Alors qu'une partie de la classe politique française, principalement à gauche, réclame que les gays puissent adopter et se marier, il est intéressant de faire le point sur le Pacs. Depuis dix ans le nombre de Pactes civils de solidarité conclus chaque année augmente de plus en plus, passant de 22.108 en 2000 à 144.716 en 2008, selon l'Institut national d'études démographiques.
Quant aux dissolutions, elles sont passées de 620 en 2000 à 23.000 en 2008. Quant aux divorces, ils sont passés de 114.000 en 2000 à plus de 131.000 en 2007. L'âge moyen des pacsés a diminué, passant de 37,6 ans en 1999 à 31,5 ans en 2006.
A noter que Paris regroupe la majorité des pacsés, soit le double du taux moyen.
Si manifestement le nombre de Pacs a subi un big boom, le nombre de séparations n’est pas en reste non plus ce qui accrédite la thèse d’une relative instabilité sentimentale des gays, le célibat étant majoritaire. Les homosexuels vivent la solitude comme une seconde nature a dit un écrivain célèbre dont j’ai oublié le nom.
En tant que cathogay vivant en Belgique où le mariage et le contrat de cohabitation sont tous les deux possibles, à la différence de la France, j’ai opté pour le contrat qui offre moins de conséquences au niveau spirituel, tout en offrant une certaine sécurité à mon conjoint. Le reste est à mes yeux purement symbolique.
Aujourd’hui, tous les sites de la toile sont menacés par les hackers qui souvent interceptent une partie de nos transactions pour mieux nous gruger ensuite. Plus le site est important, plus il fait l’objet d’attaques. C'est là que réside le plaisir principal du hacker qui aime la difficulté car les conséquences d'une victoire sont particulièrement gratifiantes. Les sites catholiques dont celui du Vatican n’échappent pas à la règle. Bien au contraire.
Afin de faire le point sur les menaces, la Commission épiscopale européenne pour les médias a invité dans ses murs au Vatican, un jeune hacker suisse ainsi qu’un représentant d'Interpol chargé de la lutte contre la cybercriminalité.
D. P. Angelopoulos, responsable du bureau chargé de la cybercriminalité en Europe, Afrique et Moyen Orient à Interpol et « petit frère Bruno » ont été invités à s'exprimer dans le cadre de l'assemblée plénière de la CEEM, qui s'est déroulée dans l'ancienne salle du Synode au Vatican du 12 au 15 novembre avec pour thème : « La culture d'Internet et la communication de l'Eglise ».
D. P. Angelopoulos a expliqué que l'objectif est n'importe quel site catholique ou l'ordinateur d'un monastère ou d'un prêtre connecté à Internet. Selon lui, il suffit d'aller sur Facebook et d'analyser les informations que certains prêtres indiquent dans leur profil pour s’inquiéter.
Les pirates informatiques agissent principalement dans un but politique ou économique. Les attaques contre des objectifs catholiques appartiennent au premier. Parmi les plus actifs figurent les fondamentalistes islamiques qui rêvent de voir la photo de Ben Laden s’afficher sur le site du Vatican.
Selon « petit frère Bruno » (pseudo du hacker suisse), il y a trois types de hackers. Celui « au chapeau blanc » qui agit pour ses idéaux dont la liberté d'information mais qui ne cherche pas à faire de mal. Le hacker « au chapeau gris » qui agit pour des raisons humanistes mais qui ne recule pas devant la tentation de voler de l'argent ou de l'information, et enfin le hacker « au chapeau noir », appelé « cracker », dont l'objectif est criminel. La rencontre a finalement débouché sur deux recommandations soient faire preuve de bon sens et d’une grande prudence quand on est en ligne.
Je pense que toute personne sensée et informée grâce à la presse aurait pu arriver à la même conclusion. Il est néanmoins rassurant de constater que le Vatican s’informe sur les nouvelles technologies. Mieux vaut tard que jamais.
A noter que jusqu’à ce jour, aucun site catholique d’envergure n’a été victime d’une cyber attaque. L’ensemble des prières ainsi qu’un bon antivirus y ont largement contribués. Le jour où l’attaque se produira, on imagine déjà les titres des journaux. Mieux vaut s’y préparer en un temps où la guerre ne passera plus par les champs de bataille mais par les ordinateurs. Il semble qu'en la matière le Malin possède une longueur d'avance.
A l’approche de l’hiver, la Fondation Abbé-Pierre s’apprête à aider les personnes dans le besoin mais alors que le combat ne cesse de mobiliser les bénévoles, son profil sur Facebook vient d’être supprimé par les administrateurs du site. La Fondation utilisait notamment sa page afin de recruter des bénévoles et toucher un public plus jeune.
Le responsable communication, M. Colin, explique : "Notre compte, ouvert au printemps dernier, a été désactivé il y a une dizaine de jours. Il comptait 600 amis et progressait régulièrement […] Nous avons été un peu plus actifs récemment sur le site, à l’approche de l’hiver, mais nous n’avons eu aucune explication".
Quant à Facebook, il indique qu’il a le pouvoir de supprimer ou désactiver des comptes, compte tenu de plusieurs facteurs dont celui de la fréquence d’utilisation.
Alors que les homophobes peuvent cracher leur fiel sur le réseau social sans trop s’inquiéter, les associations humanitaires, catholiques de surcroît, sont désactivées car trop fréquentées. Il y a manifestement un paradoxe que l’on ne peut que mettre sur le dos de la rentabilité à tout prix.
Dans un autre style, je me souviens que l’année dernière Facebook avait supprimé un profil avec pour illustration la photo d’un chien qui avait énormément de succès également. Si le but est de pratiquer une sorte de marxisme primaire – tous égaux devant Facebook – autant l’indiquer dans les conditions générales d’accès « si vous devenez trop célèbre, veuillez passer votre chemin » à moins que le site n’accepte pas la concurrence …
Dans tous les cas alors que l’on se plaint que le net empêche les gens de se rencontrer, il est vrai aussi que la fonction première de Facebook est de se faire de nouveaux amis et non de recruter ou de servir de tremplin à une action sociale, aussi noble soit-elle. Il est bien connu que la gratuité est souvent la porte ouverte aux abus.
ADOPTION : L’EGLISE PERSISTE ET SIGNE
Après l'autorisation accordée à une femme homosexuelle vivant en couple d'adopter un enfant, l'Eglise catholique rappelle que, "pour le bien de l'enfant", un couple de parents est, selon elle, constitué par un homme et une femme, dans un communiqué diffusé jeudi par la Conférence des évêques de France.
"Le droit français reconnaît la possibilité pour une personne célibataire d'adopter des enfants", indique Mgr Descubes, archevêque de Rouen et président du Conseil Famille et Société de la CEF, dans une déclaration publiée sur son site après la décision du tribunal administratif de Besançon. "Toutefois, poursuit-il, l'adoption n'est pas une question de droits individuels mais a pour but la protection de l'enfant, privé de ses parents naturels. C'est l'intérêt supérieur de l'enfant qui doit donc guider les décisions politiques et administratives. Les droits et le bien de l'enfant limitent le droit à l'enfant".
"L'adoption permet à des enfants de faire l'expérience d'une famille et d'y être éduqué avec des repères de filiation qui doivent demeurer clairs. Une famille requiert la complémentarité de deux êtres, homme et femme, dont l'union trouve sa source dans la différence sexuelle inscrite dans les corps. Pour l'enfant, la différence irréductible des sexes de ses parents est la base et le modèle qui lui permet de construire son identité et de se situer à sa juste place parmi d'autres", ajoute Mgr Descubes.
Discours mille fois entendu et relativement logique même si idéaliste sur le fond. Ce n’est pas la première fois qu’un enfant est mal éduqué par ses parents. C’est d’autant plus vrai aujourd’hui que beaucoup d’entre eux travaillent tous les deux et n’ont pas le temps de s’occuper de lui. L’éducation repose souvent sur les épaules de l’institutrice maternelle qui essuie, seule, les plâtres voir pire.
Si ce discours est vrai dans l’absolu, il est obsolète sur le fond, du moins dans de nombreux cas. Le principal est que l’enfant bénéficie d’affection et d’attention, peut importe la configuration. De nombreux exemples démontrent que des enfants malchanceux, orphelins ou battus ont accomplis de grandes choses dans la vie. Il me plaît à croire que Dieu les a peut-être plus gâté que les autres.
Pour ma part, mon père, athée, m’a éduqué seul parce que ma mère était alcoolique une grande partie de sa vie. Je ne pense pas être un raté pour autant. Bien au contraire. Grâce à Dieu, je pense avoir réussi ma vie. Certes, j’ai beaucoup de chance. Le discours moraliste de l’Eglise n’y a rien changé. L’amour était là, tout simplement.
La Suédoise Eva Brunne, 55 ans, est la première femme ouvertement lesbienne à être ordonnée évêque. Quelques semaines plus tôt, l’Église luthérienne de Suède, la plus importante du pays, avait accepté les mariages de même sexe. Etonnant que ce pays que l’ont dit habituellement à la point des avancées sociales ait attendu si longtemps, bien après la Belgique par exemple pour accepter les unions homosexuelles.
Dans une interviewelle a déclaré qu’elle ne pense pas qu’on aurait interrogé un évêque hétérosexuel sur sa femme ou sur le mariage, précisant qu’elle était jugé sur ses compétences et non sur sa sexualité. Elle se réjouit néanmoins de servir de symbole.
Reste que du point de vue spirituel, elle croit en Dieu mais non en l’Immaculée conception, notion qui selon elle fait perdre son statut de femme à la mère du Christ. Quand aux circonstances de la naissance exactes du Christ, elle prétend que nous ne les connaîtrons jamais.
Comme pour les Anglicans, il semble que toutes les Eglises s’ouvrent aux postes à responsabilité à connotation homosexuelle, à l’exception de l’Eglise catholique. Cependant, je dirais plutôt qu’une forme d’hypocrisie s’est levée. En effet, les relations de couple non marié, hétéro et homo,représente une part non négligeable de la vie de l’Eglise catholique qui préfère fermer les yeux, du moins jusqu’à un certain point.
Rien qu’à Bruxelles, nombreux sont ceux qui connaissent un prêtre gay néerlandophone qui aux dernières nouvelles vit en couple depuis plusieurs années et fait de la politique. Quant aux prêtres gays et ceux dont la chasteté subit des fluctuations via le net, les saunas ou ailleurs, mieux vaut ne pas s’appesantir sur la question. On serait surpris. Sans vouloir porter de jugement, je dirais que l’essentiel n’est pas là, la sexualité relevant de l’intime et du jardIn secret.
FACEBOOK HOMOPHOBE ET RACISTE ?
Alors que des pirates ont infiltré plus de 300 groupes sur Facebook, on constate que le site hébergeaussi des homophobes, comme Nicolas Canut, étudiant en droit d'Avignon, en a fait l’expérience, suite à une invitation reçue en mars dernier. Cependant, le problème n'est pas neuf comme la toile en témoigne.
Après avoir entreprise des recherches, il n’a pu que constater les dégâts. En effet, à l’image de nombreuses démocraties, Facebook, fait la part belle aux extrêmes. Par contre, la présence de la spiritualité demeure désorganisée.
Le constat a conduit l’étudiant à porter plainte auprès du Procureur de la République d'Avignon pour incitation à la haine raciale et incitation à la violence envers des personnes en raison de leur orientation sexuelle.Sa plainte a abouti avec pour conséquence les suppressions des profils incriminés.
Là où la nouvelle mérite un certain intérêt est qu’il est le seul a avoir osé porté plainte contre le géant américain. Cependant, je pense qu’une simple menace de plainte envoyée à Facebook aurait peut-être suffit. Pour ma part, j’ai déjà déposé plainte auprès de Facebook qui en a tenu compte. Facebook comme les applications de l’iphone ont semble-t-il du mal a accepter l’homosexualité bien que ce n’est pas la première fois que je constate des profils de gays typés cuir et ce depuis plusieurs mois d’où mes réserves quant à accuser Facebook d’homophobe.
Le problème aujourd’hui est que les médias et lobby font souvent feu de tout bois ce qui conduit à d’autres excès. Sans porter un quelconque jugement, je constate que les quinze minutes de gloire de Wharol était vraiment les paroles d’un précurseur de la modernité. Le problème c’est qu’avec internet la machine s’emballe. On y perçoit tous les dangers de la liberté d’expression. On n’a quasi plus le droit de critiquer une personnalité. Cela frise parfois le ridicule.
D’autre part, il suffit s’annoncer par erreur la mort de quelqu’un pour que tout le monde y croit comme du temps de nos grands-parents qui gobaient tout ce qui étaient dans le journal. Source par excellence de désinformation, internet demeure malgré tout un espace de liberté extraordinaire qui démontre chaque jour le pire comme le meilleur mais surtout la fabuleuse richesse de la nature humaine et par conséquent de son créateur.
JEAN-PAUL II ET STEPHEN GATELY SANCTIFIES MALGRE EUX
Alors qu'en Italie l’affaire visant à faire enlever les crucifix des établissements publics fait beaucoup parler d’elle, on apprend que le processus pour la béatification de Jean-Paul II n'est pas terminé et aucune "annonce imminente" n'est prévue selon le Père Lombardi, porte-parole du Vatican.
Il a indiqué qu’il manquait plusieurs étapes dont le décret sur le miracle requis pour la béatification et que Benoît XVI effectuerait un voyage au Portugal en mai. Il a aussi affirmé n'avoir connaissance d'aucune demande de la part des Polonais sur une éventuelle cérémonie de béatification à Cracovie où Karol Wotjyla a été archevêque de 1963 à 1978. Il a aussi précisé que "Le pape appartient à l'Eglise universelle", rejetant l'idée d'une béatification hors du Vatican. Le cardinal Bertone a quant à lui affirmé que les informations évoquant la béatification du pape polonais au printemps 2010 n'étaient fondées sur aucune prise de décision concrète.
Rappelons que pendant les obsèques de Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre, en avril 2005, de nombreux fidèles avaient crié "Santo subito", réclamant que le pape soit proclamé saint dans l'heure. Le processus de béatification a été déclenché par Benoît XVI deux mois après le décès le 2 avril 2005 de son prédécesseur.
Point de vue mérites, il est assez éclairant de comparer la vie du Père Damien avec celle de Jean-Paul II. D’autre part, en tant que pape, comme ses prédécesseurs, il a eu les moyens de ses ambitions spirituelles, à la différence de tant de héros laïcs dont on ne parle jamais. Enfin, il serait peut-être souhaitable de ralentir la cadence des béatifications pour ne pas les décrédibiliser.
Autre forme d’acclamation mais laïque celle-là, l’envoi de 25 000 plaintes suite à la parution d’un article dans le Daily-mail après le décès du chanteur Stephen Gately, membre du groupe Boyzone.
Signé Jan Moir, l'article, paru la veille de l’enterrement du chanteur, était intitulé « Pourquoi il n'y a rien de "naturel" dans la mort de Stephen Gately ». La journaliste remettait en cause la façon dont le décès du chanteur, âgé de 33 ans, avait été présentée par sa famille et ses amis.
Retitré « Une mort étrange, solitaire et dérangeante » l'article a été considéré par beaucoup comme homophobe. On pouvait notamment y lire qu’« une fois de plus, sous la carapace étincelante et hédoniste de la célébrité, se cachait un style de vie très différent et plus dangereux », ou encore que ce décès était « un nouveau coup dur pour le mythe du happy end des mariages civils ».
Là où cela devient plus intéressant est qu’une commission de surveillance de la presse a reçu plus de 25 000 plaintes à propos de l'article, chiffre jamais atteint par aucun autre article de presse. On imagine ce que cela aurait donné la veille de la mort de Lay Di. De nombreuses célébrités ont violemment critiqué la journaliste qui a été obligée de présenter ses excuses. Néanmoins, elle maintient ses propos, expliquant que les circonstances de sa mort étaient malsaines et a affirmé qu'elle aurait écrit exactement la même chose si le chanteur avait été hétérosexuel.
Il est vrai que tout décès d’une « idole » engendre souvent des excès à la mesure de l’émotion suscitée, qu’il s‘agit d’un chanteur ou d’un pape. Cependant, il est vrai aussi que des excès d’alcool voir de drogue ont été constatés dans un premier temps, peu importe la sexualité du chanteur. Par conséquent, célèbre ou non, on ne peut pas dire qu’il s’agit d’un exemple à suivre.
Ce qui est rassurant, c’est la mobilisation de 25 000 personnes suite à l’article. Enfin, on peut s’interroger quant à la valeur d’une acclamation le lendemain d’un décès, qu’il s’agit d’un pape ou d’un chanteur. Elle relève plus de l’affectif que du mérite, du moins dans un premier temps. Quant à porter un jugement sur une vie qualifiée d’exemplaire, tout est relatif. Il y a des débauchés qui sont devenus de grands saints, à commencer par Saint Paul.
L'Abbé Pierre et Soeur Emmanuelle ont révélè leurs fêlures face à la chair, comme le sacrifice qu'ils ont fait de leur vie au service des autres. Ce n'est pas pour autant qu'ils ne peuvent pas servir d'exemples et donc être digne d'accéder au titre de saint.
Il n'y aura plus de formation pour les futurs prêtres à Ariënskonvikt à partir de l'année prochaine, a annoncé l'archevêché d'Utrecht. Dès l'année prochaine, les candidats prêtres de l'archevêché devront suivre leur formation au séminaire du diocèse d'Haarlem-Amsterdam.
La raison de cette fermeture est la forte baisse du nombre d'étudiants futurs prêtres. En 1994-1995, ils étaient 40, en 2009-2010 seulement 12. Dès lors l'organisation d'une formation à la prêtrise n'est financièrement plus réalisable. Il reste aux Pays-Bas, cinq lieux de formations pour futurs prêtres (De Tiltenberg, Rolduc , le Sint-Janscentrum, Vronesteyn et Bovendonk). Il est vrai aussi que le a une tradition protestante mais cette fermeture est à l’image d’une pratique religieuse déclinante, principalement dans les pays occidentaux catholiques.
On assiste notamment à une progression importante des Eglises évangéliques dont le succès s'explique par la manière de présenter le témoignage chrétien. C'est un christianisme de conversion, dans lequel on entre par le baptême à l'âge adulte. Le style d'expression cultuelle, l'importance de la vie communautaire, le repas du dimanche après le culte, tout répond à des aspirations actuelles mais cela débouchent aussi sur des extrêmes comme l'évangile de la prospérité où toute réussite tend à être interprétée comme une bénédiction divine.
Le courant évangélique protestant semble avoir compris qu'il ne suffisait pas de gérer un héritage culturel et religieux mais qu'il fallait témoigner du message chrétien dans l'espace public. D’autre part, l'émergence des Eglises africaines et antillaises a introduit du multiculturalisme avec pour conséquence d’avoir une religion moins ethnocentrique. Du point de vue sociologique, on est passé d'une religion par héritage à une religion par choix. Enfin, les minorités sont souvent plus actives dans l’espace public que les majorités. Si la religion catholique va si mal c’est aussi parce qu’elle est présente dans l’inconscient collectif occidental d’où peut-être l’absence d’envie de vouloir fournir le moins effort pour la pratiquer.
Cependant, le fondamentalisme et le fanatisme de certains courants ont modifié l'image d’un protestantisme réputé pour la liberté personnelle qu'il offre et par son progressisme. Alors que les Pays-Bas avaient la réputation d’être un pays ouvert, notamment par rapport aux homosexuels et à la drogue, on assiste à l’émergence de courants radicaux de plus en plus populaire. Nombreuses sont les voix qui s’élèvent contre la présence croissante des Musulmans dans la société, avec notamment le voile comme signe distinctif.
Il y a peu, L'Osservatore romano créait la polémique en publiant un article sur le catholicisme du très gay Oscar Wilde, auteur notamment du Portrait de Dorian Gray. La presse anglo-saxonne avait ironisé sur la récupération par le Saint Siège d'un homme aux mœurs plutôt « dissolues » selon la conception vaticane de la morale chrétienne. La polémique se voit relancée avec la publication en France d’un « conte évangélique et poétique pour enfants de 3 à 8 ans ».
Le journal du Vatican rendait compte d'un essai paru en Italie où Paolo Gulisano affirmait que Wilde « derrière la légèreté de son écriture, derrière le masque de la frivolité et du cynisme, cachait une conscience profonde de la mystérieuse valeur de la vie » ; qu'il avait toujours été en quête de Dieu, un Dieu qu'il n'avait « pleinement épousé qu'après l'expérience dramatique de la prison pour arriver à la fin de son itinéraire humain en communion avec l'Église catholique ».
Dans son essai, en France, Daniel Salvatore Schiffer, agrégé de philosophie, spécialiste d'esthétique, relate que le futur libertin, né en 1854 dans une famille irlandaise protestante, commença à flirter avec le catholicisme à 18 ans. Étudiant à Dublin, il rencontra le cardinal Newman, anglican devenu catholique, qui sera béatifié le 2 mai 2010. Ses ouvrages auront une grande influence sur lui pour la plus grande tristesse de son père qui l'envoya poursuivre ses études à Oxford, bastion de l'anglicanisme. C’est là qu’il sera fasciné par le stoïcisme spirituel de Rüskin avec pour décor une chambre décorée de photographies du pape et d'une statue de la Vierge Marie.
Selon lui, Wilde était déjà « attiré par la magnificence du rite catholique, bien que son indépendance d'esprit, parallèlement à une irrésolution naturelle, l'empêchât toujours d'y adhérer formellement ». Ses poèmes de jeunesse témoignent du conflit intérieur qui le traversera jusqu'à sa mort, entre la foi chrétienne et la culture païenne.
En 1877, il écrit : « Je rêve de contempler le Saint Sacrement dans une Église nouvelle et de connaître ensuite le calme et la paix de l'âme. Cependant, je change d'idée comme je respire et je suis plus que jamais déçu par moi-même. Si je pouvais espérer que l'Église éveillerait en moi quelque peu de sérieux et de pureté, je m'y abandonnerais. (…) Aller à Rome serait sacrifié mes deux grands dieux, “Argent” et “Ambition”. » À Rome, il demande une audience privée au Pape. Pie IX l'exhorte à « achever son voyage dans la vie en rejoignant la Cité de Dieu ». Bouleversé, Wilde compose dans la foulée un hymne à l'autorité divine du pontife : Urbis sacra Aeterna. Plus tard, il dira : « Je ne suis pas un catholique - je suis seulement un violent papiste »… Le catholicisme est « seulement pour les saints et les pécheurs ; pour les gens respectables, l'anglicanisme suffit ».
Une année plus tard, lorsqu'il publie le recueil de contes où figure Le Géant égoïste qui s'achève sur une évocation du Christ, il est marié, père attentif et affectueux mais toujours esthète et mondain. Cela ne l’empêche pas de présenter ses amants à sa femme qui ne se doute de rien. L’espace de quelques années, les succès littéraires, les honneurs et la richesse seront suivis du scandale, du procès intenté par le père de son jeune amant, lord Alfred, d’une condamnation pour outrage aux mœurs à deux ans de travaux forcés avec pour conséquence une déchéance physique et sociale.
En prison, il sera autorisé à recevoir des livres dont les Confessions de saint Augustin, les Pensées de Pascal, La Divine Comédie, La Vie de Jésus de Renan ainsi qu’une biographie de saint François d'Assise. C'est là aussi qu’il écrira La Ballade de la geôle de Reading, imprégné de mysticisme christique, et De profundis, considéré comme un chef-d’œuvre ainsi que son testament spirituel qui symbolise sa conversion.
Le jour de sa libération, il écrit à un monastère catholique pour demander s'il pourrait s'y retirer pendant six mois. Face au refus, il se réfugie en France où il oublie ses bonnes résolutions en renouant avec son ancien amant. Il s’en suivra une déchéance progressive qui se terminera dans une chambre d'hôtel sordide à Paris où il meurt le 30 novembre 1900 après s’être rendu à Rome pour se faire bénir par Léon XIII,perdu dans la foule sur la place Saint-Pierre. Qu’aurait été sa vie si le monastère l’avait accueilli ?Peut-être aurions-nous aujourd’hui un ancien cathogay béatifié ?Il serait peut être temps d’y penser…
La veille de sa mort, son ami Ross parvient à trouver un prêtre catholique pour lui administrer les derniers sacrements. C'est ainsi qu'il recut le baptême et l'absolution à la dernière minute, comme beaucoup de gens qui paniquent lorsque la mort s'approche d'un peu trop près. Sans vouloir juger, on constate que son approche du catholicisme fut plutôt chaotique, à la différence de Charles de Foucauld, insoumis et débauché lui aussi, mais qui après sa conversion renonça au monde et se donna totalement à Dieu. Sujet intéressant pour un film... Le monastère de Wilde porte peut-être une lourde responsabilité quant à la suite des évènements alors que d'autres ont accueilli des nazis mais il est vrai que le Christ ne portait pas de jugement sauf peut-êre face aux marchands du temple.
Si le cœur et l'esprit portaient Oscar Wilde à la grandeur spirituelle, la chair fut la plus forte. De là a en faire un héros du catholicisme, il y a un pas que L’Osservatore Romano a franchi. La célébrité ne permet pas toutes les récupérations à croire que le journal envie notre riche panthéon d’intellectuels, précurseurs, artistes et multiples créateurs. Je ne suis pas naïf au point de croire qu’il s‘agit d’une main tendue vers la communauté gay.
«Oscar Wilde» de Daniel Salvatore Schiffer, Folio Biographies
Ce n’est pas la première fois que l’on annonce la fin du monde. Les Témoins de Jéhova l’ont déjà fait il n'y a pas si longtemps. L’approche de l’an 2000 comme celui de l’an 1000 ont apporté leur lot de menaces pour finalement accoucher d’un vermisseau. Dans le même registre, la prophétie annonçant la fin du monde en 2012 était basée sur une faute de calcul selon des scientifiques néerlandais dans la revue NWT. Les annonciateurs de l’Apocalypse se sont basés sur le calendrier Maya qui s’arrêterait le 21 décembre 2012.
Or, une recherche récente d’archéologues, d’astronomes et de scientifiques - heureusement qu’ils sont là - a démontré que cette date était fantaisiste car le calendrier se termine deux siècles plus tard. Il y a d’autant moins de Bête à l’horizon que l’Apocalypse de Saint Jean s’adresse aux témoins de son temps et qu’elle visait avant tout les Romains et en particulier Caligula dont les excès sont connus de tous.
Dans le même ordre d’idée, alors qu’il semble établi que le Saint Suaire est un faux puisque des scientifiques ont réussi à le reproduire quasi trait pour trait et que le carbone 14 en a révélé la date approximative vers 1300 après Jésus-Christ, on apprend que le pape va l’honorer de sa présence à l’occasion d’une exposition du 10 avril au 23 mai 2010.
Il est vrai que beaucoup de chrétiens continuent à lui rendre visite et qu’il se trouve en Italie. Reste que beaucoup d’entre eux ne veulent pas entendre parler de supercherie. En aucun cas, ils ne veulent douter quand bien même on leur prouverait le contraire et boivent les paroles des vaticanistes comme du petit lait, sans aucun esprit critique. Mao n'avait pas tout à fait tort même s'il exgerait lorsqu'il parlait de religion. Oui je sais.... Il me semble pourtant que le doute fait partie intégrante de la foi comme tant de saints nous l’ont démontré à commencer par Saint Thomas.
Le paradoxe veut que si le Vatican suit le peuple lorsqu’il acclame Jean-Paul II, Padre Pio ou le Saint Suaire, à coups de canonisation, nouvelles infrastructures d’accueil ou campagnes de sensibilisation, il ne le fait pas lorsqu’une partie non négligeable de la population homosexuelle mondiale exprime son amour de Dieu et son désir d’être pleinement reconnu par lui. C'est comme si un père permettait à son fils de regarder la famille déjeuner sans lui permettre de se mettre à table ! Cherchez l'erreur.
L'évêque luthérienne Margot Kässmann a été proclamée présidente du Conseil de l'Eglise protestante d'Allemagne lors du synode qui s’est tenu hier à Ulm. Evêque du Land de Hanovre, elle a bénéficié 132 voix sur 142.
Elle succède au Berlinois Wolfgang Huber qui ne pouvait plus se porter candidat pour raison d'âge. Elle est la première femme chef de l'Eglise protestante allemande, qui compte quelque 25 millions de luthériens et de calvinistes. Le synode a également élu à la vice-présidence le pasteur de Rhénanie, Nikolaus Scheider avec 137 voix. Le nouveau conseil est constitué pour un mandat de six ans.
La nouvelle présidente a remercié les membres du synode pour leur confiance. Théologienne, Margot Kässmann a enseigné dans les universités de Leipzig et de Marburge. De 1994 à 1999, elle s'est faite connaître du grand public comme secrétaire générale du Kirchentag évangélique d'Allemagne. Depuis 1999, elle est évêque luthérienne de Hanovre.
Belle exemple d’ouverture d’esprit même si lorsque l’on part en quête d’informations et d’ouvrages sur le protestantisme, on reste un peu sur sa faim. Au niveau librairie, c’est plutôt la catastrophe. A la différence du catholicisme, le protestantisme semble manquer de structuration.
Si la révolte de Luther est légitime au regard des abus ecclésiastiques de son temps, sa vie demeure relativement chaotique et haute en couleur. Quant à son enseignement diffusé autour d’un verre ou d’un repas, il est digne d’intérêt mais semble parfois trop conçu à la carte, privilégiant trop le bien-être et la liberté. Pour ma part, je ne me sens pas prêt à supporter l’ensemble de mes péchés, sans aucune possibilité de m’en libérer de mon vivant. On dit souvent que j’ai des tendances protestantes mais je continue à me sentir à l’aise dans l’Eglise catholique même si je suis gay. Question artistique et patristique notamment, y a pas photo.
Le mérite du protestantisme est peut-être d’aller à l’essentiel dans la mesure où on demeure ignorant des intentions divines, par rapport notamment à la prédestination. Le protestantisme semble plus en phase avec son époque et plus à l’écoute de ses croyants. Cependant, il semble parfois trop humain, voir désincarné. Il semble manqué d’élan vers le Ciel. L’austérité et la désacralisation n’ont pas que du bon. L’homme a besoin de rêver pour s’élever vers un ailleurs qu’il espère plus prometteur. Néanmoins, alors que les protestants élisent une femme à leur tête, les autorités religieuses catholiques regardent le train passer.
ANGLICANS : UN EVEQUE PRET A REJOINDRE L’EGLISE CATHOLIQUE
L’évêque traditionnaliste John Hind, de Chichester, a déclaré au Sunday Telegraph qu’il serait heureux d’être ordonné au sein de l’Eglise catholique. Il estime que les divisions au sein de l’anglicanisme pourraient faire qu’il ne peut plus rester au sein de son Eglise. Les points de divergences entre anglicans traditionalistes et le courant libéral actuellement majoritaire portent sur l’ordination des femmes au sacerdoce et à l’épiscopat et sur l’ordination de clercs ouvertement homosexuels.
Pour rappel, c’est notamment l’ordination de l’évêque Gene Robinson, prélat homosexuel de l’Eglise épiscopalienne des Etats-Unis, qui a provoqué une profonde division au sein de la Communion anglicane. A l’heure actuelle, il ne semble pas que l’annonce vaticane ait provoqué un tsunami spirituel. Le chemin de l’unification s’annonce très long, chaque Eglise demeurant très attachée à ses prérogatives.
Alors que les Grecs orthodoxes sont secoués par des scandales d’ordre homosexuel, des lefebvristes commencent à exprimer leur mécontentement par rapport à la proposition de Benoït XVI de le rejoindre à l’occasion de rencontres doctrinales mensuelles. Précisons aussi qu’il semble qu’il n’y ait que les traditionnalistes qui désirent quitter l’Eglise d’Angleterre. De nouveaux problèmes en perspective et encore beaucoup de pain (noir) sur la planche alors que le cas Williamson continue à peser sur les discussions. Même si toutes les brebis sont les bienvenues au cœur de l’Eglise catholique, il n’en demeure pas moins que certaines d’entre elles continuent à boiter.
Vu le contexte actuel de la foi dans le monde, ce n’est guère encourageant pour les nouvelles recrues et les jeunes en particulier qui ont du mal à accepter les conceptions rigoureuses du Vatican dans le domaine moral. Comme dirait le prêtre des loubards, il n’est pas évident pour des « castors » de faire des sacrifices dans ce domaine, à l’âge où l’appel de la nature est infernal. A cela s’ajoute le conflit des générations. Bref on n’est pas sorti de l’auberge.
LYON : LES PRETRES INVITES A FAIRE DON D’UN MOIS DE SALAIRE
Les 500 prêtres de Lyon ont été invités par leurdiocèse à verser l’équivalent d’un mois de salaire pour les plus démunis. L’action est inspirée par des prêtres d’un diocèse espagnol.Le geste a pour d’encourager les chrétiens à faire la même chose.
Il s’agit là d’un très beau geste mais plus symbolique que vraiment efficace. Je ne pense pas que sur le fond cela va changer grand chose mais c’est d’autant plus remarquable que les prêtres français vivent des dons laïcs. Il serait sans doute plus intéressant que l’Eglise décide de mettre en vente une partie de ses biens pour résoudre la pauvreté de son pays. En Belgique, c’est moins glorieux car les prêtres sont payés par l’Etat. Ils sont fonctionnaires et rien n’est prévu quant à un don éventuel.
Pendant ce temps là, le cardinal Danneels séjourne à Molokaï sur les traces du Père Damien qui du Ciel doit trouver la visite bien inutile, au regard des défis de la pauvreté et de la lèpre en particulier. Et dire qu'en arrivant sur l'île, il était traditionnaliste pour ensuite changer en étant confronté à la dure réalité de la population locale.
Quant j’interpelle certains représentants de l’Eglise pour demander pourquoi on n’organise pas une campagne d’information pour les legs avec les noms des associations catholiques susceptibles d’en bénéficier. On me répond que l’on ne veut pas privilégier une association plutôt qu’une autre. On n’en sortira donc pas.
Moi qui pensais coucher l’Eglise catholique belge sur un testament. Je pense que je vais changer d’avis, trop déçu par certains comportements de prêtres à mon égard. Des gouttes de pluie peuvent engendrer des filets d’eau… Moi qui un temps a souhaité avoir des enfants, je me dis que je vais plutôt consacrer mes sous à des associations qui s’en occupent, comme j'en ai eu la recommandation devant l'autel.
Merci mon Dieu de si bien m’éclairer. Même si je regrette souvent ton silence mais il est vrai que tu reçois tant de demandes. Te voilà souvent réduit à n'être qu'un simple distributeur. Maurice Zundel avait raison quand il pensait que finalement tu étais plus impuissant que puissant au sens où les souffrances des hommes, leur manque de foi et leur trahison t’avait considérablement affaibli, à l’image de ton fils sur la croix. Quel choc quand je l’ai lu. Ce fut pour moi une révélation et le début de ma renaissance.
Les synodes se succèdent mais ne se ressemblent pas. Alors qu’un synode catholique africain affirme la dangerosité de certaines idéologies défendant la cause gay, celui de l’Eglise luthérienne fait un bon en avant en décidant de permettre aux couples homosexuels de se marier religieusement. Une société n'est pas l'autre. A croire que la chaleur ralentit les neuronnes dans leur course à la modernité.
En Suède, le mariage homosexuel est devenu légal en mai dernier, permettant aux couples de même sexe de se marier lors de cérémonies civiles et ouvrant la possibilité à des cérémonies religieuses.
Un mois plus tard, le conseil de l'Eglise luthérienne de Suède a soumis une proposition de mariage religieux à un synode qui a rendu publique sa décision cette semaine. Elle rentrera en vigueur dès novembre, la décision ayant été adoptée à 70% des voix des 250 membres du synode.
Pionnière en matière d’adoption pour les couples homosexuels, la Suède sera l'un des premiers pays au monde à autoriser la célébration de mariages homosexuels au sein d'une église majoritaire. La principale association suédoise de défense des homosexuels, RFSL, a salué la mesure.
Cependant, les pasteurs pourront refuser de célébrer un mariage homosexuel mais l'Eglise devra alors trouver un autre prêtre pour la cérémonie.
Dans ces conditions, les militants gays n’ont plus qu’à prendre leur pension. Le droit à l’indifférence homosexuelle est désormais la norme. Chez nous, on est loin du compte, autant au niveau des mentalités qu’au niveau spirituel. La société progresse néanmoins. C’est triste à dire mais la déchristianisation y est sans doute pour quelque chose.
La décision de l'Eglise luthérienne est une formidable manière de dire aux gays qu'ils ne sont pas les laissés pour compte de l'amour de Dieu, que l'on soit pour ou contre le mariage gay à l'Eglise.
VATICAN : CREATION D’UN STATUT SPECIAL POUR LES ANGLICANS DESIREUX DE REJOINDRE L’EGLISE CATHOLIQUE
L'Église catholique prépare une structure sur mesure pour accueillir des évêques, prêtres et fidèles anglicans qui souhaiteraient rejoindre l’Eglise catholique tout en conservant leur spiritualité d'origine. L'annonce conjointe de ce projet, à Rome et à Londres, des vagues. L'archevêque de Canterbury, le Dr Rowan Williams, leader spirituel des anglicans, est critiqué pour consentir à ce qui est perçu comme un facteur de division de la Communion anglicane. Plusieurs évêques ont demandé sa démission.
L’Église d'Angleterre fondée par le roi Henri VIII en 1534 est menacée d’éclatement. Beaucoup n'ont pas admis la décision d'ordonner des femmes prêtres et évêques ainsi que l’admission à la prêtrise d’homosexuels et la bénédiction de mariages homosexuels.
Une partie des contestataires a pris ses distances en 1991. La Traditional Anglican Communion (400 000 fidèles) a demandé son rattachement à Rome il y a deux ans. A l’heure actuelle, des Églises d'Afrique et d'Asie menacent aussi de partir car elles n'acceptent pas l'ouverture aux gays des Églises américaines.
Nombreux sont ceux qui ont demandé un Rome de faire un geste pour les accueillir d’où la création d’un statut spécial comme l’Opus Dei l’a eu le sien avec sa « prélature personnelle ». Le Pape va prochainement publier une «constitution apostolique» qui comporte trois volets.
Le premier est de permettre aux fidèles de conserver «leur patrimoine spirituel et liturgique anglican». Ensuite, la mise en place d'un «ordinariat personnel», formule prévue par le droit canonique, qui s'approche d'une paroisse ou d'un diocèse personnels, mais qui n'est pas fondée sur la notion de territoire géographique, plutôt sur celle de famille ou de tradition spirituelles.
Dernier volet, le transfert vers l'Église catholique du clergé, y compris ceux qui sont mariés. Il sera sous la responsabilité d'un «ordinaire», ex-évêque ou prêtre anglican qui sera célibataire et sera membre de la conférence épiscopale catholique du pays où se trouve sa communauté. Quant aux séminaristes, ils pourront être formés dans des séminaires catholiques ou dans des établissements relevant de cette nouvelle branche de l'Église catholique.
À Rome, comme à Londres, en complément au communiqué de presse qui a été publié par deux archevêques des deux Eglises, on a précisé que cette mesure est possible grâce à l'œcuménisme entre les deux Églises et qu'elle va le renforcer. Reste à savoir combien de personnes vont répondre à l’appel.
Cependant, la précipitation du Saint-Siège à publier cette annonce, en l'absence du cardinal Kasper, chargé de l'œcuménisme, et la lettre embarrassée de Rowan Williams, l’Archevêque anglican, à ses évêques, pour expliquer qu'il a été prévenu au dernier moment par Rome, indiquent que la décision a été combattue en interne, par crainte de déstabiliser encore davantage la communion anglicane.
Née d’un caprice royal, la religion anglicane, a tout a gagné, notamment en légitimité, en rejoignant l’Eglise catholique, mieux structurée, moins contestataire et contestée. En effet, que penser d’une Eglise qui sera peut être un jour dirigée par un divorcé. Quant à l’Eglise catholique, elle va pouvoir résoudre en deux cuillères à pot son manque de prêtres. Cependant, cet apport supplémentaire de vocations, sera de courte durée dès lors que le problème risque de se reposer dans quelques années.
Le plus amusant est que la papauté tient sa revanche sur la royauté britannique plus de 400 ans plus tard. En effet, il y a fort à parier que les Anglicans restant après la fusion de leurs frères avec l’Eglise catholique, risquent de souffrir de légitimité après ce qui vient d’être dit. La crise morale ne fait que commencer d’autant que pour Dieu, le temps n’est pas un problème. Néanmoins, le plus décourageant reste qu’une fois de plus l’Eglise catholique démontre sa volonté de resserrer les boulons en n’accueillant que les plus motivés à respecter sa doctrine « traditionnelle » et non progressiste.Bref, les gays ne sont pas sorti de l’auberge. Côté protestant, tout à l’air de bien se passer…
Quand un président de la République se déplace à un spectacle ce n’est pas anodin. Lorsqu’il se nomme Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse et de son fils Louis, et qu’ils assistent à "La Cage aux Folles", c’est encore plus signifiant. En l’occurrence, Christian Clavier, prochedu Président, et Didier Bourdon, ont repris les rôles créés en 1973 par Jean Poiret et Michel Serrault. Grand succès, la pièce, à l'affiche de 1973 à 1980, évoque les tribulations d'un couple gay (Georges et Albin), patrons d'un cabaret, et fut également portée à l’écran.
Alors que le parti présidentiel, souffle le chaud et le froid sur les droits des gays et tolère en son sein certains homophobes comme Christian Vaneste malgré sa condamnation, ou Gérard Longuet qui compare pédophilie et homosexualité, on peut s’interroger quand à la vision du président sur l’homosexualité au vu de la caricature de Poiret. Pour ma part, je ne reconnais pas du tout dans « La Cage aux folles ». Il n’y a rien de pire que les amalgames pour stigmatiser un genre sexuel. On le voit chaque année dans la gay pride.
Le paradoxe veut que le député Vaneste a récemment déposé une proposition de loi « visant à interdire l’ensemble des vêtements ou accessoires permettant de masquer l’identité d’une personne“… Selon certains, la proposition de loi est suffisamment large pour aussi réglementer les signes distinctifs des minorités sexuelles comme les travestis.
Entre les positions radicales des Boutin et de Villiers que l’on annonce dans un futur gouvernement, le soutien à Fréderic Mitterrand attaqué pour ses propos ambigus sur l’homosexualité, ses convergences de vues avec le Vatican et mouvements catholiques dont les traditionnalistes, son accord pour une dépénalisation universelle de l’homosexualité et « statut de beau-parent », tout en tolérant les propos homophobes des Vaneste et Longuet, il demeure difficile d’y voir clair dans la politique du président Sarkozy concernant les gays.
S’il est clair que l’homosexualité n’est ni de gauche ni de droite, il est aussi évident que tout président de la république se doit de ratisser large pour être élu. C’est la loi du genre. Le culte des réseaux d’influence demeure le b.a.b.a. de la politique comme l’a bien mis en lumière l’ouvrage intitulé « Les bonnes fréquentations » de Sophie Coignard. Tout homme politique désireux d’accéder au pouvoir suprême se doit d’entretenir de bonnes relations avec les lobbys qu’ils soient gay, franc-maçon, catholique, juif, breton, énarque ou autres.
Si tout président se doit d’être celui de tous ses administrés, il se doit aussi d’être le digne représentant de sa couleur politique. Avec François Mitterrand la ligne était clairement établie. Il était de gauche. Le problème est qu’actuellement, il semble qu’en France on assiste davantage à un pouvoir suprême dérivant vers une monarchie autocratique entachée de népotisme et déconnectée de son électorat même si le président fait des visites surpries dans les usines...
Le paradoxe veut que l’UMP se plaint que son président soit l’objet d’acharnement médiatique alors qu’il a lui-même allumé le feu qui le consume et que sa stratégie a été mise en lumière par la presse, à l’instar de Georges W. Bush parti en guère contre le terrorisme et qui s’étonnait que malgré sa politique, le terrorisme n’avait jamais été aussi présent dans le monde... Quant aux gays, ils font les frais du bon plaisir du prince, victime d’un soupoudrage digne du gadget dernier cri.
En définitive, s’il est toujours risqué de s’attaquer aux mythes, il appert que certaines pièces feraient mieux de rester dans les cartons car correspondantes à une vision et à une époque, sous peine d’être qualifiées de ringardes et de "politiquement incorrectes".
Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi (St Jean 6,41-51)
Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine (Teilhard de Chardin).
Le hasard, c'est Dieu qui passe incognito. Jean Guitton
Je crois en Dieu parce que je crois en l'homme (Maurice Zundel)
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