04/11/2011

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SELON LE CARDINAL KOCH, DE NOMBREUX JUIFS SOUHAITENT LA BEATIFICATION DE PIE XII

 

Lors d’une conférence sur les relations judéo-chrétiennes à l’université américaine Seton Hall, le cardinal Koch, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens et de la commission pour les relations avec le judaïsme, a précisé que beaucoup de juifs se réjouissaient de l’éventuelle canonisation de Pie XII.

 

Selon lui, l’ouverture des archives vaticanes au sujet de la Shoah devrait permettre d’apporter un nouvel éclairage sur un sujet pour lequel beaucoup d’historiens estiment que Pie XII n’en aurait pas fait assez pour protéger les juifs.

 

Ces affirmations ont été plutôt mal reçues par une partie du public composé de rabbins et prêtres selon The Forward, le quotidien juif américain. Elles démontrent « le défi permanent auquel font face les relations judéo-chrétiennes », a affirmé le rabbin Eric Greenberg, directeur des affaires interreligieuses de la Ligue anti-diffamation. Selon lui, l’opinion du cardinal est source d’inquiétude parce qu’elle « épouse le point de vue des apologistes de Pie XII, plutôt que celle de la majorité des chercheurs juifs et catholiques ». « Il cite des opinions isolées ou marginales, donnant l’impression qu’il s’agit de la position du courant principale du judaïsme », a-t-il ajouté.

 

Sans la nommer, le rabbin mettait en cause la Fondation Pave the way qui a déjà publié une abondante documentation prouvant que Pie XII est intervenu publiquement et secrètement pour sauver des juifs.

 

Il est urgent de mettre un terme à la polémique en ouvrant portes et fenêtres étant donné que cela fait de nombreuses années déjà que des historiens de tout bord tentent de jeter le discrédit ou d’encenser Pie XII. On a déjà perdu assez de temps. Pour ma part, le simple fait que ce pape engendre autant de polémiques suffit à ne pas le béatifier.

 

Dès lors que les saints sont censés nous servir d’exemples, un tel pape, comme d’ailleurs le fondateur de l’Opus dei, ne feront jamais l’unanimité. Dieu et ses saints doivent avant tout être synonymes de paix.

 

 

 

 

ROME : DIX PRINCIPES POUR LUTTER CONTRE LA PEDOPHILIE

 

Lors d’un forum international intitulé « Les enfants du monde et l’abus de leurs droits », organisé jeudi 3 novembre 2011 au Sénat italien, à Rome, le promoteur de justice de la Congrégation pour la doctrine de la foi a proposé dix « principes » que les communautés et les institutions peuvent suivre afin de protéger les mineurs.

 

Lors de l’initiative de l’International Centre for missing and exploited chlidren de l’hôpital romain du Bambino Gesù et du centre italien d’assistance aux victimes Telefono azzurro, Mgr Scicluna a encouragé la libre divulgation des crimes commis par le clergé. Il a par ailleurs souhaité une plus grande implication de la psychologie et de la sociologie.

 

Le premier principe indique que « le bien-être de l’enfant est une préoccupation prioritaire pour tous ». Cela passe par « la protection et le respect de “l’innocence” de l’enfant » auquel doit s’engager chaque personne, ainsi que par « la protection du droit à une éducation saine » pour chaque enfant, sans « discriminations fondées sur le sexe, la race ou la religion ».

 

Le deuxième principe invite à prendre conscience que « les abus sur des enfants sont une blessure tragique ». L’Église catholique, précise Mgr Scicluna dans son intervention, « sait bien qu’à chaque fois que l’un de ses ministres (…) abuse sexuellement d’un mineur, une blessure tragique est infligée à la communauté, étant donné le dommage d’une répugnance indescriptible causé à l’enfant ».

 

Troisièmement, « la promotion de la responsabilité des enfants et des familles devient un aspect essentiel de la prévention des abus ». Il s’agit d’une part de promouvoir l’éducation, afin que l’enfant soit « conscient de sa propre dignité » et qu’il sache « se protéger des intrusions », mais aussi afin que les parents soient « capables de percevoir les signes d’un abus dès le début ». D’autre part, Mgr Scicluna rappelle que « le devoir et le droit de dénoncer les abus aux autorités supérieures incombent aux parents ou aux tuteurs des mineurs concernés ».

 

Lorsque la dénonciation concerne des membres du clergé, « la divulgation peut être rendue difficile par des considérations erronées et déplacées de loyauté et d’appartenance », regrette le promoteur de justice de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Malheureusement, renchérit-il, le pouvoir sacré, qui « génère à juste titre une confiance sacrée, (…) peut entraîner une crainte erronée de révéler des crimes commis par des leaders religieux ».

 

Dans ce discours riche de nombreuses références à des textes de Benoît XVI et de la Congrégation pour la doctrine de la foi, un quatrième principe invite « les institutions mondiales, y compris les communautés religieuses », à « donner l’exemple en matière de formation et de sélection des opérateurs pastoraux ».

 

« Une conduite irréprochable » est ensuite exigée de la part des opérateurs pastoraux et des responsables. « Les institutions doivent adopter des codes de comportement clairs définissant nettement les limites dans les relations professionnelles entre les opérateurs pastoraux et les personnes qui s’adressent à eux », indique ce « décalogue ».

 

Sixièmement, il est rappelé que l’acte pédophile « est aussi un délit passible de poursuites selon la loi civile ». Il est important de coopérer avec les autorités de l’État, ajoute Mgr Scicluna.

 

« Un autre point concerne la nécessité que les institutions prennent en charge le soin des victimes et des auteurs des abus », poursuit le promoteur de justice de la Congrégation pour la doctrine de la foi, rappelant que « si l’auteur d’un abus est laissé à lui-même, le risque de récidive est très élevé ».

 

Le huitième principe à suivre indique pour sa part que « les auteurs d’abus qui ne sont pas capables de respecter les limites fixées perdent le droit de servir la communauté ».

 

Les institutions telles que l’Église devraient faire preuve d’ouverture envers d’autres disciplines telles que la psychologie, la sociologie et le droit, dans le domaine de la prévention des abus, préconise ensuite Mgr Scicluna.

 

Enfin, ce dernier a rappelé qu’« aucune stratégie pour la prévention des abus sur des mineurs ne pourra fonctionner sans engagement et responsabilité ».

 

Du 6 au 9 février 2012, l’Université pontificale grégorienne, en collaboration avec la Congrégation pour la doctrine de la foi, organisera un symposium destiné aux évêques du monde entier et aux responsables de congrégations religieuses pour une réponse globale au problème de la pédophilie et de la protection des plus faibles. (*)

 

Ces beaux principes auraient du être exprimé bien plus tôt. De nombreux drames auraient pu être évités. Cependant, espérons que la délation – pas très chrétienne comme pratique - n’engendre pas des règlements de compte.

 

 

 

 

(*) Source La Croix

11:28 Écrit par Daniel

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