21/06/2011

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ROME : SYMPOSIUM SUR LES ABUS SEXUELS

 

Un symposium sur les abus sexuels commis par le clergé sur des mineurs est prévu du 6 au 9 février 2012, à Rome. Selon le père Lombardi, il rassemblera les évêques et supérieurs religieux du monde entier et non des "intellectuels qui font sensation".

 

Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a rappelé que la lutte contre la pédophilie au sein du clergé est un long processus. Il a commencé par l'intervention du pape, puis celle de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) avec le renouvellement des normes, en 2010. Il précise : "ce n'est pas uniquement avec le bon exemple du pape et avec des normes canoniques" que l'on pourra mener à terme un "processus de renouveau, de guérison et de réconciliation", expression employée par Benoît XVI dans sa lettre aux catholiques d'Irlande en mars 2010.

 

Le Père Lombardi a averti que le symposium, organisé par l'Université pontificale Grégorienne, ne sera pas "une simple démonstration de trois jours, où l'on invite des intellectuels qui font sensation, mais un élément du processus profond et sérieux de cette guérison".

 

Le promoteur de justice de la CDF, Mgr Scicluna, a confié que l'apport du symposium ne constituera pas "un système de normes pour toute l'Eglise" et sera "d'un niveau si élevé que ce serait manquer de prudence que de ne pas suivre la voix des experts".

 

Il est aussi revenu sur la publication en mai dernier de la lettre circulaire envoyée aux conférences épiscopales du monde entier qui demandait de préparer, d'ici mai 2012, des directives pour lutter contre les abus sexuels. Il a souligné la responsabilité qui incombe aux évêques pour "répondre de façon adaptée au triste phénomène des abus sexuels sur des mineurs" et le respect des législations civiles, deux points essentiels de cette lettre.

 

Parmi les intervenants au symposium figureront le cardinal Levada, Mgr Scicluna, le cardinal Reinhard Marx et la psychiatre britannique Sheila Hollins, accompagnée d'une victime. Au total, quelque 200 participants sont attendus.

 

Si l’initiative est dans la logique vaticane bien qu’elle arrive un peu tard, ce qui me fait réagir c’est le terme « guérison ».  Va-t-on aussi tenter de guérir « l’homosexualité » ? Quant aux « experts », il s’agira d’experts proches du Vatican. Par conséquent, peut-on encore parler d’objectivité ?

 

En matière de pédophilie, quelles autres mesures prendre si ce n'est celle d'enquêter puis de dénoncer à la justice le pédophile si les faits sont avérés ? Si certains écclésiastiques avaient pris leurs responsabilités dès le départ, on n'en serait pas là. Le risque est qu'à force de cadenasser l'Eglise, celle-ci sente le renfermé voir pire et fasse fuir encore un peu plus les croyants.    

 

 

 

10:10 Écrit par Daniel

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