24/11/2011

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LOURDES : DEUX NOUVELLES GUERISONS MIRACULEUSES

 

Du 19 au 20 novembre, le docteur Alessandro De Franciscis a animé à Paris la réunion annuelle du Comité médical international de Lourds dont il est le secrétaire. Parmi la cinquantaine de déclarations de guérisons qu’il a reçues cette année à Lourdes, il souhaitait attirer l’attention des membres du comité sur une quinzaine de cas qu’il jugeait très sérieux. 

 

Après deux jours de travaux, ce sont deux cas de guérisons auquel le CMIL a reconnu un caractère exceptionnel dans l’état actuel des connaissances scientifiques. Ces avis vont être transmis aux évêques des diocèses (italiens) concernés, à charge pour eux de qualifier ou non ces guérisons de « miracles ».

 

C’est à l’été 1978, dans les piscines des sanctuaires, qu’Alessandro De Franciscis, alors jeune bénévole italien de 23 ans et étudiant en médecine, a reçu le choc de sa vie. 

 

Après une année à l’école de santé publique de l’Université Harvard, aux États-Unis, il revient exercer à plein-temps à l’hôpital général de Caserte où il s’occupe des prématurés. 

 

Agrégé en pédiatrie au sein de la faculté de médecine de Naples, il y reste en tant que professeur jusqu’à ce qu’il soit appelé en France, en 2009, par l’évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Jacques Perrier, au poste de médecin permanent du Bureau des constatations médicales des sanctuaires.

 

C’est que, parallèlement à sa carrière professionnelle, Alessandro De Franciscis a été secrétaire général de la Fédération européenne des associations de médecins catholiques. Il a aussi repris des études à la faculté pontificale de théologie d’Italie du Sud. Il s’est même engagé en politique, en tant que député et président de la Province de Caserte.

 

Se sentant appelé à tout quitté pour s’occuper des malades de Lourdes, il vit sa nouvelle charge comme une vocation. A la veille de partir pour Paris, le médecin a rassemblé les dernières pièces constitutives des différents dossiers de guérisons enregistrées à Lourdes, parmi lesquelles ceux de personnes atteintes d’un cancer et qui refusaient tout traitement. 

 

Cette année encore, les guérisons sont liées à l’usage de l’eau de Lourdes. En augmentation, elles concernent surtout des personnes qui se remettent à marcher.

 

En ce qui me concerne, je garde un souvenir puissant et émouvant des malades que j’aidais à se baigner dans l’eau de Lourdes, du temps où j’étais numéraire à l’Opus dei….    

 

 

 

UN EVEQUE ANGLICAN DECONSEILLE L’UTILISATION DU NOUVEAU MISSEL ROMAIN

 

Dans une lettre pastorale rendue publique vendredi 18 novembre, le Dr Richard Chartres, évêque anglican de Londres, a demandé aux prêtres de son diocèse de ne pas utiliser la nouvelle version du Missel romain qui entrera en vigueur dimanche 27 novembre, premier dimanche de l’Avent, dans l’ensemble des pays anglophones.

 

Selon lui, « certains de nos prêtres ont adopté le rite romain en signe de fidélité à l’ancienne tradition commune et comme expression de notre unité en Christ » en référence au Mouvement d’Oxford qui, au XIXe siècle, avait favorisé l’usage de rites catholiques dans l’Église anglicane. L’évêque de Londres estime que ce n’est plus possible avec la nouvelle version du Missel romain.

 

Il ajoute que « Le nouveau rite romain change considérablement par rapport à son prédécesseur, aussi bien que par rapport à la liturgie commune de l’Église d’Angleterre, explique-t-il. La justification de ces changements est que les textes révisés sont plus conformes aux originaux latins et sont un retour à un langage plus traditionnel. »

 

Le Dr Chartres relève en outre que l’invitation faite aux anglicans par Benoît XVI d’entrer dans la communion de Rome change la donne. « Trois prêtres de notre diocèse ont franchi le pas. Ils ont suivi leur conscience, relève l’évêque de Londres. Pour ceux qui restent, il ne serait pas logique d’offrir l’Eucharistie en communion avec l’Église romaine avec ce qu’impliquerait l’adoption des nouveaux rites. »

 

Il met notamment en cause la prière pour le pape, tout en relevant que les anglicans peuvent tout à fait le reconnaître comme « Patriarche d’Occident » et prier pour lui à ce titre. Pour lui, ces rites catholiques « ne sont pas seulement une prière pour le pape mais aussi l’expression d’une communion avec lui ». « Une communion que le pape Benoît XVI rejetterait certainement », relève le Dr Chartres, puisque ces communautés ont choisi de ne pas rejoindre l’Église catholique…

 

Selon lui, « les prêtres et paroisses qui adoptent les nouveaux rites (…) font la claire déclaration de leur dissociation non seulement avec l’Église d’Angleterre mais aussi avec la communion romaine ». « C’est une trahison pastorale vis-à-vis des laïcs et un sérieux problème canonique » Il exhorte les anglicans « à ne pas créer plus de désunion en adoptant les nouveaux rites ».

 

Si les autres religions accusent souvent l’Eglise catholique de vouloir les dominer et de se considérer comme la seule vraie religion, on constate une fois de plus qu’une forme de syncrétisme chrétien relève du vœux pieux.  C'est d'autant moins rassurant que les Anglicans sont plus ouverts que les catholques et acceptent notamment aux femmes prêtres. 

 

 

 

 

08:02 Écrit par Daniel

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