27/10/2011

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 RUSSIE : ADORATION D’UNE RELIQUE DE LA VIERGE  

Des centaines de milliers de Russes ont bravé le froid et la pluie pour venir vénérer la relique de la Ceinture de la Vierge Marie à Saint-Pétersbourg. C’est la première fois que cette relique, propriété du monastère de Vatopedi, sur le Mont Athos, sortait de Grèce.


Au terme de plusieurs heures d’attente, les croyants peuvent enfin pénétrer dans l’église Notre-Dame de Kazan, dans le couvent de Novodievitchi, le temps de faire un signe de croix, de toucher la relique et de céder la place quelques secondes plus tard à la personne suivante. La file d’attente pour venir la vénérer s’est étendue sur plus de cinq kilomètres, le long de la perspective de Moscou, l’une des plus longues avenues de l’ancienne capitale impériale.


Cette précieuse tunique, connue pour ses vertus miraculeuses de guérison est conservée dans une châsse. Portée par la Vierge jusqu’à la fin de sa vie et sa montée au ciel, selon la tradition, cette tunique posséderait le pouvoir de guérir de maladies graves, et peut aussi stimuler la fertilité, selon le Patriarcat de Moscou.
 

La venue de cette relique était un événement très attendu en Russie qui est confrontée, depuis la chute de l’URSS, à un cercle vicieux démographique, la détérioration des conditions de vie ayant notamment entraîné une mortalité accrue, accompagnée d’une crise de la natalité.

 

Le plus étonnant est que Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev sont allés l’accueillir à l’aéroport de Saint-Pétersbourg.

 

Les scellés de la châsse contenant la relique furent brisés pour la première fois par l’empereur byzantin Léon VI le Sage. Vers 888, Zoé, l’épouse de l’empereur, se trouvant gravement malade, fut selon la tradition avertie au cours d’une révélation qu’elle obtiendrait sa guérison par l’imposition de la Ceinture de la Mère de Dieu. L’empereur baisa la relique avec vénération et la remit au patriarche. Dès qu’il eut déployé la ceinture sur la tête de l’impératrice, celle-ci fut délivrée de sa maladie.

 

Après Saint-Pétersbourg, la relique fera le tour de la Russie. Elle sera exposée dans une douzaine de villes dont Ekaterinbourg où la famille de Nicolas II fut assassinée, Norilsk, Vladivostok, Krasnoïarsk, Nijni-Novgorod, Saransk, Samara, Kaliningrad avant d’arriver à Moscou où elle sera accueillie 19 novembre par le patriarche Kirill. Les patriarches Daniel de Roumanie, Ilia de Géorgie et le métropolite Krystof de Tchéquie et Slovaquie seront aussi présents. La ceinture retournera au Mont Athos le 23 novembre.

 

Quand on se souvient des persécutions subies par l’URSS durant des décennies, il s’agit d’un évènement qui du point de vue symbolique est de grande importance. Il illustre le fait que la foi renaît toujours de ses cendres et demeure toujours présente en chacun de nous quoi qu’il arrive. 

 

 

BELGIQUE : LA PLAINTE CONTRE MGR LEONARD JUGEE IRRECEVABLE 

La chambre des mises en accusation d’Anvers a jugé irrecevable la plainte pour infraction à la loi anti-discrimination, calomnie et diffamation déposée par l’avocat Jean-Marie De Meester contre Mgr Léonard.

 

Cette plainte avait été déposée en novembre 2010 et visait des déclarations de Mgr Léonard que l’avocat considérait comme « homophobes ».

 

Selon le parquet général, la plainte est irrecevable car l’avocat n’a pas d’intérêt personnel à la cause. La thèse a été suivie par la chambre des mises qui a aussi estimé que l’avocat n’apporte pas la preuve qu’il ait subi un dommage en tant qu’homosexuel par les déclarations de l’archevêque.

 

Me Jean-Marie De Meester a décidé de se pourvoir en cassation. Il est aussi prêt à porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme.

 

Le paradoxe veut que les décisions de justice ne sont pas toujours « juste » à partir du moment où elle ne se base sur des règles juridiques pour justifier le rejet d’une plainte. On va finir par croire que des propos homophobes sont acceptables, même dans la bouche d’un ecclésiastique.

 

 

 

NICE : UN ACCOMPAGNEMENT CHRETIEN POUR LES GAYS

 

Le Père Ollès, 74 ans, en charge depuis dix ans de la pastorale de la santé du diocèse de Nice, s’est vu confier la mission de proposer une démarche envers les fidèles homosexuels. Le but est de parvenir à une « pastorale pour les personnes homosexuelles ». Le prêtre, à qui un petit groupe de chrétiens homosexuels a demandé de les accompagner il y a sept ans, note un changement : « Dire que ces personnes ont leur place dans l’Église, c’est nouveau. Il n’est pas facile de parler de cette question dans l’Église ; pourtant, elle a surgi naturellement à la faveur du synode. »


Sous la direction des deux vicaires généraux, il a constitué une petite équipe de laïcs qui prépare un questionnaire destiné aux prêtres, religieux et diacres de Nice avec des questions du style : « Avez-vous déjà été interpellé par une personne homosexuelle dans votre mission ? Êtes-vous en relation avec une association ? Selon vous, l’homosexualité est-elle un obstacle à la pratique religieuse ?

 

Les questions vont permettre de dresser un état des lieux, première étape d’une démarche visant à susciter un espace de « parole libre » dans le clergé et au sein des familles.


Si, dès 1986, la Congrégation pour la doctrine de la foi a encouragé les évêques à promouvoir dans leur diocèse un accompagnement spirituel et sacramentel des personnes homosexuelles, les diocèses demeurent assez éloignés des groupes rassemblant des chrétiens homosexuels constitués de longue date, comme David et Jonathan ou Devenir Un en Christ.

 

Des contacts avec les associations cathogay, il ressort que les relations avec les instances religieuses sont en générales positives. Cependant, de nombreux cathogays ne souhaitent pas que l’on connaissent leur situation. Plusieurs d’entre elles ont multipliés les conférences, les publications et les contacts pour que les gays trouvent enfin leur place dans l’Eglise.

 

Le paradoxe veut que si l’Eglise catholique se veut officiellement accueillante pour la personne homosexuelle, elle la rejette tout aussi officiellement du point de vue sexuel alors que la sexualité fait partie intégrante de la personnalité. Par ailleurs, la plupart du temps, cette sexualité est empreinte d’amour et surtout ne vise en aucun cas à offenser Dieu. Enfin, confier une telle pastorale à une personne aussi âgée n'est eut-être pas une bonne idée.

 

 

 

 

10:53 Écrit par Daniel

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