15/12/2011

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DES CHERCHEURS PRECONISENT LA PILULE A DES RELIGIEUSES POUR LUTTER CONTRE LE CANCER

 

Depuis une semaine, la presse se déchaîne contre un article publié le 8 décembre – fête de l’Immaculée conception - dans les colonnes du Lancet, la prestigieuse revue médicale britannique.

 

Dans cet article, un couple de chercheurs australiens, le Dr Kara Britt et le Pr Roger Short, affirment que les religieuses catholiques ayant fait vœu de chasteté devraient utiliser la pilule pour diminuer les risques de cancer du sein, des ovaires et du col de l’utérus.

 

Ils ont estimé que, comme toutes les femmes n’ayant jamais accouché, les religieuses sont exposées à un risque plus élevé que la moyenne d’être atteintes de certains cancers. Ils affirment aussi que l’usage des contraceptifs hormonaux a un effet protecteur contre certains processus cancéreux.

 

Et de conclure que les religieuses, qui n’ont pas accès à la contraception, « paient un prix exorbitant pour leur chasteté ».

 

Karen Brauer, présidente américaine de Pharmacists for Life International, a réagi en soulignant que l’argumentation était tellement pauvre qu’elle avait cru sur le coup qu’il s’agissait d’une parodie d’article scientifique.

 

Analysant les résultats des Dr Britt et Short, elle a montré que les religieuses âgées de moins de 70 ans meurent moins du cancer de l’utérus que le groupe témoin. Au-delà de 70 ans, les chiffres sont fluctuants.

 

Le seul cancer auquel les religieuses sont davantage exposées est celui du sein mais les chercheurs australiens ont reconnu que la pilule n’a pas d’incidence sur ce risque. Les femmes qui utilisent la pilule ont un risque accru de thrombose veineuse profonde et d’hypertension.

 

Soulignant pour sa part que le cancer du col de l’utérus comme celui des ovaires sont peu fréquents et qu’ils se soignent lorsqu’ils sont décelés tôt, l’oncologue Luis Raez a estimé qu’il serait absurde d’utiliser la pilule dans l’espoir de prévenir ces types rares de cancer alors qu’elle élève le risque d’autres problèmes sérieux.

 

A moins que la revue soit orientée, on se demande comment une revue réputée sérieuse et de référence, a pu publier un article aussi léger, de quoi la décrédibiliser pour toujours. Ce n'est pas la première fois que des revues scientifiques publient des recherches sans les vérifier, dixit l'une de mes cousines, professeur d'université en Biologie en Italie.

 

 

 

 

 

ITALIE : L’EGLISE CATHOLIQUE CRITIQUEE POUR SES EXEMPTIONS FISCALES

 

Dans le contexte du plan de rigueur mis en œuvre par le nouveau gouvernement Monti, la polémique enfle en Italie sur les exemptions fiscales dont bénéficie l’Église locale.

 

La polémique a été lancée par Renate Polverini, la gouverneure du Latium en déclarant que si les familles paient l’impôt local sur l’immobilier, tous doivent le payer. Des  parlementaires de plusieurs partis l’ont rejoint dans la contestation en estimant que l’Église catholique ne contribue pas suffisamment à l’effort général pour sortir le pays de la crise.

 

Le Concordat entre l’Italie et le Saint-Siège (révisé en 1984) permet à l’Église d’être exemptée de l’ICI quand ses propriétés servent au culte ou à des activités éducatives, sociales et sanitaires. Elle y est assujettie quand l’exploitation de ses propriétés est purement commerciale.

 

Cependant, il suffit qu’une chapelle soit construite dans un hôtel pour qu’elle échappe à cet impôt. Le quotidien « La Republicca » a donné l’exemple du restaurant français « L’Eau vive » près du Panthéon ou de l’hôtel quatre étoiles « Ponte Sisto » qui, grâce à ce procédé, sont exemptés de l’ICI.

 

C’est cette zone qui est vivement dénoncée alors que le patrimoine contrôlé par l’Église et par le Vatican est évalué en Italie à 20% de l’immobilier total. Selon l’Association nationale des communes italiennes, le manque à gagner pour le Trésor public se situerait entre 500 et 700 millions d’euros par an.

 

 « S’il y a des éléments de la loi à revoir ou à discuter, il n’y a pas d’objections de notre part« , a déclaré le cardinal Bagnasco, président de la Conférence épiscopale italienne. Il rappelle que l’exemption de l’impôt immobilier pour les œuvres éducatives, hospitalières et caritatives permet de combler les lacunes du système social italien, et met en garde contre l’écroulement de ce filet de sécurité sociale.

 

Ceux qui mènent le combat pour l’imposition des biens immobiliers ecclésiaux ne nient pas ce rôle essentiel, mais estiment que l’Église profite largement d’un système taillé sur mesure.  Ils rappellent que la Commission européenne enquête sur les distorsions de concurrence dans le secteur hôtelier, par exemple à Rome, du fait des exemptions fiscales de l’Église.

 

C’est le système du « 8 pour mille » qui pourrait être mis en question. En effet, comme en Allemagne, l’Église reçoit chaque année près d’un milliard d’euros provenant de cette contribution volontaire des assujettis à l’impôt qui choisissent ainsi de soutenir le culte de leur choix.

 

C’est clair qu’il y a quelque chose qui cloche si je puis dire. Il n’y a pas de raison que l’Eglise ne contribue pas à redresser le pays ne fut-ce que renoncer quelques années à son exemption, le temps que le pays se redresse.

 

11:08 Écrit par Daniel

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