25/03/2011

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CONFESSION : UNE MEILLEURE FORMATION POUR LES PRETRES


Face aux nouveaux défis auxquels sont confrontés les confesseurs à l'heure actuelle (fécondation in vitro, manipulations génétiques, fraudes,  corruption, évasion fiscale…), les prêtres doivent être mieux formés à la confession. C'est la raison pour laquelle la Pénitencerie apostolique du Vatican organise, tous les ans, un cours sur la responsabilité de chacun face à Dieu dans le secret de sa conscience qui suscite toujours plus d'intérêt au sein du clergé. Plus de sept cent prêtres se sont inscrits cette année pour ce cours qui est donné au Vatican du 21 au 25 mars.


En ce début du XXIe siècle, toutes ces nouvelles formes de péché sont soumises au jugement de l'Eglise. Or les prêtres ne sont pas toujours bien préparés à ces nouveaux défis. Si les confessionnaux sont aujourd'hui peu fréquentés par les fidèles, l'Eglise catholique attache cependant une importance grandissante au sacrement de réconciliation.


Durant ces cours, des cas particulièrement complexes ou délicats sont analysés. Dans le passé, les pénitents se confessaient pour une infidélité ou un juron. "Aujourd'hui la conscience du péché faiblit alors que des pratiques moralement illicites sont devenues courantes. D'où l'effort déployé par la Pénitencerie pour approfondir et valoriser le sacrement de la miséricorde en formant les jeunes prêtres et en les aidant à prendre davantage conscience de leur mission dans ce domaine" selon la radio du Vatican.


Sans vouloir affirmer qu’il y a autant de confessions que de prêtres qui la font, j’ai maintes fois pu constater que les appréciations divergent sur certains sujets, notamment dans le domaine sexuel. Alors que certains sont tolérants, d’autres sont beaucoup plus exigeant.


Je me souviens d’un prêtre de l’Opus dei qui voulait me faire renier mon homosexualité tandis qu’un autre a fouillé de façon malsaine les moindres recoins de mon âme. Un prêtre s’est énervé parce que je n’allais pas à la messe tous les dimanches tandis qu’un autre a presque refusé de me donner l’absolution parce que j’avais osé pratiquer un acte solitaire. Heureusement, cela reste des exceptions.


Le plus troublant fut sans doute quand je me suis confessé avec un exorciste qui m’écouta avec beaucoup de détachement comme si mes pêchés étaient dérisoires en comparaison des dégâts du Malin. 


A noter qu’il y a des prêtres avec qui l’on a plus d’affinités que d’autres. Certains se montrent parfois désagréables, taiseux ou distant alors que d’autres se montrent très chaleureux comme un ancien aumônier des prisons qui malgré ses problèmes de santé se rend courageusement chaque semaine pour effectuer sa tâche. C’est toujours une grande joie de le visiter.


J’ai même eu droit dans une abbaye à un prêtre plutôt fantasque qui jouait sans cesse de la soutane. Un autre confesseur m’a mis mal à l’aise en me fixant continuellement, à tel point que je préfère ne plus le voir. Il y a aussi un prêtre qui m’a confié sa tristesse de voir un jeune vouloir se suicider parce qu’il avait découvert qu’il était gay. Il n’est plus prêtre depuis. Enfin, certains d’entre eux m’ont confié leur lassitude d’entendre toujours les mêmes motifs de confession. Chacun sa croix…


Ma seule tristesse fut qu’une relation amicale s’est rompue pour quelqu’un que j’admirais parce qu’il y avait peut-être trop d’ambiguïté dans notre relation. Il m’avait demandé si j’avais déjà pensé à devenir prêtre ce que d’autres ont compris comme une forme de drague.    


Toutes ces rencontres ont contribué à construire ma foi mais aussi à relativiser les choses d’autant que parfois je croisais certains prêtres dans la rue, habillés de telles manières que rien ne les distinguaient des autres. On oublie trop souvent qu’ils sont aussi des hommes…


Je me rends toujours à la confession comme si je rends visite à un ami et non comme si j’allais chez le juge. J’en sors quasi toujours heureux et épanoui. Si j’y vais encore aujourd’hui, c’est que Dieu me donne la grâce de m’y rendre, malgré mes travers, mes infidélités, ma vie de couple gay et donc la sexualité qui va avec elle. Je suis donc sûr qu’Il m’aime « malgré les malgré » comme disait Josemaria Escriva de Balaguer.      


 

09:26 Écrit par Daniel

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