19/09/2007

 

LES PROPOS DEGENERES DU CARDINAL MEISNER

Habitué aux références au nazisme, le cardinal-archevêque de Cologne Joachin Meisner a une nouvelle fois crée la polémique en qualifiant de « dégénéré » l’art et la culture qui se couperaient trop de la religion. Il faut savoir que ce terme était utilisé par les nazis pour qualifier l’art de plusieurs peintres et cinéastes dont Kandinsky, Klee, Munch, Kokoschka, Fritz Lang et Billy Wilder. Il avait déjà fait parlé de lui en comparant la pilule abortive au gaz Zyklon B utilisé dans les camps d’extermination. En l’occurrence, il a précisé que « Là où la culture est découplée du culte, de la vénération de Dieu, le culte devient ritualisme, et la culture devient dégénérée ».  La presse comme le milieu politique ont criés au scandale. Le secrétaire d’Etat allemand à la culture a dénoncé un vocabulaire « inacceptable ». Quant au Président du Bundestag, il a qualifié les propos « d’aussi fâcheux qu’inacceptable. »  Auteur d’un vitrail moderne inauguré récemment à la cathédrale de Cologne, Gerhard Richter, a rappelé les propos du cardinal concernant son œuvre. Ce dernier lui avait dit que son vitrail conviendrait mieux à une mosquée qu’à une cathédrale gothique.

A croire le cardinal, point de salut ni d’honneur en dehors du culte divin. D’autre part, ses propos renforcent l’idée d’un retour en arrière de l’Eglise catholique qui semble se marginaliser de plus en plus par rapport au reste de la société. Certains rappellent que le pape avait lui-même appelé à lutter contre « le culte du laid ». Si de tout temps, l’Eglise a souvent été un grand mécène pour les artistes (Michel-ange, Léonard de Vinci, Raphael,…), elle est peut être mal placée pour nous donner des leçons à lire les propos du cardinal allemand et au vu de l’Histoire et de toutes les dérives qu’elle a engendré jadis même si elle a demandé pardon. N'oublions pas que pour lutter contre le communisme souvent apparenté à Satan, de nombreux hommes et femmes d'Eglise n'ont pas eu peur de s'allier avec les nazis durant la Deuxième guerre mondiale. J’imagine ce que le cardinal allemand doit penser des gays. Il me rappelle les propos du cardinal belge Joos, décédé aujourd’hui, qui avait qualifié les gays de  « pervers » et les avait comparé à des « chiens ».  Il me semblait que l’Eglise se devait d’être accueillante vis-à-vis des gays même si elle condamnait les actes homosexuels… L’excès de  rigueur conduit inexorablement à la caricature, les excès de tout bord finissant toujours par se rejoindre. Je suppose que quand on a frayé avec le mal, il en reste toujours quelquechose...

Cependant, si le pape s'entoure de tels cardinaux et à la veille de nouvelles nominations, ce n'est guère encourageant pour l'avenir mais bon. Je connais beaucoup de personnes qui vivent très bien sans croire en Dieu, qui ont des règles de vie très éthiques et qui n'ont parfois rien à envier à certains qui se disent proche de Dieu. Je persiste à croire que les soi-disant "déviants" ou "incroyants pervers" ne représentent qu'une minorité. Comme je le dit souvent, dixit Maurice Zundel  "Je crois en Dieu parce que je crois en l'homme".

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10:01 Écrit par Daniel

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