éléments de la loi à revoir ou à discuter, il n’y a pas d’objections de notre part« , a déclaré le cardinal Bagnasco, président de la Conférence épiscopale italienne. Il rappelle que l’exemption de l’impôt immobilier pour les œuvres éducatives, hospitalières et caritatives permet de combler les lacunes du système social italien, et met en garde contre l’écroulement de ce filet de sécurité sociale.

 

Ceux qui mènent le combat pour l’imposition des biens immobiliers ecclésiaux ne nient pas ce rôle essentiel, mais estiment que l’Église profite largement d’un système taillé sur mesure.  Ils rappellent que la Commission européenne enquête sur les distorsions de concurrence dans le secteur hôtelier, par exemple à Rome, du fait des exemptions fiscales de l’Église.

 

C’est le système du « 8 pour mille » qui pourrait être mis en question. En effet, comme en Allemagne, l’Église reçoit chaque année près d’un milliard d’euros provenant de cette contribution volontaire des assujettis à l’impôt qui choisissent ainsi de soutenir le culte de leur choix.

 

C’est clair qu’il y a quelque chose qui cloche si je puis dire. Il n’y a pas de raison que l’Eglise ne contribue pas à redresser le pays ne fut-ce que renoncer quelques années à son exemption, le temps que le pays se redresse.

 

11:08 Écrit par Daniel

13/12/2011

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LA BIBLIOTHEQUE VATICANE NUMERISE SES MANUSCRITS GRACE A LA NASA

 

8 000 des 80 000 manuscrits précieux de la Bibliothèque Vaticane sont actuellement en cours de numérisation, à l’aide de la technologie FIST (Flexible Image Transport System) mise au point par la Nasa.

 

La Bibliothèque vaticane conserve près de 1 600 000 livres antiques et modernes, 8 300 incunables dont plusieurs dizaines en parchemlin, plus de 150 000 manuscrits et documents d'archives, 100 000 documents imprimés et incisions, 300 000 monnaies et médailles et 20 000 objets d’art. Parmi ses trésors figurent le sacramentaire gélasien, l'évangile Barberini, le Codex Borgia et la Bible de Gutenberg.

 

Pour Mgr Cesare Pasini, préfet de la bibliothèque, il s’agit d’une étape décisive dans la conservation de ces documents, parmi lesquels le fameux « Papyrus Bodmer », l’une des premières traces écrites d’un évangile. Compte tenu de leur fragilité, certains de ces documents ne peuvent être ouverts que partiellement. 

 

Cependant, le financement de l’ensemble reste incertain compte tenu de la crise. L’Université d’Heidelberg (Allemagne) et la fondation Enzo-Hurby (Italie) figurent parmi les mécènes. Des discussions sont en cours avec d’autres universités qui pourraient participer au financement en échange d’autres services.  

 

Si l'ensemble des documents sera disponible d’ici un an, je ne m'étenderai pas sur le nom du procédé de numérisation...

 

 

 

08:00 Écrit par Daniel

12/12/2011

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BELGIQUE : LA DESOBEISSANCE DES PRETRES AUTRICHIENS FAIT DES VAGUES

 

La vague de contestation dans l’Église gagne la Belgique après les Autrichiens, les Irlandais et autres nationalités. Plus de 50 prêtres et laïcs flamands ont publié un manifeste dans lequel ils invitent leurs évêques à des réformes urgentes.


Comme dans « l’Appel à la désobéissance de 400 prêtres autrichiens », ils revendiquent aussi l’accès à la communion pour les divorcés remariés, l’ordination d’hommes et de femmes mariés et l’accès des laïcs à la prédication des homélies.


« Une communauté ecclésiale organisée reste nécessaire, écrivent-ils. Mais sa forme actuelle ne correspond plus aux réalités actuelles parce que tant pour son organisation en paroisses que pour l’exercice de ses missions, elle laisse encore tout reposer sur le sacerdoce réservé aux seuls hommes, célibataires de surcroît. Et comme le déficit en vocations est loin de s’inverser, il faut trouver de nouvelles voies pour sortir de l’impasse. »

 

Le lancement du manifeste revient au P. Johan Dekimpe, prêtre de Courtrai, âgé de 69 ans, rejoint par quelques confrères et par une poignée de laïcs.

 

Fin novembre, 5 500 personnes avaient signé leur manifeste dont des prêtres et des laïcs ainsi que des personnalités comme Roger Dillemans, recteur émérite de l’université catholique de Louvain et Paul Breyne, gouverneur de Flandre-Occidentale.

Tous se disent convaincus de pouvoir recueillir un ample soutien dans les diocèses du pays. « Nous sommes également convaincus, écrivent-ils, que, si en tant que croyants, nous prenons la parole, les évêques écouteront et seront prêts à promouvoir un dialogue sur ces réformes nécessaires et urgentes. »

En Irlande, plus d’un prêtre sur dix a rejoint l’association des prêtres catholiques, un groupe de prêtres irlandais qui réclament des « changements radicaux » au sein de l’Église, sans toutefois appeler à une rébellion ouverte.


Sans trouver un écho aussi large, ce mouvement a gagné la France où une vingtaine de prêtres du diocèse de Rouen a rejoint l’appel des Autrichiens.

 

Même si les défections font toujours désordres, celles-ci représentent qu’une goutte dans la mer au vu du nombre de prêtres restés fidèles aux directives du Vatican. Le problème se pose davantage en termes de pratiquants qui ne pourront probablement augmenter de façon significative qu’en cas de grosse catastrophe…

 

Il est étonnant que cette contestation arrive si tard. Il y a quelques années déjà, Eugen Drewermann, avait tiré la sonnette d'alarme et le besoin urgent de réformes. Ses ouvrages avaient rencontrés un grand succès public mais aucun dans l'Eglise si ce n'est sa mise à l'écart.

 

 

09:44 Écrit par Daniel

02/12/2011

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VATICAN : LES TEXTES DU PAPE VISES PREALABLEMENT 

Dans une lettre adressée aux différents chefs des dicastères et des services de la Curie romaine, Mgr Giovanni Becciu, substitut de la Secrétairerie d’État, vient de préciser la procédure de diffusion des textes signés par le pape. Portant sur « les principes qui régissent la divulgation, par les moyens de communication sociale du Saint-Siège, des textes pontificaux », la lettre met en lumière certains problèmes récurrents de communication interne au sein de l’administration vaticane.

Le substitut de la Secrétairerie d’État, demande que les textes signés par le pape mais préparés dans les différents services de la Curie soient envoyés à la Secrétairerie d’État « avec une avance raisonnable par rapport à la date prévue pour la divulgation » en vue d’une révision attentive du contenu. C’est la Secrétairerie d’État  qui se chargera ensuite d’en effectuer la distribution aux différents médias du Vatican.

Le substitut  précise que cette procédure « a pour principal objectif la défense de l’intégrité du magistère pétrinien qui pourrait être lésée par la mise en circulation de textes non encore révisés ou indûment divulgués avant l’échéance de l’embargo sur leur publication ».

Il semble que cette lettre ait été principalement motivée par l’erreur récente d’un organe de presse du Saint-Siège. Le 19 octobre, le Vatican Information Service, agence de presse liée au Bureau de presse du Saint-Siège, avait publié par erreur de larges extraits du Message du pape pour la prochaine Journée mondiale des migrants et réfugiés, et cela six jours avant sa publication officielle.

Selon Sandro Magister, elle interviendrait également en réaction à la récente note publiée par le Conseil pontifical Justice et Paix en matière de finance internationale, sous le feu des critiques jusqu’à l’intérieur du Vatican. Cette note ne portait toutefois pas la signature de Benoît XVI, ce sur quoi le Bureau de presse du Saint-Siège, lors de sa présentation, avait particulièrement insisté.

Voilà une information plutôt rassurante au regard des nombreuses bourdes que le Vatican a commis depuis l’arrivée au pouvoir du pape. Cependant, cette mesure aurait du être prise depuis le début.

 

 

REFUS DE L’AVAL DES LEBVRISTES  AU PREAMBULE  DOCTRINAL DU VATICAN

Selon Mgr Fellay, le « Préambule doctrinal » soumis par le Vatican à la mi-septembre 2011 en vue d’un retour des traditionalistes dans la pleine communion avec l’Eglise catholique ne peut recevoir, en l’état, l’aval de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX).

Dans cette interview, diffusée par le site d’informations de la Fraternité, Mgr Fellay a alors annoncé qu’il ferait ces prochains jours une proposition aux autorités romaines et que la réponse du Vatican permettrait aux lefebvristes « d’évaluer les possibilités qui (leur) sont laissées ». Et d’ajouter: « quel que soit le résultat de ces entretiens, le document final qui aura été accepté ou refusé, sera rendu public ». De sources vaticanes, écrit l’agence de presse I.Media, la réponse de Mgr Fellay devrait intervenir avant Noël.

Il a tenu à préciser que les deux années d’entretiens théologiques entre Rome et la Fraternité avaient permis aux théologiens de la Fraternité « d’exposer sans détours les points principaux du Concile qui font difficulté à la lumière de la Tradition de l’Eglise ». Mgr Fellay souligne que ce sont « des divergences doctrinales qui sont à l’origine du différend entre Rome et nous, depuis 40 ans; les mettre de côté pour obtenir un statut canonique nous exposerait à voir les mêmes divergences resurgir inévitablement, rendant le statut canonique plus que précaire, tout simplement invivable ».

L’évêque traditionaliste condamne aussi  l’opposition « sourde mais efficace » des évêques à l’égard du « Motu Proprio » (lettre apostolique) de Benoît XVI pour la libéralisation de la messe de Saint Pie V selon le rite tridentin, ni de regretter « la chute dramatique des vocations » dans les pays anciennement chrétiens. Il la met sur le compte de « la stérilité de 50 ans d’ouverture au monde moderne ».

Quand on dit que le loup est rentré dans la bergerie… Et dire que nous aimons tous le même Dieu.

 

 

LE PAPE ET LA CEINTURE DE SECURITE

Selon le journal «Westfälische Rundschau », l’avocat Johannes Christian Sundermann a été chargé par un mandataire de dénoncer « Monsieur Joseph Ratzinger » à la justice pour ne pas avoir respecté à plusieurs reprises l’obligation d’attacher sa ceinture dans sa papamobile à Freiburg, lors de sa visite en Allemagne fin septembre.  

Il a cité comme témoins l’archevêque Robert Zollitsch, président de la Conférence épiscopale allemande, et le ministre-président du Bad-Württemberg Winfried Kretschmann.  

Heureusement que le ridicule ne tue pas. 

 

 

 

16:39 Écrit par Daniel