31/05/2011

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MALTE : RECONNAISSANCE DU DIVORCE

 

Malgré l'invitation au "non" de l'Eglise, 95 % des citoyens de Malte ont accepté la légalisation du divorce.

 

Lors d'un référendum qui s'est déroulé samedi, 53,2% des 304.000 électeurs maltais, sur une population de 408.000 habitants, ont en effet adopté une proposition prévoyant le divorce après quatre ans de séparation légale. Si le vote n'avait qu'une valeur consultative, il faudra encore l'adoption d'une loi spécifique.

 

Avec le parti nationaliste, l'Eglise catholique a rallié le camp des opposants, même s'il n'a pas mené une campagne active. L'archevêque de La Valette avait averti les paroissiens qu'en votant, ils devaient "choisir entre construire et détruire" les valeurs familiales.

 

Malte, membre de l'Union européenne depuis 2004, est le seul pays en Europe à interdire encore le divorce. Actuellement, une séparation légale est possible, mais le remariage est très difficile car il faut annuler la première union. Cette procédure dure près de huit ans et rarement prononcée par des tribunaux religieux catholiques. Les deux seules exceptions à l'interdiction étaient prévues pour les Maltais ayant obtenu leur divorce à l'étranger et pour ceux ayant épousé un étranger ou une étrangère.

 

Si la présence des Chevaliers de Malte y est peut être pour quelque chose, je demeure un fervent partisan de la liberté de conscience. Par conséquent, l’Eglise n’a pas à influencer le vote des électeurs d’autant qu’en démocratie il y a séparation des pouvoirs. D’autre part sa position est connue sur le sujet.

 

D’un point de vue pratique, il faut rappeler que l’union pour la vie paraît quelque peu désuète et conçue du temps où l’homme vivait beaucoup moins longtemps. Il n’y a guère de sens de rester ensemble si la mésentente est flagrante et l’ambiance insupportable. D’autre part, quid si le désir sexuel a disparu ?

 

Tous les psychologues diront qu’après dix ans, cela passe ou cela casse. On imagine le calvaire que doit vivre un gay qui se marie et refoule ses pulsions durant plusieurs années avec les désagréments d’une sexualité peu épanouie.

 

Si dans un premier temps, il y a l’euphorie de la rencontre amoureuse où chacun idéalise l’autre grâce à de nombreuses substances chimiques secrétés par le cerveau, dans un second temps, l’autre nous apparaît tel qu’il est en réalité, avec tous ses défauts...

 

Au fil du temps, ceux-ci prennent de plus en plus d’importance et le désir sexuel diminue. Reste à savoir si les couples peuvent se contenter ensuite de la tendresse ... Le seul constat qui s’impose pour les scientifiques est que le but « naturel » de tout rencontre amoureuse est la procréation. Tout le reste ne serait qu’artifices comme le paon qui fait la roue. Par conséquent du point de vue purement scientifique, le divorce serait en quelque sorte « contre nature ».

 

Certes du point de vue spirituel, il en est tout autrement. Il y a eu engagement devant Dieu. Cependant, au vu de tous les inconvénients qui pendent au nez des futurs mariés, il est parfois préférable de rester célibataire, de surcroît si on est gay…  Cependant si aux yeux de l’Eglise, un gay ne peut assouvir sa sexualité, il ne lui reste qu’à rentrer dans les ordres.

 

 

 

 

BELGIQUE : L’EGLISE INDEMNISERA LES VICTIMES

 

Les évêques et Supérieurs religieux ont exprimé leur consternation devant les faits graves qui ont été commis par des membres du clergé et des communautés religieuses et ont déploré les souffrances et traumatismes des victimes.

 

Conscients de leur responsabilité morale et de l'attente de la société à leur égard, les Évêques et les Supérieurs religieux se sont engagés à assurer une reconnaissance des victimes et adopter des mesures réparatrices de leur souffrance.

 

Ils sont déterminés à rétablir les victimes dans leur dignité et à leur procurer des indemnités financières selon leurs besoins. Ils acceptent également de coopérer avec les experts de la Commission de suivi, à la mise en place d'une forme pluridisciplinaire de procédure d'arbitrage, pour les faits prescrits dont les cours et tribunaux ne peuvent plus connaître. Il leur paraît souhaitable que les arbitres aient, en outre, la faculté d'orienter les parties vers une médiation.

 

Les Évêques et les Supérieurs religieux s'engagent unanimement à prendre toutes les mesures dont ils disposent pour éviter que les faits graves ne puissent se reproduire à l'avenir".

 

Mise au pied du mur par les parlementaires, l’Eglise catholique n’avait d’autre choix que de suivre les recommandations de la Commission mise en place, sous peine d’être mise au ban de la société et de se voir privé de subventions. L’Eglise a enfin compris sa responsabilité morale.

 

 

 

 

 

08:32 Écrit par Daniel

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